‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 223 sur 395 · DICRANUM FLAGELLARE · texte numérisé non relu

DICRANUM FLAGELLARE

305. Dicranum flagellare Hedw. Musc. frond. Il, p. 1; Bryol. eur. t. 68; Stirp. n° 1015.

« Tige dressée, dichotome ; long. 10—40 millim. ; touffes compactes, d’un vert foncé à la surface, enlacées de radicules abondantes à l’intérieur. Feuilles crépues à l’état sec, plus ou moins courbées-homotropes à l’état humide, oblongues-lancéolées à la base, insensiblement rétrécies, linéaires-acuminées, canaliculées, à demi tubuleuses, et un peu tordues sur ellesmêmes, munies, seulement au sommet, de quelques dents presque oblitérées, planes aux bords ; la nervure s’avance jusqu’au sommet ; long. 3 172—4 172 millim., larg. 192 millim.; cellules basilaires d’un brun orangé, grandes, rectangulaires, formant des oreillettes carrées, arrondies; celles qui viennent ensuite, 3—-6 fois aussi 1. q. L., moins régulières, obtuses ou tronquées obliquement; les supérieures irrégulières, anguleuses, un peu plus longues que larges; la nervure porte quelques dents sur le dos vers le sommet. Fol. florales nombreuses; les externes ovales, dilatées à la base, longuement acuminées ; les intimes (3—4) longuement engaînantes, brusquement contractées, sinuolées à ce point, terminées par un acumen plus ou moins allongé; archégones 5—10; paraphyses grêles, peu nombreuses. Vaginule cylindrique, étroite. Pédicelle dressé, jaunâtre, roux et tordu, au sommet, vers la gauche; long. 15—20 millim. Capsule brune-olivätre, oblongue-subcylindrique, symétrique ou légèrement courbée, munie d’un col peu saillant, striée à l’état sec, lisse à l’état humide; long. 2 millim., diam. 23 millim. Opercule élevé, conique, surmonté d’un long bec oblique, subulé, pâle. Un anneau mince, étroit. Péristome assez petit ; dents pourpres à la base, hyalines au sommet, divisées, jusqu’au dessous du milieu, en deux branches subulées, régulieres, fnement papilleuses. Spores petites, légèrement muriquées. Fleurs mâles sur une plante distincte, gemmiformes ; 5—6 fol. dilatées, concaves; les externes longuement, les internes brièvement acuminées, toutes nerviées et légèrement denticulées au sommet ; 15—°20 anthéridies oblongues, assez grandes; paraphyses plus longues, nombreuses , légèrement renflées au sommet. — Juinjuillet.

La tige étant plusieurs fois dichotome, devient noduleuse avec l’âge par le renflement que produisent les feuilles agglomérées au sommet des innovations de chaque année. Au-dessous des fleurs, naissent ordinairement des pousses dressées, grêles, garnies de petites feuilles lancéolées, imbriquées, nerviées jusqu'au sommet. Ce caractère est très facile pour distinguer cette espèce,

540 99€ GENRE : DICRANUM.

Sur les troncs pourris, dans les forêts, particulièrement de chênes et de châtaigniers; Wasserbourg (Blind), Bar, Andlau, Offweiler (Schimper), Kirkel (Bruch), Bitche et Wissembourg (F. Schultz), Sarrebrück (Winter), Deyvillers, Ravenel, près de Mirecourt (B.); Jolimont près de Thièle, dans le Jura (Curie). — Dauphiné : Chamechaude (Ravaud), Aude : Ganges, Bizanet, Laprade (Roumeguère), Oise : bois de Liancourt (Graves); environs de Fontainebleau (Bescherelle).

306. Dicranum montanum Âedw. Spec. Musc. p. 143, t. XXXV; Bryol. eur. t. 67; Stirp. n° 614.

Tige garnie de radicules abondantes, dressée ou décombante, plusieurs fois dichotome: touffes compactes, arrondies, d’un beau vert clair ou opaque à la surface, brunâtres à l’intérieur ; profondeur 15—30 millim. Feuilles rapprochées et un peu plus grandes vers le sommet des innovations, oblongues, planes et entières aux bords vers la base, rétrécies, longuement linéaires, finement acuminées, canaliculées, denticulées sur le contour de la moitié ou du tiers supérieur (dents assez saillantes vers le sommet), fortement papilleuses sur le dos; la nervure, assez mince, Striée, se prolonge jusqu’au sommet: long. 3—3 172 mill., larg. 172 mill.; à l’état sec, elles sont fortement crépues; à l'état humide , elles sont lächement étalées-dressées ou courbéeshomotropes ; cellules médianes de la partie oblongue rectangulaires, translucides, 3—6 fois aussi 1. q. 1. ; les basilaires plus grandes, carrées, brunes, occupant une bande transversale continue, formant des oreillettes plus ou moins distinctes. Fol. involucrales intimes (2—3) engaînantes, assez rapidement rétrécies en un long acumen linéaire, denticulé au sommet, nervié; 10—15 archégones; quelques paraphyses grêles. Pédicelle jaunâtre, tordu à gauche ; long. 10—15 millim. Capsule dressée, oblongue, symétrique, sans col notable, un peu atténuée à la base, très peu resserrée à l’orifice, pâle, à parois peu solides, à la fin plissée; long. 1 394—2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe, surmonté d’un bee pâle, médiocre , droit ou oblique. Dents du péristome étroites, divisées, jusqu’au tiers seulement, en deux branches linéaires, souvent inégales. — Ete.

Troncs d'arbres pourris, dans les forêts, aux lieux ombragés et frais; région montagneuse des Vosges (Mougeot) et aussi de la plaine, Deyvillers, Ravenel près de Mireccurt, les Rapaïilles près de Corcieux (B.); cascade du Bouchot près de Vagney (Pierrat) ; dans les Hautes- Vosges, il devient plus commun et s'élève jusqu’à la limite des forêts ; également répandu dans les Basses- Vosges. Trouvé fertile une fois, au Hohneck (Mougeot) et au Ballon de Soultz (Schimper). — Répandu dans presque toutes les montagnes de France.

Page 1