DICRANUM CERVICULATUM
b. interruptum Schimp. Syn. (Dicranum interruptum Hedw. Spec. Musc. — Tige allongée (20—39 millim.), dichotome, grêle ; touffes denses, profondes, délicates ; feuilles rapprochées au sommet des innovations, ou uniformes, dressées-étalces, flexueuses en tous sens, ou courbées-homotropes. Le reste comme dans le type.
CC. sur le granite et les grès dans toute la chaîne des Vosges ; se retrouve sur les grès verts de l’Argonne , sur les grès vosgien et bigarré des Faucilles, dans la forêt de Serre ; paraît manquer sur les calcaires purs; n’a pas été constaté pas Lesquereux dans le Jura. La v. b, sur des rochers de grès vosgien , à Saint-Dié, stérile (B.)
293. Dicranum cerviculatum Hedw. Musc. frond. I, p. 89 ; Bryol. eur. t. 56; Schultz, FI. Gall. et Germ. exsice. n° 583, et Herb. norm. n° 192; Stirp. n° 615; Dicranella cerviculata Schimp. Coroll.
Tige courte (3—6 millim.), 1—2 fois dichotome, dressée, radiculeuse à la base; touffes ou gazons d’un vert jaunâtre brillant, assez denses, étendus. Feuilles espacées à la base, rapprochées et plus grandes au sommet des innovations, dressées, légèrement flexueuses et étalées par l'extrémité, les supérieures plus ou moins homotropes , lancéolées ou étroitement oblongues à la base, puis rétrécies , linéaires-subulées, légèrement et partiellement infléchies aux bords, superficiellement denticulées ; nervure large, occupant la moitié du limbe à la base et tout lPacumen; long. 1 172 millim., larg. 174 millim.; cellules de la partie oblongue linéaires, 4—6 fois aussi 1. q.1,, arrondies ou tronquées, à parois épaisses. Fol. florales intimes dilatées, oblongues-lancéolées, insensiblement rétrécies, acuminées-subulées ; 1—3 archégones; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule très étroite, chargée des archégones flétris. Pédicelle jaune pâle, tordu au sommet vers la droite ; long. 6—10 millim. Capsule d’un jaune brun, petite, brièvement ovale-oblongue, bombée, sillonnée à l’état sec (3—4 plis), largement ouverte après la chute de l’opercule, munie d’un petit col saillant; long. 1 mill., diam. 172 mill. Opercule assez large, convexe, terminé par un bec eflilé et courbé. Pas d’anneau. Dents du péristome lamellifères, divisées, à partir du milieu, en deux branches subulées, inégales. Coiffe ne descendant guère au-dessous de l’opercule. Fleurs mâles gemmiformes ; 8—10 fol. très dilatées, concaves à la base, brusquement contractées et longuement subulées ; 15 anthéridies ; paraphyses nombreuses, plus longues; ces organes jaunes. — Août-octobre.
Sur les parois verticales, ombragées, des fossés ou des anciennes exploi-
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tations dans les tourbières des Vosges et du Jura; dans presque toutes les tourbières un peu importantes ; la Charme sur les hauteurs de Fendon, Bellefontaine, Gérardmer aux Bas-Rupts (B.), Lunéville à l’étang de Spada (Godron), Bitche et Eppenbronn (Schultz), Sarrebrück (Winter); Haut-Jura (Lesquereux), lac des Rouges-Truites (B.), aux Rousses (Cornu).
294. Dicranum subulatum Hedw. Spec. Musc. p. 198, t. XXXIV; Bryol. eur. t. 60; Stirp. n° 1309 ; Dicranella subulata Schimp. Coroll.
Tige courte (3—8 millim.)}, simple ou dichotome; gazons peu étendus, d’un vert terne ou jaunâtre. Feuilles légèrement agglomérées au sommet des innovations, dressées, flexueuses, à l’état sec, légèrement homotropes à l’état humide, brièvement oblongues-lancéolées à la base, rapidement rétrécies, linéaires-subulées, canaliculées, très légèrement denticulées au-dessus de la base et au sommet; la nervure s’avance jusqu’à l'extrémité; long. 2 millim., larg. 193 millim.; cellules rectangulaires surtout vers la base ou linéaires atténuées, aiguës ou tronquées obliquement, 3—6 fois aussi 1. q. L., à parois assez épaisses. Fol. externes de l’involucre dilatées, imbriquées; 1—2 intimes, longuement engaînantes, puis rapidement rétrécies, finement subulées; long. 8—38 172 millim.; 1—38 archégones; paraphyses courtes. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle pourpre, tordu vers la gauche inférieurement et vers la droite au sommet; long. 8—10 mill. Capsule brune, oblique, brièvement oblongue ou obovée, bombée, munie d’un petit col goîtreux, distinct, plissée à l’état sec après la sporose; long. 1 millim., diam. 172 millim. Opercule rougeätre à la base, grand, convexe-conique, terminé par un bec subulé, pâle, arqué, aussi long que la capsule. Un anneau formé de 2? séries de cellules pâles. Columelle allongée, saillante. Dents du péristome divisées jusqu’au milieu en deux branches subulées, noduleuses, parfois partiellement cohérentes. — Août-septembre.
Sur la terre rocailleuse au bord des sentiers et dans les fissures des rochers de la région alpestre des Vosges et du Jura. RR. Hohneck (Mougeot, B.), La Vaux, près de Fleurier (Lesquereux). — Haute-Savoie, les Contamines (Puget), Dauphiné : Villard-de-Lans et environs ‘du lac Cœurzet (Ravaud), Haute-Vienne (Lamy).
295. Dicranum varium Hedw. Musc. frond. II, p. 9,3; Bryol. eur. t. 57 et 58; Stirp. n° 412 (ex parte) et T18; Dicranella varia Schimp. Coroll.
Tige dressée, courte (6—10 millim.), simple ou dichotome; innovations parfois fasciculées (2—3); touffes denses, parfois