‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 320 sur 395 · III. PROCÉDÉS A SUIVRE DANS L'ETUDE ET LA PRÉPARATION DES HÉPATIQUES · texte numérisé non relu

III. PROCÉDÉS A SUIVRE DANS L'ETUDE ET LA PRÉPARATION DES HÉPATIQUES

Article 1°. — Réeolte et préparation des Hé-= patiques.

La récolte des Hépatiques se fait comme celle des Mousses. C’est en automne et au printemps, à la suite de pluies douces, qu'il y a plus de chances de rencontrer ces petits végétanx dans un bel état de fructification. Nous ne voulons parler que du plus grand nombre, car, à la rigueur, les époques de maturité de diverses espèces s’échelonnent de manière à occuper toute l’année. Le Pellia epiphylla ouvre ses capsules dès le mois de février ; les Calypogeia Trichomanis, Lepidozia reptans, Madotheca platyphylla sont tardifs au contraire, et ne mürissent qu’à la fin de mai ou en juin; et, dès le mois d'août, on trouve le Jungermannia bicrenata chargé de capsules.

Il importe aussi de suivre l’évolution de chaque espèce et de la recueillir à des époques successives. À peine la fructification de l’année courante est-elle achevée, que de nouveaux préparatifs se font en vue d’une éclosion future. Il faut observer le développement des innovations, les fleurs mâles et femelles, la forme des enveloppes florales avant la sortie de la capsule.

La capsule, en effet, ne se fait jour qu’en déchirant plus ou moins la coiffe et le périanthe qui la protégeaient, et en lésant ainsi les formes primitives de ces organes. Mais ce sont particulièrement les fleurs mäles qu’il faut rechercher pendant l'été, quelque temps après l’éclosion des capsules de l’année. Ces divers organes de fructification étant loin d'offrir la même solidité que chez les Mousses, sont aussi plus fugaces; il faut donc savoir les saisir au moment précis de leur maturité ou un peu auparavant.

Les touffes d'Hépatiques sont fréquemment encombrées de terre ; s’il est possible de les débarrasser par un lavage à grande

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