RHACOMITRIUM PROTENSUM
Opercule conique , surmonté d’un bec droit ou légèrement incliné, subulé. Péristome : 16 dents divisées, jusqu’au tiers inférieur, en 2—3 branches subulées, papilleuses, d’un rouge foncé, obscur, médiocres. Un anneau. Coiffe petite, conique, longuement acuminée, noirâtre au sommet , lobulée à la base, lisse. — Février-mars-mai.
Sur les pierres en partie inondées , dans les torrents des montagnes des Vosges , sur le granite et le grès vosgien (Mougeot) ; commun sur le granite dans toutes les Hautes-Vosges , rare sur le grès vosgien; M. Schultz ne l'indique pas dans les Basses-Vosges , se retrouve sur la grauwacke, audessous de Sarrebrück (Winter) ; nul dans le Jura. — Répandu sur les terrains siliceux de presque toutes les montagnes de France, dans les Alpes, les Pyrénées , les Cévennes, les montagnes du Centre, en Normandie , aux environs de Paris.
405. Rhacomitrium protensum À. Braun, Bryol. eur. t. 263; R. cataractarum À. Braun, in Brid. Bryol. univ. 1, p. 776; Trichostomum protensum Stirp. n° 215.
Tige décombante, ne se dénudant pas, ou très peu; long. 2— 10 centim.; innovations moins obluses que dans l’espèce précédente ; touffes souvent étendues, plus ou moins compactes, d’un vert jaunâtre à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles imbriquées à l’état sec, lâchement dressées, élalées en tous sens, à peine homotropes à l’état humide, ovales-oblongues à la base, puis rétrécies, étroitement lancéolées, carénées-concaves, mutiques et entières au sommet, làchement révolutées aux bords ; long. 3 172 mill., larg. 1 mill.; tissu comme dans le R. aciculare. Fleurs femelles; 6—10 archégones. Vaginule cylindrique. Pédicelle rougeâtre, se tordant vers la gauche; long. 5 mill. Capsule elliptique, brune; long. 2—92 172 millim. Opercule petit, longuement subulé, droit. Un anneau formé de cellules allongées. Péristome petit : 16 dents safranées , divisées, jusque près de la base, en deux branches filiformes. Coiffe brièvement conique, longuement acuminée, subulée, rougeâtre au sommet, laciniée à la base. — Juin-juillet.
& Granite et grès ; région montagneuse des Vosges. » (Mougeot) ; rare , presque toujours stérile et mal développé sur le grès vosgien , à Saint-Dié (B }, Steinbach , dans Les Basses- Vosges (Winter), au Rothenfels près de Sarrebrück , sur le grès bigarré (W.); répandu sur les parois très inclinées et humides des rochers granitiques , dans les Hautes-Vosges , au-dessus de 600 m.; environs de Gérardmer ; de La Bresse (B.), de Planois (Pierrat) ; C. sur les rochers humides de la région alpestre , au Hohneck , au Rotabac, aux Ballons. Nul dans le Jura. — Egalement répandu en France , sur les terrains siliceux , dans les montagnes; dans les Alpes , les Pyrénées, les Cévennes , les montagnes du Centre, les Ardennes, etc,
648 56° GENRE : RHACOMITRIUM.
b. Feuilles terminées par un petit poil blanc (E. 406.)
406. Rhacomitrium sudeticum Br. Sch. Bryol. eur. t. 264; Husnot, Muse. Gall. n° 293; Trichostomum sudeticum Funck, Crypt. Fusc. 27; Stirp. n° 315.
Tige dressée ou décombante, finissant par se dénuder, plusieurs fois dichotome; rameaux fastigiés, redressés, long. 2—6 centim. ; touffes étendues, d’un vert jaunâtre ou olivätre à la surface, noircissant à l’intérieur. Feuilles serrées près de la tige, légerement contournées à l’état sec, très étalées, en partie recourbées, ou homotropes, à l’état humide, oblongues à la base, puis longuement et étroitement lancéolées, acuminées, terminées par un poil hyalin, court, denticulé, révolutées aux bords jusqu’au delà du milieu; long. 2 172—3 millim., larg. 172 millm.; cellules assez translucides ; les basilaires sinueuses, étroites, 8—6 fois aussi 1. q. l.; les marginales non distinctes ; les supérieures petites, carrées, irrégulières, noduleuses, à parois épaisses, légèrement papilleuses. Fol. intimes de linvolucre presque engainantes, insensiblement rétrécies, acuminées ; archégones peu nombreux. Vaginule étroite. Pédicelle court (1 172—8 millim.), jaunâtre, tordu vers la gauche, souvent flexueux, et même un peu courbé. Capsule brièvement exserle, petite, oblongue ou obovée, d’un roux pâle, comme vernie, brillante; long. 1 172 millim. Opercule conique, bordé de rouge, terminé par un acumen fin, droit ou incliné. Un anneau formé de cellules allongées. Dents du péristome naissant d’une membrane basilaire distincte, lancéolées-linéaires, grêles, divisées, jusqu’au quart inférieur, en deux branches souvent inégales, plus ou moins cohérentes; ou bien les dents sont simples, mais percées, sur la ligne médiane, d'ouvertures nombreuses. Spores petites. — Juin-juillet.
< Rochers humides du Hohneck > (Mougeot); abondant et bien fructifié sur les gros quartiers de rochers granitiques qui font saillie au sommet de l’escarpement du Castelberg, au Hohneck, et sur les schistes métamorphiques du Rotabac (B.). Lesquereux dit l'avoir observé, mais à l’état stérile, sur un bloc de granite, au-dessus de Saint-Sulpice, dans le Jura. — Dans les Alpes, les Pyrénées (Schimper), le Tarn : Lacaune (M.-D. J.).
"do is arqué, capsule pendante à l’état humide.