Espèces qui croissent sur la terre et les rochers
Hypnum callochroum,
chrysophyllum,
polymorphum, Stokesii, delicatulum, tamariscinum, dimorphum,
Diphyscium foliosum, Bartramia pomiformis,
ithyphylla,
Mhnium stellare,
spinosum, orthorhynchum, serratum, hornum, rostratum, undulatum, cuspidatum,
Bryum turbinatum,
argenteum, Funckü, cæspititium, torquescens, intermedium, pendulum, arcticum, nutans, polymorphum, pyriforme,
Funaria hygrometrica,
Funaria calcarea,
— hibernica, Encalypta rhabdocarpa,
— vulgaris,
— commutata, Barbula gracilis,
— vinealis,
— fallax,
— unguiculata,
— membranifolia,
— rigida,
— aloides,
— ambigua, Trichostomum convolutum, — crispulum, — rigidulum,
—— glaucescens,
— flexicaule, Ceratodon purpureus, Distichium inclinatum, Didymodon luridus,
— rubellus, Fissidens incurvus,
- exilis, Campylopus flexuosus, Dicranum Starkei,
— heteromallum,
— curvatum,
—— subulatum, Gymnostomum microstomum.
8. Espèces qui croissent sur les rochers et les troncs d'arbres :
Hypaum brevirostrum,
rotundifolium,
Hypoum atrovirens; uncinatum,
Hypnum minutulum, Antitrichia curtipendula, Leskea Philippeana, Neckera complanata,
— sericea, — crispa,
— polycarpa, Orthotrichum diaphanum, Pterogonium gracile, ae cupulatum,
— filiforme, Barbula squarrosa, Anomodon longifolius, — tortuosa,
— attenuatus, Dicranum virens,
= viticulosus, — longifolium,
Myurella julacea,
4. Espèces qui se rencontrent sur la terre et les troncs d’ar-
bres :
Bryum roseum, Barbula subulata, Buxbaumia indusiata, Dicranum fuscescens.
La question est de savoir si le sol agit directement et immédiatement, par sa constitution chimique, sur la végétation, de telle sorte que cette constitution chimique ou minéralogique étant une fois donnée, il exclue ou admette telle ou telle catégorie de plantes. Cette question est surtout posée entre les terrains siliceux ou renfermant de la silice, soit libre, soit combinée, tels que les granites, les gneiss, la syénite, les porphyres, les eurites, les grès, etc., et les terrains calcaires ou à base de chaux, formés surtout par le carbonate de chaux.
Le problème qui nous occupe a soulevé, parmi les botanistes, depuis une trentaine d'années, d’innombrables discussions ; les uns niant cette influence chimique du sol sur la dispersion des plantes, d’autres la regardant comme très certaine. Nous nous rangeons décidément dans ce second parti, et nous donnons notre adhésion aux conclusions suivantes formulées par M. Godron,
{ ai
dans son Æssai sur la Géographie botanique de la Lorraine (1862), p. 210—211.
« 1. S'il est des végétaux qui se montrent indifférents à la nature du sol et qui végètent partout, il en est d’autres qui ne peuvent se propager que sur certaines natures de terrains;
& 2. L'influence du sol n’est pas liée à sa constitution géologique, mais à sa nature minéralogique ;
« 3. Cette influence minéralogique du sol s'exerce par ses propriétés physiques et par ses propriélés chimiques, son influence physique pas plus que son influence chimique ne peuvent être niées, bien que l’une des deux soit souvent prépondérante; elles se révèlent l’une et l’autre par leurs effets et prennent chacune une part importante dans la distribution des végétaux...»
Dans une petite brochure, intitulée: De la Végétation du Kaiserstuhl dans ses rapports avec celle des coteaux jurassiques de la Lorraine (1863), M. Godron complète et explique ces conclusions dans les termes suivants :
« L'élément calcaire domine par son action l'élément siliceux, puisque le nombre des espèces calcicoles et silicicoles n’est pas en rapport avec les proportions de silice que renferme le sol; l'avantage est toujours, et cela d’une manière très saillante, en faveur de l'élément calcaire.
« Il résulte, en outre, de tous les faits que les espèces végétales pour prospérer n’ont pas toutes besoin de la même quantité de chaux ou de silice, qu’elles sont, par conséquent, plus ou moins calcicoles ou silicicoles, qu'il y à dans l’action de l’élément chimique des degrés, que chaque espèce, par conséquent, a des besoins particuliers au point de vue de la composition minéralogique du sol; et n'est-ce pas la preuve évidente qu’on ne peut pas tout rapporter aux influences physiques?...»
Ces paroles de l’éminent professeur résument parfaitement, dans notre sens, cette doctrine de l'influence chimique du sol, dans ce qu’elle a de plus important. Pour les développements, nous renvoyons aux ouvrages déjà cités et aux Considéralions
générales sur la végétation spontanée du département des Vosges, par le docteur Mougeot.
Sans nous engager dans des discussions plus longues, ici déplacées, nous allons exposer les faits de dispersion que la nature chimique du sol nous semble déterminer, pour les mousses, dans le domaine de notre Flore.
1. Parmi les espèces que M. Schimper a reconnues propres aux terrains siliceux, celles qui se rencontrent dans les limites de notre circonscription, ne s’y trouvent, en effet, que sur le granite ou les grès. Ce sont :
Andreæa petrophila,
— rupestris,
Weisia denticulata, Dicranum polycarpum,
— fulvum,
— longifolium, Didymodon cylindricus, Tetrodontium Brownianum, Hedwigia ciliata, Hedwigidium imberbe, Rhacomitrium (toutes les es-
pèces),
Grimmia commutata,
— ovata,
— leucophæa,
es montana,
— Donniana,
— trichophylla,
— Schultzi,
Grimmia elatior, Ptychomitrium polyphyllum, Orthotrichum Hutchinsiæ,
— rupestre,
— Sturmii, Zygodon Mougeotii,
— lapponicus, Campylostelium saxicola, Blindia acuta, Schistostega osmundacea, Gymnostomum rupestre, Brachyodus trichodes, Bryum marginatum,
— alpinum, Hypaum irriguum,
— molle,
— alpestre,
— heteropterum,
Toutes ces espèces font complétement défaut dans le Jura, ou celles qui s’y trouvent ne se voient que sur les blocs siliceux (granites, gneiss, eurites) amenés des Alpes (v. notre liste, p. 57), ce qui confirme singulièrement, pour ces espèces, leur choix exclusif du support, en raison de sa nature minéralogique.
M. Schimper cite encore dans la même liste: Weisia fugax, Bryum pallescens, Bartramia pomiformis, Halleriana, Leskea myura, Hypnum myosuroides, umbratum, Stokesii, depressum, fastigiatum, Fontinalis squamosa. Eliminons d’abord comme incertaines les espèces : Bartramia Halleriana, Hypnum depressum, fastigiatum, dont M. Schimper avoue qu’elles se rencontrent aussi sur le calcaire ou des rochers en partie calcaires. De fait, le Bartramia Halleriana est répandu dans tout le Haut-Jura, le Hypnum depressum croît aussi sur le calcaire jurassique de la Lorraine. De plus, les Bryum pallescens, Leskea myura, Hypnum Stokesii sont des espèces ubiquistes, sans préférence bien marquée. Les Weisia fugax, Hypnum myosuroides, Bartramia pomiformis, Fontinalis squamosa sont des espèces extrêmement rares, dans le Jura, tandis qu’elles sont abondantes et très répandues dans les terrains siliceux des Vosges. Il est singulièrement à regretter que Lesquereux, dans son catalogue, ne donne pas de détails sur la nature minéralogique de la station de ces plantes dans le Jura. Il est très possible qu’elles croissent sur les grès néocomiens ou sur le diluvium siliceux venu des Alpes. Nous pouvons donc considérer, jusqu’à nouvel ordre, ces dernières espèces comme silicicoles.
D'autre part, M. Schimper indique comme calcicoles les espèces suivantes :
Seligeria pusilla, Grimmia orbicularis,
— tristicha, Orthotrichum cupulatum, Gymnostomum rupestre, Cinclidotus aquaticus,
= calcareum, — fontinaloides,
— viridulum, Encalypta streptocarpa,
— tortile, (mortier calcaire des murs), Weisia verticillala, Bryum Funckii, Trichostomum flexicaule, Philonotis calcarea,
— lophaceum, Cylindrothecium cladorrhi- Barbula membranifolia, Zans,
tortuosa, Leskea Philippeana,
Grimmia crinita, Hypnum confervoides,
Hypnum plicatum, Hypnum filicinum, — Teesdalit, — commutatum, — tenellum, — Halleri, — rusciforme, — catenulatum.
— Tommasinii,
Nos observations concordent pleinement avec celles de M. Schimper pour les espèces indiquées par des italiques. Ce sont des espèces vraiment calcicoles, au moins dans nos régions. Les Barbula tortuosa, Cylindrothecium cladorrhizans, Hypnum rusciforme, filicinum, se trouvent la plupart abondamment sur nos sols siliceux. Le Barbula tortuosa, seul, bien que répandu dans les Vosges , est plus abondant encore et fructifie mieux dans le Jura. Cette espèce n’est pas exclusive, elle préfère seulement le calcaire. Il faut éliminer le Gymnostomum rupestre déjà porté par M. Schimper sur sa liste d’espèces silicicoles. Enfin, le Hypnum catenulatum nous semble aussi calcicole; il est extrêmement rare dans nos Vosges.
Parmi les espèces que M. Schimper signale comme indifférentes à la nature chimique du sol, nous ferons observer que les Didymodon capillaceus et Bartramia OEderi affectent des préférences très marquées pour le calcaire. Du reste, M. Schimper le reconnait pour cette dernière espèce, à peu près nulle dans nos Vosges granitiques et extrêmement abondante dans toute la région montagneuse du Jura.
9. Si nous nous reportons aux listes comparatives que nous avons dressées plus haut, d’après l’altitude, pour les mousses des Vosges et du Jura, le même fait deviendra évident.
Dans des conditions météorologiques tout à fait semblables, les mousses de la région alpestre des Vosges diffèrent presque toutes de celles de la même région dans le Jura. Le peu de développement de cette région dans les Vosges ne suffit pas à expliquer un écart aussi notable, car nos Hautes-Vosges sont très riches en mousses alpestres. D’autre part, les genres Hypnum, Encalypta et Barbula, qui ont le plus d'espèces dans le Haut-
Jura, sont précisément des genres dont un grand nombre d'espèces préfèrent les terrains calcaires, tandis que, par une raison inverse, ce sont les Grimmia et les Rhacomitrium qui abondent dans les Hautes-Vosges. Dans la région montagneuse supérieure, les espèces communes aux deux chaines de montagnes sont beaucoup plus nombreuses que celles de la région alpestre; mais ces espèces communes croissent la plupart sur les troncs d’arbres, ce qui les soustrait plus ou moins complétement à l’influence chimique du sol. Les espèces non communes de la même région sont d’ailleurs presque toutes des espèces calci- “coles, dans le Jura, silicicoles dans les Vosges. On pourrait argumenter de la même manière au sujet des mousses spéciales qui croissent dans la région montagneuse moyenne des Vosges et du Jura. Les espèces jurassiques sont surtout des espèces calcicoles, les espèces vosgiennes des espèces silicicoles. Mais ce genre de raisonnement n’est plus applicable aux mousses des collines inférieures et des plaines du Jura et des Vosges; car la vallée du Rhin et les Basses-Vosges qui renferment le plus de mousses spéciales de ces deux catégories, sont constituées à la surface par des sols mixtes, à la fois siliceux et calcaires, ou au moins compénétrés de carbonate de chaux par les eaux qui les ont baignées autrefois. Ces localités renferment beaucoup d’espèces qui n’ont pas encore été rencontrées dans le Jura, il est vrai; cependant il nous semble que l’exploration des plaines marécageuses de la Bresse ferait découvrir beaucoup de ces mousses qui n’ont été signalées jusqu'ici dans nos régions, que dans la vallée du Rhin ou dans les Basses-Vosges. Déjà, dans les gorges et les vallons des environs de Darney, on trouve une végétation bryologique qui offre beaucoup d’analogie avec celle des Vosges inférieures.
3. Au point de vue particulier qui nous occupe en ce moment, nous ne pouvons négliger un fait très significatif dont nous avons déjà parlé dans une Notice sur la Géographie botanique des environs de Saint-Dié (1866).
Près de cette ville, dans le vallon de Robache, et plus loin vers Senones, par Saint-Jean-d’Ormont et le Ban-de-Sapt, on
. rencontre des lambeaux peu étendus de dolomie (carbonate de chaux et de magnésie) intercalés dans le grès rouge. Toutes les propriétés physiques de celte roche, au moins dans les portions qui affleurent et servent de support à la végétation, sont identiques à celles du grès rouge qui lui est entremélé. Or, dans ce petit coin de terre, de Robache à Dijon, près Saint-Dié, on trouve les mousses suivantes :
Hypnum chrysophyllum, Barbula inclinata,
— commutaturm, Trichostomum rigidulum,
— glareosum, — tophaceum (murs), Bartramia calcarea, — flexicaule, Physcomitrium fasciculare, Didymodon luridus,
— pyriforme, Anacalypta lanceolata, Barbula fallax, Weisia verticillata.
— convoluta, : :
Ces espèces sont presque toutes décidément calcicoles ; comment expliquer leur présence sur ces petits ilots de dolomie, loin de toute formation calcaire importante, si on rejette l’influence chimique du sol? Nous le répétons, cette dolomie désagrégée, graveleuse à la surface n'offre pas de propriétés physiques distinctes de celles du grès rouge qui l’avoisine, etcependant les Hypnum chrysophyllum, commutatum, glareosum, Bartramia calcarea, Barbula convoluta, inclinata, Weisia verticillata, croissent là, à plus de dix lieues de leurs stations les plus proches. Ce fait nous semble des plus coneluanis.
Au sujet du Weisia verticillata, une des espèces les plus franchement caleicoles, on voudra bien nous permettre un détail encore. En 1869, nous fümes très surpris de rencontrer cette mousse sur les parois d’un rocher de grès bigarré et nullement chargée de tuf calcaire, comme d'habitude. La localité est près de Darney, au-dessous de Saint-Baslemont (Vosges). Ce fait nous parut des plus étranges; cependant, au retour de cette excursion, nous nous avisèmes de verser quelques gouttes d’acide azotique sur une touffe de cette mousse et sur le grès encore adhérant à la base de la plante. L’acide détermina aussitôt une
vive effervescence. Le rocher de grès bigarré qui portait cette touffe de Weisia verticillata est dominé, en pente douce, par une colline de muschelkalk, de sorte que les eaux pluviales, après avoir lavé la colline calcaire, venaient fournir au Weïisia, sur son support inerte, le carbonate de chaux ou l’acide carbonique qui lui était nécessaire. Ce sont des faits de ce genre, mal interprétés, qui ont conduit certains botanistes de cabinet à nier l’influence de l'élément minéralogique. Les indications fournies par les floristes sur les stations des plantes sont trop souvent incomplètes, superficielles. Il est particulièrement à regretter que Lesquereux n’ait donné, dans son catalogue, aucune attention à la nature minéralogique du support; car, bien que le Jura soit de nature calcaire dans son ensemble, il présente cependant çà et là une foule d’assises ou d’ilots siliceux, surtout dans le néocomien ej les molasses; des nappes d’alluvions siliceuses recouvrent de nombreux plateaux. Or, l’exploration bryologique de ces terrains disparates dans le Jura est encore à faire.
4. Nous citerons enfin, comme établissant l’action chimique des roches sur la dispersion des mousses, l’analogie qui existe entre la végétation bryologique des collines du calcaire jurassique de la Lorraine et des Collines sous-vosgiennes d’Alsace, et celle du Jura inférieur.
Les espèces caractéristiques des collines jurassiques lorraines et alsaciennes sont :
Hypoum chrysophyllum, Leskea longifolia, — polymorphum, Anomodon viticulosus, — depressum, Cryphæa heteromalla, — tenellum, Philonotis calcarea, — riparium, Meesea longiseta, — rusciforme, Mnium rostratum, — commutatum, — serratum, — molluscum, Bryum pyriforme, — alopecurum, — pallens, — confervoides, Physcomitrium pyriforme,
Leskea polycarpa, — sphæricum,
Physcomitrium fasciculare,
Cinclidotus fontinaloides,
Orthotrichum cupulatum v.
riparium,
— aquaticus, Didymodon capillaceus, Encalypta vulgaris, Anacalypta lanceolata,
— streptocarpa, — Starkeana, Grimmia crinita, Pottia minutula,
— orbicularis, — cavifolia, Barbula rigida, Seligeria pusilla,
— fallax, Fissidens taxifolius,
— convoluta, — InCUr vus,
— revoluta, Gymnostomum tortile,
— Hornschuchiana, Phascum bryoides,
— tortuosa, — rectum,
— latifolia, — curvicollum, Trichostomum rigidulum, — patens,
— flexicaule, — alternifolium.
Or, sur ces 53 espèces, 35 au moins font complétement défaut sur les granites et les grès purs de la chaine des Vosges, dans des conditions météorologiques aussi semblables que possible; en revanche, presque toutes ces espèces sont universellement répandues sur les collines et les montagnes inférieures du Jura.
5. D’après l’ensemble des renseignements que nous avons pu recueillir, et surtout d’après nos propres observations, voici le tableau des relations qui nous semblent exister entre nos mousses et la nature chimique du sol :
Espèces franchement silicicoles. Espèces calcicoles.
Hypnum brevirostrum, Hypnum plicatum,
— albicans ? — tenellum,
— myosuroides, — Tommasinii,
— confertum, — trifarium,
— megapolitanum, — lycopodioides, — demissum, — commutatum, — Starkei, — scorpioides,
— imponens, — chrysophyllum,
Espèces silicicoles.
Hypnum callochroum,
— irriguum,
— alpestre,
— molle,
— heteropterum, Pterygophyllum lucens, Bryum alpinum,
— Duvali,
— Ludwigii,
— elongatum,
— cucullatum,
— polymorphum, Aulacomnium androgynum, Zygodon Mougeotii,
© — lapponicus, Orthotrichum urnigerum, — rivulare, — Hutchinsiæ, = rupestre,
Ptychomitrium polyphyllum, Pogonatum alpinum, Oligotrichum hercynicum, Trichostomum homomallum, Didymodon cylindricus,
. Dicranum spurium,
-- longifolium,
— fulvum,
— Starkei,
—. heteromallum, — curvatum,
— rufescens, | É ieux
— varium, :
argileux,
— Schreberi,
Espèces calcicoles.
Hypnum confervoides,
— Halleri, Myurella julacea, Leskea longifolia,
— Philippeana,
— rufescens, Cylindrothecium concinnum, Bryum Funckiïi, Mnium rostratum, Philonotis calcarea, Funaria hibernica,
— calcarea, Encalypta streptocarpa, longicolla, — rhabdocarpa,
— commutata, Barbula aciphylla ?
— mucronifolia,
— inclinata,
— revoluta,
— convoluta,
— paludosa?
— Hornschuchiana,
— vinealis,
— membranifolia,
— aloides, — ambigua, — rigida, Trichostomum, calcaire 7 NORGE, etmortier — rigidulum, des nurs,
— glaucescens,
Espèces silicicoles.
Dicranum squarrosum,
— polycarpum, Campylopus fragilis, Cynodontium Bruntoni, Weisia crispula,
— denticulata,
= en.
Gymnostomum rupestre,
— tortile, Blindia acuta, Brachyodus trichodes, Schistostega osmundacea, Grimmia Schultzi,
— elatior,
— contorta,
— commutata,
— ovata,
— leucophæa,
— conferta,
— Donniana,
— montana,
— Hartmanii,
— torquata, Rhacomitrium patens,
— aciculare,
— protensum,
— fasciculare,
— heterostichum,
— sudeticum,
— microcarpum,
— lanuginosum, Hedwigia ciliata, Hedwigidium imberbe, Campylostelium saxicole,
Espèces calcicoles.
Didymodon inclinatus, Anacalypta lanceolata,
— starkeana,
— cæspitosa,
— latifolia ?
Pottia cavifolia,
— Heimi (sel marin),
— minutula, Weisia verticillata, Gymnostomum calcareum, Seligeria tristicha,
— pusilla, Cinclidotus fontinaloides,
— aquaticus, Grimmia orbicularis,
— crinita, Phascum alternifolium,
— rectum,
-— curvicollum,
— bryoides,
— flærkeanum,
— triquetrum,
Physcomitrella patens,
Ephemerum recurvifolium, — stenophyllum, — cohærens,
Espèces silicicoles (suite).
Tetrodontium brownianum, Andreæa petrophila,
Espèces préférant les terrains si-
liceux ou en partie siliceux.
Hypnum loreum,
— umbratum,
— salebrosum,
— plumosum,
— crassinervium,
— Stokesii,
— pratense,
— sylvaticum,
— denticulatum, Leskea attenuata, Pterogonium gracile, Fontinalis squamosa, Bryum calophyllum,
— intermedium,
— marginatum,
— lacustre?
Mnium affine, Bartramia pomiformis,
— ithyphylla, Buxbaumia indusiata,
— aphylla, Diphyscium foliosum, Polytrichum commune,
— formosum,
—— juniperinum, Pogonatum urnigerum,
— Danu, Trichostomum tortile,
— pallidum,
Andreæa rupestris.
Espèces préférant les terrains calcaires, ou en partie calcaires.
Hypnum glareosum,
— campestre,
— Teesdalii,
— prælongum,
— riparium,
— CurvIpeSs
— incurvatum,
— catenulatum,
— polymorphum, Anomodon viticulosus, Leskea polycarpa,
Bryum atropurpureum,
— versicolor,
— carneum,
— arcticum,
Mnium cuspidatum,
— serratum,
— orthorhynchum?
— stellare?
Paludella squarrosa ?
Bartramia gracilis, Physcomitrium pyriforme,
— fasciculare,
— sphæricum, Encalypta vulgaris, Barbula latifolia ?
— lævipila?
— muralis (mortier des
murs),
Espèces préférant les terrains siliceux.
Dicranum undulatum ? — pellucidum, Campylopus flexuosus, Ceratodon cylindricus, , Leucobryum glaucum, Fissidens bryoides, Weisia cirrata, Gymnostomum tenue, — squarrosum, Rhacomitrium canescens.
Phascum nitidum.
Espèces préférant les terrains calcaires.
Barbula tortuosa,
— squarrosa,
— gracilis?
Trichostomum latifolium ?
— crispulum?
Didymodon luridus,
— rubellus (murs),
— capillaceus.
Dicranum virens,
Fissidens incurvus,
— taxifolius, Gymnostomum rostellatum, Seligeria recurvata, Cinclidotus riparius, Archidium alternifolium.
Espèces indifférentes à la nature du sol.
Hyÿpaum triquetrum, — squarrosum, — alopecurum, — rusciforme, — murale,
— rotundifolium, — strigosum,
— striatum,
— splendens, — populeum,
— velutinum,
— rutabulum, — rivulare,
— lutescens,
—— flagellare ?
Hypaum piliferum, — purum, — Schreberi, — stramineum, — cuspidatum, — giganteum, — rugosum, — exannulatum, — revolvens, — aduncum, — fluitans, — filicinum, — uncinatum, — molluscum, — Crista-castrensis,
Hypnum cupressiforme,
— fertile,
— fastigiatum, — palustre,
nitidulum,
— oligorrhizum ?
— elodes ?
— polygamum ?
— nitens,
— stellatum,
— tamariscinum,
— delicatulum,
— abietinum,
— minutulum ?
— dimorphum ?
Leskea sericea,
— myura, Homalia trichomanoides, Climacium dendroides, Cylindrothecium cladorrhi-
zans, Antitrichia curtipendula, Neckera crispa, Pterogonium filiforme, Fontinalis antipyretica, Bryum roseum,
— erythrocarpum,
— pallens,
— turbinatum,
— pseudotriquetrum,
— obconicum?
— cæspititium,
— capillare,
— crudum,
Bryum pallescens,
— torquescens,
— bimum,
— pyriforme,
— albicans,
— Lierii,
— inclinatum,
— pendulum, Mnium medium,
— hornum,
— punctatum, Aulacomnium palustre, Meesea longiseta,
— tristicha,
— uliginosa, Timmia austriaca ?
— megapolitana ?
Philonotis fontana,
— marchica, Bartramia Halleriana, Catoscopium nigritum, Funaria hygrometrica, Encalypta ciliata, Orthotrichum anomalum, Polytrichum piliferum,
— gracile, Pogonatum aloides, Atrichum undulatum,
— angustatum ?
— tenellum ?
Barbula ruralis,
— subulata,
— unguiculata,
— convoluta ?
Pottia truncata,
Dicranum Schraderi, Weisia viridula, — palustre, — Mmucronafa, — scoparium, Systegium crispum, — subulatum ? Les Splachnées, = cerviculatum, Grimmia pulvinaia, Ceratodon purpureus, — apocarpa, Campylopus turfaceus. Tetraphis pellucida, Trematodon ambiguus ? Phascum subulatum, Fissidens exilis ? — palustre?
— bryoides ? — cuspidatum, — adianthoides ? — muticum, — osmundioides, Ephemerum serratum,
Nous recommandons ces listes à l'attention des bryologues, et nous les prions de vouloir bien les contrôler dans les localités qu’ils sont à même d'explorer avec soin. Comme nous l’avons insinué déjà, ce contrôle exige beaucoup d’exactitude. Il ne suffit pas d'indiquer l’étage géologique d’une manière générale, il faut faire l'analyse chimique du sol ou des roches sur lesquels se trouvent les mousses que l’on observe; il faut tenir compte des mélanges accidentels qui peuvent se produire dans une foule de circonstances. Ce n’est qu'en procédant avec cette rigueur vraiment scientifique, qu’il sera possible d'arriver à des conclusions définitives.
Ch. EV. — Appendice. De la dispersion des mousses de l'Est hors des limites de notre circonscription.
Art. 1°".— Dispersion de ces mousses en Europe.
Un très petit nombre d'espèces n’ont pas encore été rencontrées jusqu'ici hors de nos limites. Ce sont :
Bruchia vogesiaca — Au Hohneck.
Hypnum curvipes — Dans un étang desséché près de Deux- Ponts.
saxatile — Rochers de grès, à Wasenbourg, près Niederbronn.
scleropus — Vallée de Massevaux.
La plupart de nos mousses ont une assez large dissémination en Europe. Il serait fastidieux de reproduire ici les tableaux que nous avons dressés dans le but de préciser ces rapports de dispersion. Voici le résumé de nos recherches à cet égard.
Nous avons dans notre région de l'Est :
8 espèces de mousses très rares (RR),
rares (R),
assez rares (AR), assez communes (AC), communes (C),
tres communes (CC).
Si on examine le degré de fréquence de nos mousses, à l’intérieur de notre domaine floral, et abstraction faite de leur dispersion dans le reste de l’Europe, on arrive à des conclusions
notablement différentes.
On constate alors dans notre circonscription : 84 espèces très rares (RR),
rares (R),
assez rares (AR),
assez communes (AC), communes (C),
très communes (CC) (1).
(4) 11 est bon d'observer que ces indications générales exigent des correctifs et des explications qui se trouvent dans la partie descriptive de cet ouvrage, lorsqu'il est question de chaque espèce en particulier. Certaines mousses, en effet, peuvent être communes ou répandues dans toutes les Hautes-Vosges et manquer totalement dans le Jura et réciproquement plusieurs espèces, telles que les Hypnum Halleri, Bartramia OEderi, Didymodon capillaceus, sont communes dans le Haut- Jura, tandis qu’elles font presque complétement défaut dans le système des Vosges. Il y a plus, un grand nombre d'espèces sont communes
sur tous nos terrains siliceux, mais nese trouvent jamais sur les calcaires ;
d’autres, au contraire, ne passent pas du calcaire sur les terrains si-