Lophocolea minor N. ab Es. E. Leb. Il, p
Tige très grêle, déprimée, flexueuse ; innovations nombreuses, également couchées ou procombantes, garnies, près des ampbhigastres, de radicules peu fournies; long. 5—10 millim. ; tapis d’un vert pàle ou légèrement jaunâtres, plus ou moins fournis. Feuilles peu denses, se recouvrant à peine, insérées très obliquement, brièvement décurrentes par le bord antérieur, aplanies subhorizontales, ou souvent subverticales, subrectangulaires un peu allongées, à bord postérieur très peu convexe, émarginées au sommet; sinus arrondi, peu profond, assez étroil ; lobules courts, dressés, ou mème un peu connivents, acuminés ou corrodés par la chute de granulations ; long. 34 millim., larg. 172 millim.; cellules médiocres, hexagones, à
816 8° GENRE : LOPHOCOLEA,
parois minces, hyalines, sans espaces intercellulaires. Amphigastres nombreux, petits, élalés, divisés jusque près de la base en deux lobes lancéolés- subulés, divergents, entiers. Fol. de l'involuere peu distinctes; amphigastres correspondants moins
divisés. Périanthe trigone au sommet seulement (angles moins saillants).
Ruines du château de Lützelbourg (B.); Salève, Dôle qe Müller), Saint-Claude (B}). — Voirons dans la Haute-Savoie (J. M.).
Cette espèce, que l’on est tenté de confondre avec les formes grêles du L bidentata, ou que l’on néglige à cause de sa stérilité habituelle , se retrouvera sans doute sur une foule de points, particulièrement dans le
Jura et sur le calcaire jurassique lorrain , lorsqu'on la recherchera plus attentivement.