‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 266 sur 395 · DIPHYSCIUM FOLIOSUM · texte numérisé non relu

DIPHYSCIUM FOLIOSUM

385. Diphyscium foliosum Mohr, Observ. p. 34; Bryol. eur. t. 428 et GA; Schuliz, FI. G. et G. exsice. n° 1190; Buxbaumia foliosa Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 37.

Feuilles crépues à l'état sec, étalées, recourbées, flexueuses à l’état humide, étroites, liguliformes, carénées, courbées en cuiller à l’extrémité, obtuses ou apiculées, ondulées, munies d’une nervure qui s'arrête au-dessous du sommet; long. 3—4 172 millim., larg. 198—172 millim.; cellules du quart inférieur hyalines, rectangulaires, lisses, 2—3 fois aussi 1. q. L.; les autres arrondies, à parois épaisses, molles, remplies de gros grains de chlorophylle, surmontées de grandes papilles saillantes. Fol. de l’involucre nombreuses (10— —20), allongées (1. 4—6 millim.), oblongues-lancéolées, dressées, dépassant la capsule, incisées-dentées; les intimes ciliées-frangées, divisées en 2—5 lanières, munies d’une nervure qui forme, -au delà du limbe, une longue soie brune, denticulée; 5—6 archégones ; paraphyses nombreuses filiformes , allongées. Vaginule très courie. Capsule presque sessile, oblique, d’abord verte et lisse, puis pâle, plissée après la sporose, ovale, bossue, plan-convexe en dessus, sans rebord sur le contour; long. 3—4 millim., diam. 1 172 millim. Opercule conique-aigu, jaunâtre. Coiffe de même forme que l’opercule dont elle couvre exactement le tiers ou la moitié, glabre, persistante, sans plis. Columelle oblongue, très renflée, se continuant jusqu’au sommet de l’opercule qui en emporte la partie supérieure en tombant. Membrane du sporange distante de la paroi capsulaire, à laquelle des filaments entrecroisés la rattachent. Spores très pelites, vertes, extrèmement nombreuses. Anneau mince, peu distinct. Péristome externe réduit à un rebord festonné présentant quelques saillies irréguhères ; péristome interne indiqué par une membrane conique, finement pointillée- papilleuse, blanchâtre, plissée (16 plis profonds, à carène épaissie, un peu tordus). Fleurs mâles sur une plante distincte ; 3—5 fol. intimes ovales, concaves à la base, rétrécies en une longue pointe linéaire, flexueuse; anthéridies allongées, étroites, nombreuses (30—40); paraphyses grêles, courtes, en petit nombre. — Juillet-août.

Les plantes de cette espèce croissent rapprochées, forment de petits groupes ou des tapis continus, d’un vert foncé ou brunissant.

Au bord dés sentiers abandonnés, des vieux chemins creux dans les bois

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sur la terre des pentes très raides ; répandu dans toute la chaîne des Vosges, sur le granite et les grès, particulièrement sur le grès vosgien, depuis la plaine, jusqu'au sommet du Rotabac: se retrouve dans les Faucilles ] 3 ;

jusque vers Darney, probablement aussi dans l’Argonne ; ; Lesquereux l’indique aussi comme commun dans le Jura; n’a pas encore été constaté sur

624 48° GENRE : BUXBAUMIA.

les calcaires de la plaine lorraine. — Disséminé sur [es ferrains sablonneux de presque toute la France. Parfois cette plante végète, mais à l'état stérile, sur les parois très inclinées, ou même surplombantes des rochers de grès vosgien.

48° Genre : Buxbaumia Hall.

Capsule exserte, oblique; dents du péristome externe développées. Tige extrêmement courte; feuilles en petit nombre, visibles seulement pendant le premier âge, bientôt envahies par les radicules ; pas de fol. florales distinctes.

386. Buxbaumia indusiata Brid. Bryol. univ. 1, p. 331; Bryol. eur. t. 498 et GA1; Buxbaumia aphylla b. viridis De Cand.; Stirp. n° 724.

Tige bulbiforme, épaisse, radiculeuse, garnie de quelques feuilles souterraines , ovales-lancéolées, énerves, incisées-laciniées vers le sommet. Pédicelle très épais, fistuleux, rougeûtre, renflé vers le sommet, couvert de papilles obtuses ; long. 5—10 millim. Capsule d’un vert jaunätre à la maturité, munie à la base d’un col goîtreux, obliquement dressée, oblongue, convexe en dessous, plan-convexe en dessus, à contours latéraux obtus ; long. 6—7 millim., larg. 8 172 millim. Opercule conique-obtus, épais, brun. Coiffe semblable à un dé à coudre, cylindrique, obtuse, tres légèrement striée, entière à la base, ne couvrant guère que l’opercule, brune, plus ou moins mucronée par la persistance de l’archégone primitif. Membrane du péristome interne conique, tronquée, phssée (32 plis), finement papilleuse ; dents du péristome externe linéaires, triquètres, granuleuses, plus ou moins percées d'ouvertures le long de la ligne médiane, orangées, en nombre très variable, souvent réduites à 82, rangées dans les plis de la membrane interne, ou beaucoup plus nombreuses et formant quatre séries concentriques, de plus en plus courtes vers le dehors. Spores très abondantes, vertes, médiocres, arrondies, très finement papilleuses. La columelle renflée se prolonge jusqu’à l’opercule sous la forme d’une pointe conique ; elle supporte le sporange qui remplit presque complétement la cavité capsulaire et se rattache aux parois de cette dernière par de nombreux filaments entrecroisés. La paroi capsulaire est formée de deux membranes dont l’extérieure, d’un jaune foncé à la face supérieure de la capsule, se divise, le long de celle même face, au moment de la maturité, en deux lanières qui se roulent en dehors de part et d'autre. Le tissu de cette membrane est formé de cellules épaisses, hexagones-subéquila-

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