‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 254 sur 395 · ORTHOTRICHUM URNIGERUM · texte numérisé non relu

ORTHOTRICHUM URNIGERUM

b. Cils du péristome interne lisses, filiformes , formés de cellules allongées (E. 564—366.) (1)

*. Feuilles vertes au sommet, (E. 364—365.)

364, Orthotrichum urnigerum Myr. Coroll. Fl. Upsal., p. 71; Bryol. eur. t. 222.

Tige médiocre (10—20 millim.), dichotome; touffes denses ou assez lâches, d’un vert brunâtre. Feuilles dressées, imbriquées à l’état sec, étalées-dressées à l’état humide, oblongues, puis rétrécies, longuement acuminées, terminées par une pointe brune , largement révolutées jusque près du sommet ; la nervure se dilate vers ce point; long. 2 172 millim., larg. 1 millim.; cellules basilaires linéaires-oblongues , arrondies ou plus ou moins rectangulaires, à parois épaisses, 3—5 fois aussi L. q. 1. renfermant de la chlorophylle ; les supérieures arrondies, obtusément papilleuses. Fol. florales plus longuement hyalines à la base; quelques archégones; paraphyses allongées, filiformes, atteignant parfois la capsule, plus ou moins nombreuses. Vaginule courte. Pédicelle court. Capsule brièvement défluente à la base à l’état humide, ovale, arrondie, brusquement contractée à la base, resserrée sous l’orifice à l’état sec, légèrement plissée, surtout dans Les 23 supérieurs; long. 2 172 millim., diam. 374 millim. Elle émerge à peine. Opercule conique , brièvement acuminé. Péristome jaunâtre, assez pâle; 16 dents dresséesincurvées à l’état sec, plus infléchies à l’état humide, géminées, lancéolées, plus ou moins divisées ou percées sur la ligne médiane, vers le sommet; 16 cils aussi longs, grêles, carénés par l’inclinaison des deux séries de cellules qui les forment; le bord de la membrane basilaire, qui supporte ces cils, est frangé dans les intervalles. Spores médiocres, brunes, faiblement muriquées. Coiffe campanulée, courte, renflée, brièvement et brusquement acuminée, d’un jaune brun, presque nue ou garnie de poils espacés. Fleurs mâles sur la même plante; fol. ovales, obtuses, nerviées ; anthéridies oblongues ; paraphyses filiformes, plus longues, nombreuses. — Mai-juin.

RR. Rochers granitiques , dans la vallée de Münster, dans les Hautes- Vosges (Blind , selon M. Schimper) — Arenthon et Habère-Lullin, dans la Haute-Savoie (Puget).

(4) L'Orthotrichum rupestre (v. n° 368) possède 8 dents au péristome externe ; cependant il n’est pas rare de rencontrer , sur cette espèce, des péristomes munis de 16 dents par la division plus ou moins complète des 8 dents primitives, selon la ligne dorsale. C’est donc une espèce ambiguë entre les deux groupes que nous établissons ici,

. 604 - 46° GENRE : ORTHOTRICHUM.

365. Orthotrichum leucomitrium Bruch in Brid. Bryol. univ. [, p. 789; Bryol. eur. t. 220.

Tige dressée ou ascendante, divisée ; coussinets peu étendus, souvents lâches, verts; long. des tiges 4—6 millim. Feuilles dressées-lmbriquées, grèles, subhyalines et d’un tissu asssez délicat à la base, puis très étalées à l’état humide, dressées, légèrement contournées à l’état sec, étroitement lancéolées, subaiguës , garnies , au sommet, de 8 —5 petites dents, lâche- . ment révolutées aux bords, carénées; long. 3—3 172 millim., larg. 394 millim. Feurs mâles naissant immédiatement au-dessous des fleurs femelles et persistant à la base de la vaginule, ou bien elles terminent un petit rameau spécial ; 3—4 fol. ovales-oblongues, molles ; les externes finement nerviées ; 6—8 anthéridies grèles; paraphyses aussi longues, peu nombreuses ou nulles. Fol. de l’involucre femelle peu distinctes; 4—6 archégones ; paraphyses courtes , très rares ou nulles. Vaginule et collerette courtes. Pédicelle court (1 millim.). Capsule émergeant à demi par suite de l’écartement des feuilles, oblongue-subcylindrique, atténuée assez longuement à la base, d’abord verte, à la fin d’un jaune clair, cannelée, molle; long. ? millim., diam. 874 millim. Opercule convexe, élevé, pâle, d'un jaune clair, surmonté d’un apicule très court, souvent oblique. Péristome : 16 dents libres jusqu’à la base; 16 cils filiformes, longs, pouvant se rejoindre , formés de 2 séries de cellules. Coiffe subcylindrique, allongée, brusquement contractée au sommet en une petite pointe brune, du reste verdâtre, garnie de quelques poils au sommet seulement, lobulée, souvent fendue d’un côté à la base. — Juin.

R. Troncs de saules et de peupliers, à Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück, Tholey (Winter), Strasbourg (Schimper), Münster (Blind); troncs de marronhiers d'Inde , au séminaire de Saint-Dié (B.), indiqué comme assez répandu par le D' Mougeot ; cependant Lesquereux ne signale pas cette espèce dans le Jura, ni M. Godron , autour de Nancy.

**, Feuilles terminées par un poil blanc. (E. 366.)

366. Orthotrichum diaphanum Schrad. Spicil. Flor. germ. p. 69 ; Bryol. eur. t. 219; Stirp. n° 395.

Tige courte (5 —6 millim.), peu divisée, dressée; coussinets

peu développés, d’un vert foncé ou brunissants , légèrement

grisâtres à la surface. Feuilles imbriquées à l'état sec, étalées-

dressées à l’état humide , oblongues, insensiblement rétrécies ,

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