DICRANUM POLYCARPUM
300. Dicranum polycarpum Ehrh. Decad.; Bryol. eur. t. 47; Stirp. n° 414 et 125 (D. strumiferum, ce dernier mélangé avec Weisia Bruntoni) ; Cynodontium polycarpum Schimp. Coroll.
Tige dressée, dichotome; long. 10—35 millim.; touffes assez denses, bombées, arrondies, d’un vert terne, olivätre à la surface, garnies, à l’intérieur, d’un feutre radiculaire brun, d’abord blanchâtre, plus ou moins abondant. Feuilles rapprochées, étalées, flexueuses, ou plus ou moins nettement homotropes, à l’état humide, contournées, crépues à l’état sec, oblongues à la base, rétrécies, longuement linéaires, canaliculées, acuminées, révolutées et ondulées aux bords, légèrement denticulées vers le sommet, munies d’une forte nervure qui atteint l’extrénité; long. 3—4 172 millim., larg. 1 millim.; à la base, sur un petit espace ovale, aux bords, les cellules sont grandes, carrées, presque hyalines ; plus haut et vers la nervure, elles sont rectangulaires, 2—3 fois aussi L. q. L., vertes; à partir du tiers ou du quart, elles sont carrées, vertes, opaques, fortement papilleuses. Fol. florales intimes oblongues, demi-engainantes, insensiblement rétrécies, acuminées ; 5—6 archégones; paraphyses grêles, peu nombreuses. Vaginule cylindrique, étroite , allongée. Pédicelle rougeûtre, pâle, tordu vers la droite; long. 6—20 millim. Capsule obovée-oblongue, dressée, presque régulière ou arquée, bombée, inclinée, munie d’un col plus où moins distinct, fortement sillonnée après la sporose, brune; long. 1 394—2 394 millim., diam. 374 millim. Un anneau formé de 2 séries de cellules. Opercule convexe, lobulé, crénelé au bord, surmonté d’un bec fin, oblique. Dents du péristome divisées, jusqu'au-dessous du milieu, en 2, plus rarement en 3 branches linéaires-subulées, souvent un peu inégales. Spores médiocres, brunes. Coiffe descendant à peine au milieu de la capsule, souvent lobulée à la base. Fleurs mâles sur la même plante, audessous des fleurs femelles; 2—3 grandes fol. Must acuminées, flexueuses ; 1—2 intimes petites, ovales ; anthéridies oblongues; quelques paraphyses grèles. — Mai-juillet. Plante assez variable surtout pour la forme de la capsule.
a. oœulgare N. Boul. — Capsule oblongue ou ovale-oblonque, dressée où légèrement oblique, régulière ou peu bossue, sans col bien notable, à la fin inclinée, non arquée.
b. strumiferum B. Sch. (Dicr. strumiferum W. et M.).— Capsule obovée, bombée, arquée, surtout après la sporose, munie d'un col goîtreux, distinct.
534 99° GENRE : DICRANUM.
c. arcuatum N. Boul. — Tige courte (5 millim.); feuilles fortement dentées vers le sommet. Pédicelle court ; 7—8 millim. Capsule à la fin très oblique presque horizontale, étroite, subcylindrique, fortement arquée, munie d’un col très peu distinct; long. 1 172 millim., diam. 172 millim.
C. sur le granite et le grès vosgien, dans toutes les Vosges, dans les fissures des rochers exposés au nord; à partir de 500—600 m. jusqu'aux sommets les plus élvées; semble rare dans les Basses- Vosges. Nul dans le Jura. La var. b. croît avec le type. La var. c. au Mettey, près de Vagney (Pierrat), dans la vallée de Granges (Gérard), sur le granite.
Dicranum gracilescens W. et M.; Bryol. eur. — Espèce très voisine du D. polycarpum. Elle s’en distingue par ses toufles plus molles ; tige grêle ; feuilles molles, plus fortement papilleuses, mutiques, très peu denticulées. Pédicelle pâle, souvent très flexueux. Capsule ovale ou oblongue, munie d’un col peu distinct. Anneau à peine distinct, persistant. Opercule convexe, lisse au bord, brièvement et très obliquement acuminé — Fissures des rochers alpestres de la Suisse et du Tyrol. Selon Milde (Bryol. Siles.), cette espèce se confondrait avec le D. polycarpum, par l’intermédiaire du D. alpestre \Wahlenb. caractérisé par ses touffes plus petites, ses feuilles plus courtes, plus étroites, moins flexueuses, presque lisses, moins denticulées, par sa capsule souvent très courte, dressée ou arquée,
presque lisse. — Silésie, Thuringe. ;
301. Dicranum Starkei Web. et M. Bot. Taschenb.; Bryol. eur. t. 64; Stirp. n° 43; Husnot, Musc. Gall. n° 208.
Tige longuement couchée -décombante, radiculeuse, se redressant à l'extrémité, dichotome, flexueuse, grêle ; long. 5—6 centim.; touffes d’un vert clair ou jaunâtre à la surface, brunes ou même noirâtres à l’intérieur. Feuilles imbriquées par une base oblongue, puis étalées, flexueuses à l’état sec, homotropesfalciformes à l’état humide, linéaires-subulées, presque tubuleuses par l’inflexion des bords qui sont finement denticulés, dans le tiers supérieur, ainsi que la nervure sur le dos; celle-ci s’'avance jusqu'au sommet; long. 83—3 172 millim., larg. 172 millim.; cellules basilaires externes, sur un espace carré ou oblong, d’un jaune orangé, carrées, ou un peu allongées, formant des oreilleltes distinctes; les autres linéaires, droites, tronquées obliquement, 8—10 fois aussi 1. q. L.; celles du sommet plus courtes. Fol. florales intimes oblongues, engaînantes, allongées, insensiblement rétrécies, longuement et finement acuminées, légèrement denticulées tout au sommet, nerviées; archégones et paraphyses en petit nombre. Vaginule cylindrique, allongée, nue. Pédicelle grêle, jaunâtre, tordu au sommet vers la droite; long. 8—15 millim. Capsule oblongue, oblique ou presque horizontale, plus ou moins arquée, munie d’un col