‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 271 sur 395 · TETRAPHIS PELLUCIDA · texte numérisé non relu

TETRAPHIS PELLUCIDA

52° Genre : Tetraphis Hedw.

Capsule cylindrique, molle; dents du péristome allongées. Une tige développée, garnie de feuilles.

393. Tetraphis pellucida Hedw. Spec. Musc. p. 45; Bryol. eur. t. 196; Stirp. n° 14; Schultz, Fl. G.:et G. exsicc. n° 1187; Billot, exsicc. cont. n° 3971; Mnium pellucidum Linn. Spec. pl.

Tige fertile dressée, courte; long. 10 millim.; tiges stériles procombantes, allongées; innovations longuement nues, naïssant de la base, au milieu des radicules; gazons plus ou moins étendus et fournis, d’un vert foncé ou terne. Feuilles inférieures très petites, espacées ; les moyennes ovales-oblongues, brièvement acuminées, planes et entières, dressées-étalées ; la nervure s'arrête au-dessous du sommet; long. 1 millim., larg. 172 millim.; cellules arrondies, lisses, remplies de grains nets de chlorophylle. Inflorescence très compliquée. Ordinairement la tige se termine par une fleur femelle fertile, et les innovations naissent de la base; mais parfois, à l'extrémité des tiges procombantes habituellement stériles, on rencontre des fleurs synoïques, se composant de {— anthéridies, 6—7 archégones et de longues paraphyses; ces fleurs avortent. Souvent encore la tige, terminée d’abord par une fleur femelle renfermant quelques archégones sans paraphyses, se continue, à travers cette fleur, par prolification, en donnant naissance à des innovations terminées cette fois par des fleurs mâles. Ces fleurs présentent 10-15 anthéridies oblongues et de nombreuses paraphyses grèles. Assez souvent ces innovations, nées d’une fleur femelle stérile, se terminent par des godets dont les folioles sont obovées, obluses, entières, concaves; ces cavités cyathiformes, que l’on serait tenté de prendre d’abord pour des fleurs mâles, ne renferment que des paraphyses et des granulations vertes. Fleur femelle normale : fol. lancéolées-acuminées, dressées, nerviées; 9—10 archégones; paraphyses grêles. Vaginule conique. Pédicelle à la fin brun, tordu au sommet vers la droite; long. 10—12 millim. Capsule étroite, d’un vert olivâtre, présentant des stries très fines, contournées ; long. 2 mill., diam. 172 mill. Opercule conique-allongé, aigu, oblique, orangé. Péristome : 4 dents naissant au-dessous de l’orifice externe de la capsule, à section subtriangulaire, dressées, allongées, formées de cellules linéaires. Coiffe laciniée à la base, scabre au sommet. — Printemps.

634 53° GENRE : TETRODONTIUM.

CC. dans toute la chaine des Vosges, sur les terrains siliceux, dans les fissures des rochers et sur les bois pourris; rare ou nul sur le calcaire de la plaine lorraine, répandu dans le Haut-Jura, sur les troncs pourris.

53° Genre : Tetrodontium Schwægr.

Capsule épaisse, oblongue, brune; dents du péristome courtes; tige extrêmement courte, comme nulle. Plantes croissant sur les paroiïs inclinées des rochers siliceux.

394. Tetrodontium Brownianum Schwægr. Suppl. I, Sect. 11, p. 102, t. CXXIX; Bryol. eur. t. 197; Husnot, Musci Gall. n° 198; Bryum Brownianum Dicks. Fasc. IV,

Di 7e

Plante produisant d’abord des touffes de lanières linéaires, très étroites, un peu convexes, entières, vertes, formées de plusieurs couches de cellules rectangulaires; long. 2—4 mill. Ces filaments naissent d’un substratum verdâtre, celluleux, amorphe. C’est au milieu de ces filaments que se développent les fleurs femelles ; 8—19 fol. ; les externes ovales, les intimes largement ovales-oblongues, brusquement acuminées, où simplement aiguës, et garnies au sommet de dents obtuses ; toutes, à l'exception de la plus intime, munies d’une nervure large et mince qui s’avance jusque vers le sommet; cellules à parois très épaisses, de formes variables, rectangulaires, rhombées ou subhexagones, 3-—10 fois aussi 1. q. L ; 3—6 archégones; paraphyses courtes. Vaginule oblongue, épaisse. Pédicelle ferme, dressé, d’un rouge très foncé à la base; long. 5—8 milim. Capsule brièvement oblongue, lisse, à parois fermes, long. 34—1 millim., diam. 172 millim. Opercule convexe-conique, terminé par un petit bec oblique. Péristome : 4 dents lancéolées, courtes, hyalines, subcarénées, formées de plusieurs couches de cellules, dont les supérieures tendent à s’isoler. Coiffe oblongue, plissée, brièvement apiculée, glabre, lobulée a la base, et parfois fendue latéralement jusque près du sommet. Spores assez grandes, finement papilleuses. Fleurs mâles à la base des fleurs femelles ou dans leur voisinage, très petites ; 4—8 fol. ovales, aiguës, énerves: anthéridies oblongues, très petites; paraphyses courtes. — Juillet-août.

Sur les parois verticales ou surplombantes des rochers siliceux, dans les cavités ou les grottes fraiches et ombragées ; grès bigarré, près de Deux- Ponts (Bruch) ; sur le grès vosgien dan5 les forêts des hauteurs de Senones (Lemaire), Sainte-Odile (Schimper), Saint-Dié, au Camberg (B.). — Dans He a sur les schistes de la vallée de Bagnères de Bigorre (Phiippe).

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