‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 359 sur 395 · JUNGERMANNIA TRICHOPHYLLA · texte numérisé non relu

JUNGERMANNIA TRICHOPHYLLA

tribués sans ordre, divariqués ou très étalés, couchés; tapis denses, très enlacés, peu étendus, d’un beau vert clair à l’ombre, jaunûtre dans les lieux éclairés ; long. des tiges 10—20 millim. Feuilles rapprochées , divisées, jusqu’à la base, en 3— 4 lanières filiformes, étalées dès la base, puis arquées-ascendantes, étalées entre elles, formées d’une seule série de cellules. Rameau fertile plus ou moins allongé ; fol. de l’involucre tres rapprochées , imbriquées. Périanthe blanchâtre, oblong, légerement comprimé, plissé vers le sommet, rétréci vers l’orifice, longuement cilié sur le contour de ce dernier ; long. 1 174—1 172 millim. Capsule petite, subglobuleuse. — Avril-mai.

C. partout, dans les forêts, sur les bois pourris, et aussi sur les pierres, dans les lieux ombragés des montagnes, sur les terrains siliceux.

ff. Feuilles et amphigastres bilobés, imbriqués.

Jungermannia julacea Lightf. FI. Scot.; N. ab Es. Syn. p. 146.

Tige dressée au ascendante, radiculeuse à la base seulement, dichotome ou simple, julacée ou légèrement remflée vers le sommet; tapis denses d’un vert brun ou glaucescent. Feuilles dressées-imbriquées, disposées sur 3 rangs, uniformes, ovales, oblongues, concaves, divisées jusqu’au-dessous du milieu en deux lobes lancéolés, subaiqus, rapprochés, connivents; sinus aigu ; le contour est très légèrement sinuolé; cellules subrectangulaires, un peu allongées, à parois fermes. Fol. de l’involucre rapprochées, plus grandes, plissées. Périanthe ovale, plissé et denticulé à l’orifice.

Sar un rocher humide près du pic de Sancy, au Mont-Dore (Lamy); c’est la var. glaucescens,

7° Genre : Sphagnœæcetis N. ab E.

Ce genre ne diffère du précédent qu’en raison du rameau fertile qui est garni de feuilles distinctes, plus petites, et naït latéralement sur la tige principale. Le périanthe est du reste subcylindrique, trigone au sommet, denticulé au sommet. Les tiges émettent des stolons filiformes , hyalins, garnis de feuilles rudimentaires et de radicules ; les feuilles sont entières. On ne rencontre des amphigastres que vers le sommet des tiges chargées de granulations.

814 7° GENRE : SPHAGNOECETIS.

57. Sphagnæcetis communis N. ab E. Syn. p. 148; Jung. Sphagni Dicks. 1, p. 6; Stirp. n° 629.

Tige couchée, ascendante seulement dans les touffes de mousses ou de sphaignes, flexueuse, simple ou peu divisée, garnie de stolons descendants, espacés, pâles: gazons lâches, d’un vert jaunâtre ; long. des tiges 20—40 millim. Feuilles rapprochées, très étalées, demi-verticales, ou subhorizontales, concaves, insérées très obliquement, orbiculaires ou tres brièvement elliptiques, non décurrentes ; diam. 1—1 174 millim. ; cellules petites, arrondies, même celles de la base, à parois épaisses, paraissant distantes, sans que les espaces intercellulaires aux angles soient très développées. Rameau fertile naissant latéralement sur la tige, garni de fol. dont les inférieures sont très petites, ovales, entières, les autres successivement plus grandes, souvent émarginées au sommet et les supérieures bilobées, ondulées. La capsule est ovale, brune.

Au milieu des touffes de sphaignes, dans les tourbières des Hautes- Vosges ; Bruyères, Gérardmer, Hohneck (Mougeot), Gazon-Martin (B.); plus rarement sur les troncs pourris dans les forêts. — Cette espèce se distingue du Jungermannia Taylori, par les stolons blanchâtres des tiges, les dimensions moindres des feuilles, la forme du tissu et surtout par le mode de fructificatiôn ; malheureusement ces deux plantes sont stériles dans nos contrées.

8° Genre : Lophocolea N. ab E.

Périanthe terminal, subeylindrique à la base, nettement triquètre au sommet, trilobé à l'orifice; lobes saillants, dentés. Folioles de l’involucre et amphigastres plus développés que les feuilles caulinaires, plus ou moins cohérents ou libres. Coiffe incluse, courte, libre. Capsule ovale ou oblongue. Tige déprimée. Feuilles molles, délicates, ordinairement très étalées, horizontales, décurrentes par le bord antérieur, bidentées au sommet. Amphigastres assez développés, bifides ou diversement laciniés. Plantes croissant sur la terre ou les troncs d'arbres, émettant une odeur désagreable lorsqu'on les ramollit.

58. Lophocolea bidentata N. ab E. E. Leb. Il, p. 527; Jungermannia bidentata Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 439; Billot, exsice. cont. n° 3993.

Tige couchée, simple ou peu divisée, se redressant parfois au sommet, flexueuse, molle, pâle ; long. 2—5 centim. ; gazons dé-

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