‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 68 sur 395 · HYPNUM SPLENDENS · texte numérisé non relu

HYPNUM SPLENDENS

cils noduleux, plus ou moins cohérents. Coiffe grande, persistante, descendant jusqu’au-dessous du milieu de la capsule. Fleurs mâles sur une plante spéciale, très nombreuses sur les rameaux principaux, pédicellées, rouges; 8—12 folioles largement ovales, énerves , imbriquées, finement acuminées (acumen subtubuleux) : ; 8—10 anthéridies oblongues ; paraphyses grêles un peu plus longues. — Mai.

CC. Partout, dans les bois, où elle couvre de grands espaces de ses touffes profondes, lâches, élastiques, jaunâtres ; se retrouve sous une forme plus grêle et stérile dans quelques prés humides.

b. Pas de feuilles accessoires; innovations déprimées; des radi-

cules. (E. 24—25 )

24. Hypnum depressum Bruch, Regensb. Bot. Zeit., 1824, . 163; Rhynchostegium depressum Bryol. eur. t. 512; Stirp. n° 1414.

Tige procombante ou couchée, garnie de radicules, émettant des rameaux procombants, atténués. Plante formant de petits gazons plus ou moins denses, d’un vert clair ou jaunâtre, brillant. Long. des tiges 2—3 centim. Feuilles assez rapprochées, lisses, concaves, ldchement dressées-imbriquées, oblonques-lancéolées, médiocrement et largement acuminées, garnies sur presque tout le contour de dents superficielles, un peu plus grandes vers le sommet; des traces, à la base, d’une nervure bifurquée, courte; cellules linéaires, alténuées aiguës, à parois minces, 10—15 fois aussi longues que larges ; les basilaires, aux angles, médiocres, carrées, peu neltes et peu nombreuses, ne formant pas d’oreilleltes distinctes. Long. 1 174 millim., larg. 172 millim. Folioles de l’involucre 8—10, làchement imbriquées, dressées, sans plis ni nervure; les externes ovales-oblongues, aeuminées, entières; les intimes (3—4) plus allongées, oblongues, à demi engainantes, plus longuement acuminées, dentées-incisées à la base de l’acumen; 6--8 archégones ; quelques paraphyses filiformes aussi ou plus longues. Vaginule oblongue, pâle ou brune. Pédicelle rougeâtre. Long. 6—12 millim. Capsule horizontale ou oblique, petite, oblonque, bombée, rétrécie sous l’orifice, plus ou moins arquée, munie d’un petit col, Opercule convexe-conique, longuement et finement acuminé. Dents du péristome fortement lamellifères ; lanières internes entières ou à peine ouvertes sur la carène; 1—3 cils, parfois imparfaits. Fleurs mâles sur une plante distincte nombreuses ; 6—8 folioles orbiculaires, énerves, brièvement acuminées, concaves, imbriqnées ; anthéridies, 6—10, petites ; paraphyses grêles, rares, — Hiver,

208 1% GENRE : HYPNUM.

RR. Sur les pierres et les rochers ombragés des collines ou des montagnes inférieures; sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Bruch); dans plusieurs vieux châteaux ruinés des Voszes et de la Forêt-Noire (Schimp. }; sur les rochers du calcaire jurassique, à Vouxey, près de Neufchâteau (B.); sur le porphyre, au Mont-Tonnerre (Gümbel); sur le grès vosgien, près de Sarrebrück (Winter). Il serait intéressant d'examiner attentivement la nature chimique du support de cette espèce. Sa présence sur des rochers siliceux en Alsace ne pourrait-elle pas s'expliquer par des alluvions calcaires superficielles ?

25. Hypnum demissum Wils. Engl. bot. suppl. t. 2740; Rhynchostegium demissum Bryol. eur., t. 507; Stirp. n1919;

Tige exactement couchée, finissant par se dénuder à la base, peu radiculeuse, divisée en plusieurs branches couchées ou procombantes, garnies inégalement de petits rameaux arqués ou flexueux. Plante formant des gazons peu étendus, d’un beau vert soyeux. Long. des tiges, 3—5 centim. Feuilles rapprochées, dressées, lächement imbriquées, souvent un peu homotropes, lancéolées-oblongues, concaves, médiocrement acuminées, présentant des traces plus ou moins distinctes d’une faible nervure; bords entiers, à peine sinuolés vers le sommet (2—5 dents très faibles), étalés, sans être vraiment révolutés. Long. 1 174—1 172 millim., larg. 172 millim.; cellules linéaires-flexueuses, atténuées, subaigués, renfermant des grains nombreux de chlorophylle, 8—10 fois aussi longues que larges; aux angles, à la base, quelques cellules molles plus grandes forment de petites oreillettes. Involucre radicant; 8—10 folioles ; les inférieures ovales-acuminées, courtes, étalées ; les supérieures dressées-imbriquées, plus allongées, lancéolées, insensiblement rétrécies-acuminées, faiblement ou nullement nerviées, révolutées aux bords ; archégones, 5—6 ; paraphyses rares et très courtes. Vaginule oblongue, renflée. Pédicelle pourpre, dresséflexueux. Long. 10—15 millim. Capsule subhorizontale, oblongue, petite, munie à la base d’un col atténué peu distinct, reserrée sous l’orifice. Long. 1—1 172 millim., diam. 172—278 millim. Opercule grand, conique, terminé par un long bec. Pas d’anneau. Péristome grand, convexe : dents très fortement lamellifères au milieu de la face interne ; lanières entières ou à peine ouvertes sur la carène; 1—3 cils noduleux, ordinairement courts. Fleurs mâles sur la même plante, — Hiver.

RR. Sur des rochers humides et ombragés près d’Offweiler, non loin de Niederbronn, dans le Bas-Rhin (Schimp.); sur le grès vosgien à Elmstein (F. Schultz) ; se retrouve aussi en Angleterre, en Irlande et dans l’Amérique du Nord.

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