HYPNUM OAKESII
ridies (12—15) oblongues; paraphyses un peu plus longues. — Mat. février-mars.
R. Sur les pierres dans les forêts des montagnes élevées, ne descend guère au-dessous de 700 m.; ca et là dans les Hautes-Vosges : Retournemer (Mougeot), Hohneck, Rotabac, entre Clefcy et le Valtin (B.); Pleinfaing, commune de Rochesson (Pierrat), Champ-du-Feu (Schimp.). Haut-Jura : Creux-du-Vent (Schimp. et Lesquereux), Nôle (Reuter).— Haute-Savoie (Puget), Alpes du Dauphiné (Ravaud), Pyrénées (Spruce), Tarn (M.-D, J.).
00. Une seule nervure alteignant ou dépassant le milieu des feuilles. (E. 6—12.)
a Des feuilles accessoires. Fleurs dioïques. (E. 6—7.)
6. Hypnum Oakesii Sulliv. in Gray, Man. of Botany, 1848; Hylocomium Oakesii Sch. corol. et syn.; Hyl. fimbriatum Sch. Bryol. eur. t. 489; Hypnum pyrenaicum Spruce.
Tige à la fin déprimée et dénudée, sans radicules, émettant des branches plus ou moins élevées, procombantes, pennées ; rameaux souvent arqués, brièvement atlénuës, peu denses. Touffes peu élevées, d’un vert assez clair, passant au jaunâtre. Long. des tiges 6—8 centim. Feuilles moyennes dressées, làchement imbriquées, largement oblongues, concaves, contractées à la base, à peine décurrentes, terminées assez brusquement par un acumen médiocre, large, à demi-tordu, fortement plissées (2—3 plis profonds), garnies de grandes dents sur le contour du tiers supérieur, un peu ondulées aux bords, munies d’une nervure qui atteint le milieu, ou plus rarement d’une nervure bifurquée, à branches courtes. Long. 2—2 172 millim., larg. 1—1 172. Cellules moyennes linéares, flexueuses, atténuées aux extrémités, 10—192 fois aussi longues que larges, les supérieures et les inférieures un peu plus courtes, du reste semblables. Feuilles accessoires abondantes, développées, laciniées, très divisées. « Folioles intimes de l’involucre femelle presque engainantes, étroitement acuminées, courbées en dehors, fortement dentées. Capsule isolée, ovale, renflée, horizontale, brune; opercule surmonté d’une papille plus ou moins développée et courbée. Péristome comme dans le 4. umbratum. » — D’après M. Schimp. Syn. Maturité pendant l'hiver. Fructifie très rarement,
RR. Haut-Jura : Chasseron (Schimper) 11 faudra rechercher cette es- RSA LUS L pèce, dans nos Hautes-Vosges, sur les rochers élevés, aux lieux herbeux, dans les escarpements des régions inontagueuse supérieure et alpestre. — Alpes du Dauphiné : Revel, Lac Cœuryet (Ravaud), Pyrénées (Spruce). Ë ) ) E
186 1° GENRE : HYPNUM.
7. Hypnum plicatum Schleich. Crypt. Helv. exsice. c. 4, n° 27; Schwægr. Suppl. 1, p. 2, p. 301; Stirp. n° 5%; Brachytecium plicatum Bryol. eur. t. 255 : Piychodium plicatum Sch. Syn.
Tige couchée, garnie çà et là de paquets de radicules purpurines , divisée en plusieurs branches également couchées, divergentes, dont chacune est irrégulièrement pennée; rameaux rares et courts à la base de l’inrovation, plus grands et rapprochés vers le milieu, brièvement atténués, aigus, couchés sur le contour des touffes, dressés-arqués au milieu. Plantes formant des plaques étendues et serrées, d’un vert passant au jaunûâtre et au brun. Long. des tiges 10—192 centim. Feuilles moyennes largement ovales-oblongues, finement acuminées (acumen un peu tordu), imbriquées à l’état sec, lâches, un peu étalées par l'humidité, parfois légèrement homotropes suriout vers l’extrémité des rameaux, munies d’une nervure qui s’avance jusqu’à l’acumen, et, de chaque côté, de deux plis irréguliers ; bords étroitement révolutés, entiers, l’acumen seul est finement sinuolé-denticulé. Long. ? 1792 millim., larg. 1 174. Tissu assez épais ; cellules basilaires sur un espace oblong vers les angles, plus grandes, carrées, d’un vert jaunâtre ; les autres linéaires, flexueuses, très étroites, atténuées, 10—15 fois aussi longues que larges , remplies de “chlorophylle. Feuilles accessoires “rès nombreuses, de formes variées, oblongues, lancéolées, linéaires, subulées, entières, bifides, etc.; en “général très petites et le plus souvent linéaires ou subulées. Fleurs femelles ; 18—20 folioles imbriquées , légerement étalées au sommet, lisses ; les externes ovales-acuminées, les moyennes et les supérieures oblongues-lancéolées, assez brièvement, mais finement acuminées, longuement nerviées ; archégones 10—15; ; paraphyses filiformes, longues, très nombreuses. Vaginule cour te, chargée des débris de a fleur. Pédicelle dressé ou oblique, pourpre, fortement tordu vers la droite dans sa moitié supérieure. Long. 15— 20 millim. Capsule oblique ou subhorizontale, ferme, lisse, oblongue, bombée, légèrement arquée, d’un rouge foncé, sans col distinct. Long. 2 millim., diam. 1. Opercule conique, aigu. Un anneau composé d’une seule série de cellules. Péristome orangé : dents assez larges, lancéolées-acuminées, denticulées sur les bords, sans ligne dorsale bien distincte, finement lamellifères ; à lanières internes lancéolées. aiguës, étroitement ouvertes sur presque toute la longueur de la carène; cils rudimentaires. Fleurs mâles petites, ovales; environ 8 folioles largement ovales, concaves, finement Jeuminces, hyalines, énerves; 10—15 anthéridies oblongues, assez longuement pédiculées ; quelques paraphyses courtes, peu nombreuses. — Mat. février-avril. Fructifie rarement.