‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 367 sur 395 · CALYPOGEIA TRICHOMANIS · texte numérisé non relu

CALYPOGEIA TRICHOMANIS

les inférieures allongées, sans espaces intercellulaires, renfermant de nombreux grains de chlorophylle. Amphigastres à chaque paire de feuille, orbiculaires, plus larges que la tige, légèrement étalés, brièvement bilobés; lobules obus. Pédicelle épais, cannelé; long. 15—925 millim. Capsule cylindrique, allongée, noire, tordue; long. 1 192—2 1792 millim., diam. 192—23 millim. Elatères allongés. Spores d’un jaune brun, finement granuleuses, sphériques. — Mai-juin.

La var. Sprengelii Nees ab E. (J. Sprengelii Mart.; Stirp. n° 1042) est peu importante. Feuilles espacées, plus ovales, pâles; amphigastres plus profondément bilobés, lobes étalés, aigus. Forme des lieux humides, marécageux. — Au milieu des touffes de sphaignes cette forme s’exagère. Tige alors très allongée (8—10 centim.), garnie de rameaux alternes, flexueux, drèssés : feuilles très espacées, aiguës, sinuolées au sommet, relevées aux bords, longuement décurrentes; amphigastres espacés, étalés, divisés jusque près de la base : lobes aigus, étalés ou rapprochés. Dans les lieux plus secs, mais tres ombragés, pendant l'été, la tige eflilée se redresse à l'extrémité et forme un long support presque nu, chargé d’un paquet de granulations verdâtres ou jaunâtres.

C. dans toute la chaîne des Vosges, sur les terrains siliceux, dans les bois, sur la terre ombragée, légèrement fraiche, dans les cavités fraîches, au bord des sentiers, dans les tourbières, sur les troncs pourris. Assez communément fertile dans les Hautes-Vosges, sur le granite et le grès vosgien ; se retrouve dans le Haut-Jura, fréquemment, mais uniquement sur les troncs pourris, ou sur les lambeaux de terrains siliceux ; il en est de même sur les terrains calcaires de la Lorraine ; sur les grès verts de l’Argonne.

Calypogeia arguta N. ab E. E. Leb. II, p. 24.

Tige déprimée, émettant, de l’aisselle des amphigastres, de nombreux rameaux divergents, garnis de feuilles d’abord espacées et très petites, puis de feuilles normales, et de nouveau atténués à l'extrémité ; tapis d’un vert péle. Feuilles moyennes ovales, longuement décurrentes, bidentées au sommet; sinus superficiel, arrondi, dents aiguës. Amphigastres étroits, très étalés, bifides ; lanières divergentes, subulées, entières ou incisées, ordinairement masquées par des paquets de radicules. Organes de fructification inconnus.

Sur la terre dans le Midi de la France (Montagne), Haute-Vienne, Fontaine de Saint- Léger, à Bessine, Mont-Laron, près de Peyrat (Lamy),

824 13° GENRE : LEPIDOZIA.

13° Genre : Lepidozia N. ab E.

Un périanthe allongé, plissé (3 plis obtus), denticulé-cilié à l’orifice, terminant un rameau fertile court, garni de feuilles et naissant à la face inférieure de la tige; fol. de l’involucre distinctes. Coiffe mince, libre, incluse. Valves de la capsule droites. Tige élégamment pennée, émettant des jets stoloniformes ; feuilles incombantes 3—4—fides; amphigastres nombreux, larges, également incisés.

67. Lepidozia reptans Lindenb. et Gott. Spec. Hep. it. V; Herpetium reptans N. ab E. E. Leb. IN, p. 31; Jungermannia reptans Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 49.

Tige appliquée, dépourvue de radicules, pennée et bipennée, rameaux très étalés on même divariqués dans un mème plan; les uns obtus, les autres atténués, stoloniformes ; long. 20—50 millim.; tapis étendus, lâches, d’un vert jaunûtre, tenaces. Feuilles à insertion presque perpendiculaire, non décurrentes, très espacées et petites sur les jets grêles, plus grandes et se recouvrant en partie sur les tiges robustes, déjelées latéralement de part et d’autre, convexes en dessus, carrées ou brièvement obovées, terminées par 4 (plus rarement 3) lobes lancéolés, aigus ou mutiques, légèrement connivents au-dessous; sinus aigus ; long. 173 —172 millim.; cellules carrées-subhexagones, à parois épaisses, un peu jaunâtres, sans espaces intercellulaires bien distincts. Amphigastres carrés-suborbiculaires, étalés, incisés comme les feuilles. Rameau fertile naissant à l’aisselle d’un amphigastre, radiculeux, garni de 4—8 fol. dont les inférieures courtes, les supérieures ovales-oblongues, 2—3—dentées-incisées, imbriquées. Périanthe papyracé, oblong, atténué, allongé, plissé (3 plis profonds), lobulé à l’orifice; 8 lobules brièvement frangés: long. 3—4 millim. Coiffe libre. Pédicelle ferme; long. 90 millim. Capsule oblongue, brune; long. 1—2 millim. Fleurs mâles sur un petit rameau épais, naissant dans le voisinage du rameau fertile; fol. rapprochées, très concaves; anthéridies solitaires, subglobuleuses, portées sur un pédicule médiocre. — Mai-juin.

€. partout, dans les forêts, sur les troncs pourris, croît aussi sur la terre dans les terrains siliceux ; CC. et fertile dans les Hautes-Vosges, — Les feuilles des rameaux grêles sont parfois simplement bifides.

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