DICRANUM PELLUCIDUM
conique, terminé par un bec subulé, plus ou moins long. Pas d’anneau. Péristome convexe-élevé, d’un rouge vif; dents divisées, à partir du milieu ou un peu au-dessous, en deux branches souvent inégales, linéaires-subulées. Plante mâle semblable à la plante femelle; fleurs capituliformes ; fol. très dilatées, concaves, imbriquées à la base, brusquement rétrécies, longuement linéaires-acuminées, très-étalées; les intimes énerves ; 30— 50 anthéridies oblongues, allongées; paraphyses un peu plus longues, nombreuses. — Automne et pendant l'hiver.
Sur la terre sablonneuse et sur les pierres humides, au bord des petits cours d’eau, sur le granite et les grès dans toute la chaîne des Vosges ; repandu dans une foule de localités : Ballon de Servance, Bruyères (Mougeot), Hohneck (Blind). C. aux environs de Saint-Dié, Lac de la Meix, Preyé, Champ-du-Feu, environs de Vagney (B.), Rochesson, Plateaux (Pierrat), Darney (B.), sur le grès bigarré près de Sarrebrück (Winter), Biederhausen et Knopp (F. Schultz); R. dans le Haut-Jura, à la Vaux (Lesquereux), sur le néocomien siliceux, entre la Faucille et la Dôle (B.). — Haute-Savoie (Puget), Dauphiné (Ravaud', Cantal (Husnot), Mont- Dore (Lamy), environs de Paris (Chevailier, Graves). — Cette plante offre quelques variations ; la tige est plus ou moins allongée ; les feuilles plus ou moins dentées, presque lisses ou papilleuses, ascendantes ou divariquées ; la capsule très courte, brièvement atténuée, ou oblongue, munie d’un assez long col.
298. Dicranum Schreberi Swartz, Musc. suec. p. 37 et 88; Bryol. eur. t. 53, Dicranum Schreberianum Hedw.; Stirp. n° 719; Dicranella Schreberi Schimp. Coroll.
Tige courte (3—8 mill.), dressée, ordinairement simple ou peu divisée ; gazons lâches, peu étendus, d’un vert terne. Feuilles imbriquées par une base oblongue, concave, puis rétrécies, linéaires-lancéolées, carénées, aiguës, très étalées, divergentes, denticulées aux bords et sur le dos du tiers supérieur; la nervure se prolonge jusqu’à l'extrémité ; long. 1 172 millim., larg. 128 mill.; cellules de la base rectangulaires, 4 fois aussi 1. q. L.; les suivantes 2—3 fois aussi 1. q. L, presque carrées vers le sommet. Fol. de l’involucre (4—5) très dilatées, en partie engainantes à la base, brusquement contractées, acuminées-subulées, flexueuses, très étalées; 4—6 archégones; paraphyses rares. Vaginule cylindrique, assez épaisse. Pédicelle pourpre, dressé-flexueux, à peine tordu; long. 5—6 millim. Capsule oblique, bombée, arquée, munie d’un col goitreux, peu distincet, rétrécie sous l’orifice; long. 1! millim., diam. 172 millim. Opercule grand, conique, surmonté d’un bec subulé, arqué, redressé. Pas d’anneau. Dents du péristome divisées jusqu’au milieu en deux branches subulées, presque égales, peu noduleuses. — De l'automne jusqu’au printemps.
532 39° GENRE : DICRANUM.
R. Sur la terre argileuse humide, au bor 1 des fossés, dans les bosquets, les lieux gramineux; Hasslach (Kneïff), sur le grès bigarré à Autrey (B.), près de Deux-Ponts (Bruch), sur le diluvium à Landau (Gümbel); bois de Bougis près de Beauregard, Val de Travers, dans le Jura (Lesquereux). — Dauphiné : Domêne (Ravaud)