GENRES
1° Famille : JUNGERMANNIACÉES. Capsule solitaire,
4—valve, plus rarement déchirée irrégulièrement ; des élatères à spire double dans les 6 premières tribus. Pédicelle allongé, hyalin. Tige garnie de feuilles ou plus rarement frondiforme; radicules lisses.
1e Sous-famille : JUNGERMANNIACÉES CAULESCENTES. Une tige
17e Tribu
1 Genre :
2% Genre :
3° Genre
subcylindrique, garnie de feuilles distinctes.
T. Feuilles décombantes.
: Gymnomitriées. Périanthe nul ou adhérent à
linvolucre et plus court que ce dernier. Capsule 4— valve, à parois minces. Tige dressée ou radicante ; feuilles distiques.
Gymnomitrium. Périanthe nul. Coiffe demeurant cachée dans l’involucre. Pas d’amphigastres dans l'espèce de nos régions; feuilles hyalines au sommet. (E. 1.)
Sarcoscyphus. Périanthe adhérent à l’involucre, libre au sommet et représenté par 5—6 lobules. Tiges plus ou moins stoloniformes, dépourvues de radicules. Feuilles bilobées, fermes ; pas d’amphigastres. Plantes raides. (E. 2—5.)
: Alicularia. Périanthe et fructification comme dans
le genre Sarcoscyphus. Tiges dichotomes, radiculeuses. Feuilles entières où à peine émarginées ; amphigastres lancéolés-subulés, petits, parfois nuls. (E. 6.)
9eTrbu.:
4° Genre :
5° Genre :
6° Genre :
7° Genre :
9e Genre :
Jungermanniées. Un périanthe libre, ordinairement exserte. Fructification terminant la tige ou un rameau. Feuilles entières, dentées, lobées ou laciniées. Amphigastres de formes diverses ou nuls. Plantes croissant sur la terre, les rochers ou dans les tourbières.
Plagiochila. Périanthe lisse, comprimé, tronqué obliquement, nu ou cilié à l’orifice. Tige primaire stoloniforme, peu radiculeuse. Feuilles ovales ou obovées, décurrentes, convexes en dessus, déjetées, entières ou ciliées. Pas d’amphigastres (dans les espèces de nos régions). (E. 7—9.)
Scapania. Périanthe terminal, lisse, comprimé, courbé en dessous, tronqué. Tige se dénudant à la base, émettant des branches dressées ou procombantes. Feuilles bilobées:; lobe inférieur notablement plus grand; lobe supérieur incombant. Pas d’amphigastres. Plantes raides, passant du vert au pourpre, croissant sur les rochers humides, la terre et les troncs pourris. (E. 10—18.)
Jungermannia. Périanthe terminal, subcylindrique, oblong ou obové, anguleux, plissé, resserré, lacinié ou denté-cilié à l’orifice. Coiffe incluse. Tiges souvent peu développées; feuilles de formes variées; des amphigastres sur certaines espèces, nuls sur d’autres. (E. 19—56.)
Sphagnæcetis. Rameau fertile latéral, court, garni de feuilles plus petites. Périanthe subeylindrique, trigone au sommet. Tiges radicantes, garnies de stolons filiformes et hyalins. Feuilles entières. Amphigastres sur certaines portions des tiges. Les autres caractères comme dans le genre précédent. (E. 57.)
: Lophocolea. Périanthe terminal, nettement tri-
quètre et trilobé au sommet; lobes dentés, grands. Coiffe incluse. Tige déprimée. Feuilles subhorizontales, décurrentes, bidentées. Amphigastres développés, bifides, nombreux. Plantes d’une odeur désagréable lorsqu'on les ramollit. (E. 58—61.)
Harpanthus. Rameau fertile latéral , court, radicant; fol. de l’involucre très petites et rares. Périanthe oblong-subcylindrique, lobulé; lobules entiers. Coiffe incluse , adhérente au périanthe. Feuil-
les bilobées. Amphigastres grands, ovales-acuminés. (E. 62.)
10° Genre : Chiloscyphus. Rameau fertile latéral, court; fol. de l’involucre petites. Périanthe très court, bilabié. Coiffe souvent exserte. Tige couchée. Feuilles aplanies, entières ou rétuses. Amphigastres uombreux , grands, bifides , souvent fugaces. (E. 63—64.)
3" Tribu : Géocalyeées. Un réceptacle charnu, naissant latéralement, enfoncé dans le sol et tenant lieu de périanthe.
11° Genre : Geocalyx. Coiffe incluse. Feuilles bilobées. Des amphigastres. Plantes odorantes, croissant sur les rochers frais ou la terre dans les forêts. (E. 65.)
T1. Feuilles incombantes.
4 Tribu : Krichomanoïdées. Un réceptacle charnu, enfoncé dans le sol, comme dans le genre précédent. Capsule allongée, tordue; ou bien capsule droite naissant dans un périanthe normal, scarieux, plissé au sommet; rameau fertile latéral, court. Tiges parfois pennées. Amphigastres nombreux et développés.
12° Genre : Calypogeia. Un réceptacle charnu, enfoncé dans le sol. Capsule allongée, tordue. Feuilles entières ou bidentées. Pas de stolons. Des amphigastres larges, bilobés. (E. 66.)
18° Genre : Lepidozia. Un périanthe allongé, plissé, cilié à l'orifice; rämeau fertile latéral. Capsule droite. Tige pennée, garnie de stolons. Feuilles 3—4-fides ; amphigastres nombreux, incisés. (E. 67.)
14° Genre : Mastigobryum. Un périanthe trigone, déchiré au au sommet ; rameau fertile court, latéral. Capsule droite. Tige dichotome; feuilles Gyiles. asymétriques, déjetées, 2—3- dentées ; amphigastres nombreux, incisés; des stolons nombreux naissent à l'aisselle de ces amphigastres. (E. 68—69.)
5° Tribu : Ptilidiées. Tige pennée, dépourvue de stolons ; feuilles incombantes, frangées-laciniées ; amphigas-
tres nombreux, également très divisés. Plantes ro-
. bustes, diviques. “Un périanthe cylindrique, termi-
15° Genre :
6° Tribu :
17e Genre :
18° Genre :
7e Tribu :
19° Genre :
nant un rameau spécial ; coiffe libre, incluse, ou pas de périanthe et une coiffe nue ou hérissée de folioles qui répondent à l’involucre.
Trichocolea. Coiffe nue, saillante, ou hérissée de folioles ; pas de périanthe; fleurs femelles terminales ou naissant dans les dichotomies. Tige régulièerement pennée; feuilles très divisées jusque près de la base. (E. 70.)
: Ptilidium. Un périanthe très distinct, terminant
un rameau. Coiffe incluse. Tige moins régulièrement divisée; feuilles divisées jusqu’au milieu seulement. (E. 71.)
Platyplhyllées. Un périanthe tronqué ou bilabié, terminant un petit rameau. Tige irrégulièrement divisée; feuilles ovales, entières ou ciliées, munies d’un lobule replié en dessous. Plantes croissant sur les troncs d’arbres ou les rochers.
Radula. Périanthe tronqué. Lobe inférieur des feuilles plan, émettant des radicules; pas d’amphigastres. Fleurs monoïques. (E. 72.)
Madotheca. Périanthe bilabié. Tige pennée. Lobule inférieur des feuilles infléchi, plan, concave ou tordu, dépourvu de radicules. Amphigastres grands, nombreux, décurrents. (E. 73—77.)
Jubulées. Périanthe anguleux presque ailé, mucroné, terminant un petit rameau; capsule divisée jusqu’au milieu seulement, à parois minces, brièvement pédicellée; élatères à spire unique. Feuilles bilobées ; lobe inférieur plus petit (/obule), diversement enroulé, concave. Amphigastres nombreux, entiers ou bifides. Plantes croissant sur les troncs d'arbres ou les rochers.
Lejeunia. Périanthe symétrique; un seul archégone; coiffe incluse, libre; pédicelle géniculé à l’état sec. Capsule à parois membraneuses et à valves conniventes après la sporose; élatères persistant au sommet des valves. Lobule des feuilles longuement adhérent au lobe supérieur, presque plan ou légèrement concave. (E. 78—80.)
20° Genre :
2e Sous-fam
8° Tribu :
21° Genre
Frullania. Périanthe convexe à la face dorsale, plissé, ailé en dessous; 2—4 archégones ; valves de la capsule étalées-dressées, garnies d’élatères vers le milieu. Lobule des feuilles saillant, presque libre, renflé et concave en forme de sac; amphigastres ovales, bilobés. Plantes développées, tenaces. (E. 81—82.)
ille : JUNGERMANNIACEES FRONDESCENTES. Tige lamipaire, membraneuse, ou divisée en lanières larges ou étroites, dépourvue de feuilles distinctes (à l'exception du genre Fossombronia).
Codoniées. Tige munie d’une nervure et découpée latéralement en lobes qui représentent des feuilles plus ou moins distinctes.
: Fossombronia. Périanthe terminal, herbacé, lo-
bulé. Capsule globuleuse, s’ouvrant par des déchirures peu régulières ; élatères courts, à 2—3 spires. Anthéridies nues sur le dos de la tige. Plantes exiguës, croissant sur la terre, garnies de radicules
.violettes (E. 83.)
982Pribu .;
99e Genre :
23° Genre :
10° Tribu :
Haplolénées. Pas de périauthe; un involucre monophylle naissant sur le dos des frondes. Capsule globuleuse, 4—valve ; élatères caducs. Fronde dichotome, munie d’une nervure peu distincte.
Pellia. Involucre lacéré; coiffe plus longue ou plus courte que l’involucre. (E. 84.)
Blasia. Pas d’involucre ; capsule se développant dans une cavité renflée, à l’intérieur et au sommet de la nervure, exserte, longuement pédicellée, au moment de la sporose, divisée en 4 (rarement 6) valves ; élatères à 2 spires. Coiffe incluse. Fronde molle, mince, sinuée-pennée, nerviée, émettant des granulations. (E. 85.)
Aneurées. Périanthe nul; involucre court, naissant vers le bord des frondes près du sommet ; coiffe allongée, charnue, exserte. Capsule 4— valve jusqu’à la base; élatères à spire unique, persistant au
94e Genre :
41° Tribu :
95° Geure :
2e Famille :
sommet des valves. Anthéridies naissant sous un repli au bord des frondes. Ces dernières charnues, lobées ou pennées, en forme de lanières, sans nervure distincte.
Aneura. Caractères de la Tribu. (E. 86—89.)
Metzgériées. Fleurs naissant au-dessous des frondes. Pas de périanthe: involucre concave, monophylle. Coiffe épaisse. Capsule ovale, à 4 valves peu régulières; élatères à spire unique, persistant au sommet des valves. Frondes en forme de lanières étroites, très divisées, munies d’une nervure, glabres ou velues.
Metzgeria. Caractères de la Tribu. (E. 90—91.)
MARCHANTIACÉES. Appareils de la fructification élevés au sommet d’une hampe naissant de la nervure; involucres groupés, cohérents par la base et libres du reste ou contenus et pendants à l’intérieur d’un réceptacle convexe; capsules pendantes ou divergentes, s’ouvrant par 6—8 (rarement 4) valves. — Rarement (Targionia) la capsule est solitaire dans un involucre coriace, à la fin bilabié, sessile à la face inférieure des frondes, près du sommet. — Frondes épaisses, garnies de stomates à la face supérieure et, en dessous, de lamelles violettes, entre lesquelles courent des faisceaux de radicules chargées de longues papilles à l’intérieur.
1" Tribu : Lumulariées. Hampe entourée d’une gaine à la
96° Genre :
9e Tribu :
base et portant au sommet des involucres cohérents par la base seulement, contenant chacun une capsule qui s'ouvre par 4--8 valves.
Lunularia. Involucres (2—6) tronqués, horizontaux. Capsule exserte. (E. 92.)
Jécorariées. Un réceptacle convexe ou conique, souvent lobé ou garni de rayons, pédonculé, contenant, à sa face inférieure, les capsules dans des enveloppes de formes diverses.
27° Genre : Marchantia. Réceptacle convexe, garni de rayons
28° Genre
29° Genre :
libres à leur extrémité, cohérents à la base ; involucres renfermant plusieurs périanthes , et ces der-
‘ niers chacun une capsule qui s'ouvre par des dents
révolutées à l’état sec. Anthéridies enfoncées dans la substance d’un disque lobé et pédonculé. (E. 93.)
: Preissia. Réceptacle hémisphérique, 2—4—lobé,
garni de rayons courts, cohérents; involucres renfermant 1-3 périanthes, et ces derniers chacun une capsule qui s'ouvre très avant par l’écartement de 4—8 lanières. Fleurs mâles disposées comme dans le genre précédent. Fronde traversée par de grands vaisseaux bruns. (E. 94.)
Fegatella. Réceptacle conique, obtus, dépourvu de lobes et de rayons ; involucres (4—8) cohérents entre eux et avec la paroi du réceptacle , ne renfermant chacun qu'une capsule obovée, s’ouvrant par 8 dents qui se roulent en dehors à l'état sec. Pas de périanthe. Anthéridies enfoncées dans un disque oblong , sessile, sur une plante distincte. (E. 95.)
80° Genre : Reboulia. Réceptacle hémisphérique ou presque
1° Genre :
déprimé, lobé (3—6 lobes bien distincts); involucres s’ouvrant par une fente longitudinale et contenant chacun une capsule, sans périanthe; capsule restant cachée dans l'involucre, membraneuse, à parois minces, dépourvues de fibres annulaires, s’ouvrant par des déchirures ; lanières du réceptacle saillantes. Anthéridies enfoncées dans des disques sessiles. Fronde dépourvue de vaisseaux et de compartiments en dessus. (E. 96.)
Grimaldia. Réceptacle hémisphérique, papilleux et garni de stomates en dessus, déeurrent en dessous, 3-—4—Ilobé sur le contour; involucres renfermant une seule capsule; pas de périanthe ; capsule globuleuse, s’ouvrant en boîte à savonnette par la chute d’un segment circulaire. Spores hérissées de crêtes saillantes. Fleurs mâles formant des disques sessiles. Fronde canaliculée, dichotome, garnie, en dessous, de lamelles imbriquées atteignant les bords et faisant saillie au sommet. (E. 97.)
3 Tribu : FTargioniées. Involucre sessile au sommet des
lobes en dessous, noir, renflé, s’ouvrant par une
32° Genre
3° Famille
39° Genre
4e Famille
34e Genre
89° Genre
fente verticale en deux valves concaves. Capsule subsessile, à parois minces, s’ouvrant par des déchirures irrégulières. Spores hérissées de crêtes. Fronde canaliculée en dessus, garnie, en dessous, de lamelles imbriquées, obliques.
: Targionia. Caractères de la Tribu. (E. 98.)
: ANTHOCÉROTÉES. Capsule naissant à la face supérieure des frondes, linéaire-subulée, s’ouvrant en deux valves tordues à l’état sec; une columelle sur laquelle naissent les spores. Pas de périanthe. Frondes dépourvues de stomates.
: Anthoceros. Caractères de la Famille. (E.99-100.)
: RICCIACÉES. Capsule s’ouvrant par des déchirures , enfoncée dans la substance des frondes ou sessile, dépourvue de périanthe et souvent d’involucre. Pas d’élatères. Spores anguleuses. Anthères sessiles à la surface des frondes ou enfoncées dans leur parenchyme. Frondes munies d’un épiderme, de radicules lisses.
: Sphærocarpus. Involucres groupés et sessiles à la surface des frondes, piriformes ; capsule globuleuse. Fronde lobée, orbiculaire, dépourvue de nervure, mince , dépourvue d’épiderme. (E. 101.)
: Riccia. Capsule cohérente avec la coiffe, enfoncée dans la substance des frondes ; celles-ci divisées en lanières qui rayonnent autour d’un centre, munies Ron ÉPNGE: mais privées de stomates. (E. 102 — 109.)
1" Famille : SUNGERMANNIACÉES.
(Trib. Jungermannieæ N. ab Es.).
Une capsule solitaire, s’ouvrant par la dissociation de 4 valves; plus rarement par suite de déchirures irrégulières ; des élatères à spire double dans les 6 premières tribus. Un pédicelle souvent allongé, hyalin, très mou. Tige garnie de feuilles, plus rarement frondiforme.
1e Sous-famille : JUNGERMANNIACÉES CAULESCENTES.
Une tige subcylindrique, garnie de feuilles distinctes.
T. Feuilles décombantes.
1'e Tribu : Gymnomitriées N. ab Es..
Périanthe adhérent à l’involucre et plus court ou périanthe nul. Capsule exserte, 4—valve, à parois minces. Tige dressée ou rampante ; feuilles distiques ou tristiques.
1% Genre : Gymnomitrium N. ab. Es.
Périanthe nul, représenté par la foliole interne de l’involucre, qui est dilatée, plus courte et plus molle que les folioles externes. Coiffe demeurant cachée dans l’involucre. L’espèce de nos régions est dépourvue d’amphigastres. Feuilles hyalines au sommet.
1. Gymnomitrium concinnatum Corda in Sturm Fl. germ. Nees ab. E. Syn. p. 3; Jungermannia concinnata Lightf. F1. Scott. Il, p. 786; Stirp. n° 454.
Tige dressée ou décombante, allongée (1. 20 millim.), ou plus
762 1°" GENRE : GYMNOMITRIUM.
courte (1. 8—10 millim.), finissant par se dénuder à la base, plusieurs fois dichotome; innovations légèrement renflées, obtuses à l'extrémité, comprimées; coussinets denses, grisâtres ou d’un vert glaucescent. Plante présentant de loin quelque analogie avec le Bryum argenteum. Feuilles distiques, exactement imbriquées, peu hygrométriques, suborbiculaires, légèrement rétrécies vers la base et au sommet, très concaves, divisées jusqu’au 174 en deux lobes brièvement ovales, subobtus ; sinus étroit, aigu; contours entiers ou légèrement sinuolés ; dimensions 172—278 millim.; cellules subarrondies, à parois épaisses, opaques, légèrement saillantes; les supérieures sont de bonne heure hyalines. Fol. de l’involucre (6—8) successivement plus grandes, élargies, orbiculaires, très concaves, imbriquées ; sinus et lobes plus petits, aigus ; 2—3 fol. supérieures plissées, lobées, dentées; une foliole intime plus courte, laciniée, très dilatée, enroulée; 10—12 archégones mous; paraphyses molles, rares et courtes. Coiffe grosse, incluse. Pédicelle court ; long. 2 millim. Capsule petite, brune. Fleurs mâles également terminales, formant un petit renflement obové au sommet des tiges; fol. plus grandes, peu distinctes du reste; anthéridies grandes, brièvement elliptiques, très longuement pédiculées. — Juin-juillet.
Sur les parois des rochers escarpés et découverts des Hautes-Vosges; Rotabac et Tanache (Mougeot); C. au Rotabac sur le grand rocher de grauwacke. — Au Feldberg, dans la Forêt-Noire; dans les Pyrénées (Jeanbernat), au Mont-Dore (Lamy), Alpes (Duby).
Gymnomitrium coralloides ]V. ab E. Eur Leb. I, p. 118. — Rameaux infléchis, très comprimés. Feuilles ovales, entières, à la fin irrégu- . lièrement incisées, divisées par déchirures, largement hyalines. — Rochers dans les hautes montagnes de la Silésie; Alpes de la Styrie.
Gymnomitrium adustum !V. ab E. Eur. Leb. 1, p. 120. — Tiges très courtes, radicantes ; innovations ascendantes, claviformes, droites. Feuilles bilobées jusqu’au 174; sinus et lobes aigus, de couleur brune. — Alpes de Salzbourg, Harz, etc.
2° Genre : Sarcoscyphus Corda.
Périanthe adhérent aux folioles de l’involucre et plus court, représenté par 5—6 lobules libres au sommet seulement. Tiges plus ou moins stoloniformes à la base, puis dressées. Feuilles distiques, ascendantes, bilobées, d’un tissu ferme. Pas d'amphigastres. Plantes raides.
2, SARCOSCYPHUS EMARGINATUS. 763
+. Des stoions grêles, pâles à la base des tiges. (E. 2—4.)
2. Sarcoscyphus emarginatus N. Boul.; Jungermannia emarginata Ehrh. Beitr. IT, p. 80; Stirp. n° 243, 1135, 1136; Sarcoscyphus Ehrharti Corda : Nees ab Es.
Tige se fixant à la base par des filaments stoloniformes, blanchätres, dénudée, raide à la base, souvent allongée, atteignant 10—12 centim., mais ordinairement beaucoup plus courte ; innovations fastigiées, obtuses. Feuilles carrées-suborbiculaires, embrassant la tige par la base, concaves ou presque aplanies , bilobées ; lobes arrondis, obtus ou à peine apiculés ; sinus ne descendant guère qu’au 176 ou au 177 de la feuille, ouvert, obtus, lorsque la feuille est aplanie. Fol. involucrales (4—6) grandes, orbiculaires, imbriquées de manière à rendre les tiges obovées-obtuses au sommet ; les deux fol. supérieures adhérentes entre elles par les bords jusqu’au milieu, obtuses, brièvement bilobées; périanthe plus court, libre seulement par les 5—6 lobes ovales, aigus ou acuminés, connivents de son sommet. Coiffe déchirée au sommet, incluse. Pédicelle long de 4—5 mill. Capsule brièvement oblongue, obtuse ; long. 1 mill. Les anthéridies se rencontrent au sommet des tiges, à l’aisselle d'un petit nombre de folioles plus grandes, lobulées , sinuolées ; nous avons rencontré jusqu'à 5 anthéridies à l’aisselle d’une seule foliole. — Plante extrèmement variable. Sur les parois très humides des rochers granitiques, près des cascades, des torrents dans les Hautes-Vosges , aux lieux ombragés, les tiges sont très allongées (8—192 centim.), dressées ou déprimées, peu ou très longuement dénudées ; innovations fastigiées , groupées 2—3, grèles à la base, obluses au sommet; touffes très étendues , raides, d’un vert foncé. Feuilles imbriquées ou très étalées, ou même renversées, aplanies ; lobes arrondis et courts; long. des feuilles étalées 1 192 millim. ; cellules à parois épaisses, arrondies , à contours un peu sinueux, renfermant des grains de chlorophylle et des corpuscules oblongs ; cellules marginales dilatées transversalement. — Sur les parois fraiches, mais non inondées, ou plus ou moins découvertes des rochers granitiques et arénacés des Vosges, on rencontre d’autres formes. Tiges moins allongées (1. 15—25 millim.), dressées ou décombantes, lâches ou très enlacées; touffes d’un vert jaunätre, passant au roux et au brun foncé; feuilles très étalées ou imbriquées, où même infléchies aux bords latéralement de manière à rendre les tiges très comprimées et les feuilles canaliculées ; lobes souvent profonds, obtus ou brièvement apiculés. — Sur les rochers de la région alpestre des Hautes-Vosges, où cette espèce est très abondante , elle forme des coussinets arrondis, compactes,
764 9€ GENRE : SARCOSCYPHUS
bruns, passant au noir, souvent encombrés de terre; feuilles très lâches ou rapprochées, très étalées ou imbriquées, diversement concaves et incurvées aux bords.
CC. dans les Hautes-Vosges , sur le granite ; cà et là sur le grès vosgien dans les Hautes et Basses-Vosges ; indiqué par M. Godron dans les bois sablonneux de Tomblaine près Nancy. — C. sur les rochers siliceux de presque toutes les montagnes de France.