‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 60 sur 395 · HYPNUM ALBICANS · texte numérisé non relu

HYPNUM ALBICANS

sées vers la base de l’acumen. Archégones 15—20 ; paraphyses plus longues, filiformes, nombreuses. Vaginule oblongue-subcylindrique, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé flexueux, pourpre ; long. 25—30 mill. Capsule brune, à la fin noire, pelile, horizontale ou oblique, arrondie à la base, brièv' ovale, bombée, un peu reserrée sous l’orifice ; long. 1 {12 mill., diam. 3j4 mill. Opercule assez grand, élevé, conique aigu. Anneau composé de deux séries de petites cellules. Péristome : dents lancéolées-acuminées, purpurines, lamellifères sur les deux faces, étroitement marginées ; membrane interne d’un beau janneorangé; lanières étroites, finement acuminces, longuement ouvertes sur la carène; 2-3 cils noduleux, fins et longs. Spores jaunâtres, finement papilleuses. F1. mâles, petites ; fol. (12—15) largement ovales, finement acuminées, imbriquées, énerves, à exception des externes ; authéridies (10—20) oblongues, petites; paraphyses plus longues, peu nombreuses, relativement épaisses surtout vers l’extrémité. Mat. février-mars. Très rarement fertile.

C. dans les plaines d’alluvion et sur les collines sablonneuses, aux lieux arides, découverts, parmi les bruyères, sur les murs de terrassements, dans toutes les Hautes-Vosges, à l’exception de la région supérieure, sur le granite et les grès, moins commun dans les Basses-Vosges ; fertile à Bruyères (Mougeot), à Rochesson (Pierrat), à Waldmohr (Schultz). Cette espèce suit fort loin les alluvions siliceuses des bords de la Meurthe et de la Moselle, Lesquereux l'indique aussi dans les lieux sablonneux du Jura, au bord des routes et des chemins creux, sans indiquer de localités précises. Assez répandu dans tous les terrains siliceux du reste de la France : Dauphiné (Ravauu), H'°-Vienne (Lamy), Aude (Roumeg.), Tarn (M.-D. J.), environs de Paris (Chevallier).

12, Hypnum salicinum MN. Boul.; Brachythecium salicinum Bryol. eur. t. 548.

« Plante monoïque, grèle, soyeuse, semblable au Hyp. velutinum, mais plus petite. Tige rampante, pennée ramuleuse. Feuilles de la tige un peu espacées, homotropes, les autres étalées, toutes ovales ou oblongues, rétrécies lancéolées, munies de deux plis superficiels et d’une longue nervure, révolutées et subdenticulées aux bords, du reste molles et d’un vert pâle. Pédicelle court; capsule horizontale, courte, ovale renflée ; opercule d’un grand convexe, brièvein' et obtusément apiculé. Anneau et péristome du Æyp. velutinum. » Descrip. de M. Schimper Synops. p. 535.

Espèce très rare trouvée en 1822 par Kneiff sur des troncs de saules à demi pourris, près de Strasbourg ;—signalée à la montée du Mont-Cenis, au pied des arbres pourris, par MM. Bescherelle, Le Dien et Roze (1863).

192 1°" GENRE : HYPNUN.

Le H. collinum Schleich. (Brachythecium . Schimp ) des Hautes- Alpes de la Suisse et de la Rhétie est également voisin du A. velutinum. Il est caractérisé par sa tige rampante, radiculeuse ; ses rameaux courts, ascendants, plus grêles, subjulacés; ses feuilles plus larges, ovales-acuminées, imbriquées, dentées sur tout le contour; les fol. involucrales énerves, brusquement contractées au sommet, puis acuminées, dentées , dressées, imbriquées; par la capsule petite, très courte, fortement bombée; par l’opercule convexe brièv‘ apiculé. Fleurs monoïques. Il croît sur la terre, les pierres et dans Les fissures des rochers,

++ Opercule surmonté d’un bec bien distinct, généralement long et fin. (Esp. 13—25.)

o Feuilles moyennes munies d’une nervure unique, facilement visible, qui atteint ou dépasse le milieu. (E. 13—22.)

a Plantes émettant des stolons grèles, exactement rampants ou souterrains, chargés de paquets de radicules et garnis de feuilles spéciales plus petites, squamiformes. (E. 13—16.)

13. Hypnum alopecurum Linn. Sp. pl.; Stirp. n° 144 ; Thamnium alopecurum Bryol. eur. t. 518; Isothecium alopecurum Wils. Bryol. brit. p. 324.

Tige émettant de la base des jets stoloniformes, chargés de radicules abondantes, ou seulement fixés de distance en distance, garnis de feuilles espacées squamiformes ; arrivés à un point convenable, ces stolons se redressent et émettent latéralement des bourgeons qui donnent naissance à des tiges dressées ou inclinées, robustes, d’abord longuement simples, et garnies de petites feuilles distantes, puis très divisées irrégulièrement, bi-tripennées ou fasciculées ; tous ces rameaux très rapprochés se disposent plus ou moins selon une même surface convexe penchée. Les tiges dressées atteignent jusqu'à 8—12 centim.; fréquemment l’extrémité des rameaux en contact avec le sol s’enracine pour produire de nouveaux stolons. Plante d’un aspect dendroïde très caractérisé, formant de larges touffes raides d’un vert très foncé. Feuilles des stolons päles, sans chlorophylle, appliquées ou étalées, ovales-triangulaires, brièv' acuminées, un peu plissées, nerviées jusqu’au sommet; bords superficiel‘ denticulés ; long. 1 112—2 mill., larg. 1—1 112 m. Celluies linéaires, tronquées obliquement, 4—6 fois plus 1. q. 1. Feuilles moyennes des rameaux ovales aiguës, les extrêmes lancéolées, très peu décurrentes, sans oreilleites, concaves, étalées-dressées, lâchement imbriquées, munies d’une nervure forte, dentelée, qui s'éteint immédiatement au-dessous du sommet; bords droits, garnis de dents croissant de la base au sommet de la feuille,

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