HYPNUM POPULEUM
nombreuses ; 10—192 fol. ; les externes et les intimes ovales aiguës, énerves; les moyennes ovales, longuement et finement acuminées, légèrement denticulées, munies d’une faible nervure, homotropes par la courbure de l’acumen; 8—12 anthéridies médiocres; paraphyses un peu plus longues, grêles, peu nombreuses. — Hiver.
C. partout, à toutes les altitudes et sur tous les terrains; à la base des troncs d’arbres, sur les pierres, dans les fissures des rochers, etc. Lesquereux cependant ne l'indique, dans le Jura, que sur les blocs granitiques, dans les haies. Les variétés que furme cette espèce sont difficiles à bien isoler; elles passent de l’une à l’autre par une foule d’intermédiaires.
Voici les principales :
a. vulgare Nob. — C’est la forme type, à laquelle nous réunissons les var. b. majus et c. longisetum du Bryol. europæa. Plante assez robuste ; tige et branches principales arquées-procombantes ; rameaux ascendants, allongés, atténués ; tapis d’un vert plus ou moins foncé ou olivâtre; feuilles dressées-étalées en tous sens. Croît sur les rochers ombragés et les troncs d’arbres.
b. attenuatum Schimp. — Rameaux grèles, atténués, courts (5—8 millim.), dressés. Feuilles étroites, lancéolées, longuement acuminées. Plante formant à la base des arbres de petites touffes d’un vert soyeux. Pédicelle papilleux du milieu jusqu’à la capsule.
c. rufescens Schimp. — Plante raide; rameaux dressés ou obliques, à peine atténués, courts; tapis denses jaunâtres, brillants. Feuilles étalées-dressées, oblongues-lancéolées , longuement acuminées; la nervure s’éteint dès l’acumen. Croît sur les pierres humides dans les rigoles exposées au soleil.
d. subfalcatum Schimp. — Rameaux dressés-arqués, atténués ; feuilles ovales-oblongues, homotropes, concaves. Pédicelle papilleux au sommet seulement. Troncs d’arbres.
00. Nervure unique atteignant ou dépassant le milieu de la feuille, mais s’arrétant loin du sommet. (E. 28—35.)
* Feuilles lancéolées, ou étroitement ovales-lancéolées, longuement et finement acuminées ; pédicelle rude dans toute salongueur. (E. 28-29.)
28. Hypnum velutinum Linn. Sp. pl.; Stirp. n° 835 et n° 333 (Hypnum intricatum Hedw.); Brachythecium velutinum Bryol. eur. t. 538; Billot, exsice. cont. n° 3985,
Tige grêle, flexueuse, couchée, fortement radiculeuse, cà et
212 1% GENRE : HYPNUN.
là simplement pennée, ou plus souvent divisée en un grand nombre de branches arquées-enlacées, irrégulièrement ramifées; rameaux fasciculés ascendants oa procombants, peu atténués. Plante formant des gazons parfois étendus. denses ou lâches, plus ou moins fournis, déprimés, d’un vert souvent jaupâtre, brillant; long. des tiges 4—6 centim. Feuilles moyennes des rameaux étroitement ovales-lancéolées, ou oblongues-lancéolées, ou lancéolées-allongées, longuement rétrécies-acuminées au sommet, arrondies à la base, puis étroitement décurrentes, lâchement dressées, élalées, parfois plus ou moins, surtout vers l’extrémité des rameaux, homotropes, munies d’une nervure assez faible qui disparaît un peu au delà du milieu, et, vers la base, de deux plis peu profonds; les bords plans sont denticulés finement de la base à l'extrémité; long. 1 173— 1 192 millim., larg. 1983—172 millim. Tissu subscarieux : cellules des angles peu nombreuses , carrées, un peu plus larges, de couleur plus foncée, jaunâtres ; les autres linéaires-flezueuses, atténuées, subaigquës, 8—10 fois aussi 1. q. L, parfois beaucoup plus allongées, 15—30 fois aussi L. q. L. Involucre radicant ; 10—15fol. entières à la base, denticulées vers le sommet, acuminées, énerves, ou quelques-unes munies d’une nervure courte et très mince; les externes ovales, les supérieures lancéolées-oblongues, allongées, à demi ou presque engaïînantes ; archégones 5—20; paraphyses filiformes plus longues. Vaginule oblongue, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, fortement papilleux dans toute sa longueur, dressé flexueux; long. 10—15 millim., tordu supérieurement vers la droite. Capsule subhorizontale, brièvement ovale, bombée, à la fin arquée, et rétrécie, au-dessous de l’orifice, à l’état sec, couleur de brique; long. 1 192—1 374 millim., diam 374—1 m. Opercule conique, élevé, aigu. Un anneau étroit. Péristome : dents d’un jaune obscur, denticulées, lamellifères; lanières lancéolées-linéaires, étroitement ouvertes sur la carène ; {—3 cils, souvent en partie cohérents, longs, noduleux. Fleurs mâles sur la même plante, nombreuses, petites, ovales ; 6—8 fol. énerves, ovales, concaves-imbriquées , brusquement et assez longuement acuminées ; anthéridies brièvement oblongues, 6—15; paraphyses plus ou moins nombreuses, grêles. — Février-mars. Cette espèce présente des variations nombreuses qui dépendent surtout du support, selon surtout qu’elle croît sur la terre ou des troncs d’arbres. La plante est plus ou moins vigoureuse ; les touffes qu’elle forme sont plus ou moins denses, d’un vert jaunâtre plus vif ou plus obscur ; les rameaux plus ou moins nombreux, déprimés ou élevés-arqués ; les feuilles plus ou moins étroites, étalées en tous sens ou homotropes; la capsule plus ou moins fortement bombée. Une forme très curieuse nous a été envoyée des montagnes de Gap par M. Borel, la capsule est tres grande et très
HYPNUM TRACHYPODIUM. 213
renflée, subglobuleuse; long. 2 millim., diam. 1 192 millim. Le Hyp. velutinum est tres voisin du H. populeum, mais il s’en distingue facilement par la nervure des feuilles qui s'arrête au milieu ou vers les trois quarts, mais ne s’avance jamais dans l’acumen ; le pédicelle est de plus toujours papilleux dans toute sa longueur.
CG. sur la terre argileuse ou sablonneuse, sur les pierres, dans les bois et les lieux ombragés, sur les troncs d’arbres, les vieilles souches. Sur tous Les terrains et à toutes les altitudes ; plus fréquent toutefois dans les plaines et les collines basses que dans les montagnes.
N.B. Le Hypnum intricatum /edw. n’est qu’une forme robuste, un peu plus touffue.
Hypaum trachypodium C. Müller Syn. t. 11, p.367; Isothecium trachypodium Brid. Bryol. univ. t. 1. P- 766.
Tige rampante, grêle, émettant des rameaux grêles, dressés ou ascendants, courts (3—6 millim.), très rapprochés. Plante formant des tapis denses d’un beau vert jaunâtre, soyeux. Feuilles moyennes des rameaux dressées, imbriquées, concaves, oblongues-lancéolées, assez brusquement et finement acuminées, fortement dentées surtout vers l’extrémilé, munies d’une nervure qui s'arrête un peu au delà du milieu; des plis superficiels. Fol. de linvolucre peu nombreuses, les intimes courtes, dilatées, presque engainantes, énerves, dentées ou même incisées au sommet, puis brusquement acuminées. Pédicelle mou, charnu, couvert dans toute sa longueur de papilles abondantes. Capsule subhorizontale, ovale-bombée, à la fin brune. Opercule convexeconique. Plante voisine du H. velutinum, monoïque. — Mat. juillet-août.
Alpes du Dauphiné : Lac Cœurzet, Grand-Veymont, sur des rochers granitiques (Ravaud).—Alpes du Tyrol, de la Carinthie et de la Suisse.
« Hypnum lutescens AHuds. Fl. Angl. p. 421; Surp. ge 334; Camptothecium lutescens Bryol. eur. t. 558.
Tige très peu radiculeuse, finissant par se dénuder, allongée, ascendante, divisée en plusieurs branches, garnies de rameauæx allongés, peu atténués, arqués, flexueux, le plus souvent dressés, espacés ou très rapprochés. Plante formant des touffes élevées, irrégulières, plus ou moins denses, d’un jaune brillant; long. des tiges 8—15 centim. Feuilles moyennes rapprochées, dressées-imbriquées, s’étalant un peu sous l’action de l’humidité, oblongues-lancéolées, ou lancéolées-allongées, non décurrentes, insensiblement rélércies, longuement et finement acuminées,
214 1% GENRE : HYPNUM.
munies d’une nervure faible qui s'arrête aux 34, et de 4—5 plis profonds, ordinairement révolutées aux bords vers le milieu, finement et superficiellement denticulées sur le contour de la base, ainsi que vers le sommet, ou parfois presque entières, légèrement sinuolées ; long. 2 172—3 millim., larg. 374—1 mill. Tissu : quelques cellules basilaires aux angles, brievement oblongues ou rhombées, ou carrées; les autres linéaires, flexueuses, très atténuées, 10—15 fois aussi L. q. L:, à parois minces. Fleurs femelles tres nombreuses le long des rameaux principaux; fol. de l’involucre nombreuses, légèrement homotropes ou dressées, oblongues-lancéolées, finement acuminées, munies d’une nervure faible, entières ou denticulées, comme les caulinaires, moins plissées ; les intimes très allongées (long. 4 millim.), très longuement acuminées, fortement dentées comme incisées vers la base de l’acumen. Vaginule cylindrique allongée; chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, tuberculeux dans toute sa longueur, dressé ou flexueux, légèrement tordu à gauche; long. 18—25 milim. Capsule oblique, parfois presque dressée, oblongue-subcylindrique, arquée, légèrement bombée, d’un brun jaunâtre, sans col bien notable; long. 1 172— 2 172 millim., diam. 8/4—1 millim. Opercule petit, coniqueélevé, aigu, apiculé ou surmonté d’un pelit bec assez variable, droit ou oblique. Un anneau pâle, mince, composé de plusieurs séries de cellules. Péristome petit, jaune; dents étroites, denticulces, lamelliferes ; membrane interne peu élevée; lanières très étroites, longuement acuminées-subulées, assez largement ouvertes sur presque toute la carène; 1—2 cils peu développés, assez fréquemment rudimentaires. Spores petites, pâles. Fleurs mâles constituant des plantules gemmiformes très petites, radiculeuses, insérées à l’aisselle des feuilles ou à la base des plantes, souvent rares et difficiles à trouver ; 8—10 fol. énerves; quelques anthéridies très petites, brièvement oblongues ; paraphyses peu nombreuses, un pen plus longues. — Févriermars.
G. dans les haies, les lieux secs incultes, les broussailles, aux bords des bois surtout, dans les plaines et les montagnes inférieures de tous les terrains.
Hypnum aureum Lagasca, Ann. de Cienc. nat. n° 14; Hypnum aurescens C. Müller; Camptothecium aureum Schimp.
Différe du ÆH. lutescens par ses tiges ou branches principales plus régulièrement pennées; rameaux plus courts et plus denses; plante moins robuste, d’un jaune d’or plus vif, feuilles plus larges, ovales-lancéolées, moins longuement rétrécies-acu-
30. HYPNUM STARKEI. 215 minées ; moins plissées, munies aux angles d’oreillettes distinctes formées de nombreuses cellules carrées, petites. Opercule conique obtus ; capsule subhorizontale, arquée.
Lieux secs et pierreux de la région méditerranéenne. Var: Le Luc (Hanry), Répenti, le Cannet, Rians (Robert, F'° Pacôme).
* * Feuilles largement ovales, assez brièvement acuminées ; pédicelle papilleux dans toute sa longueur. (E. 30—533.)
30. Hypnum Starkei Brid. Mantiss. p. 170; Stirp. n° 1030; Brachythecium Starkei Bryol. eur. +. 541.
Tige couchée, tres flexueuse , ne se dénudant pas, allongée (10—15 centim.), émettant cà et là des paquets de radicules, divisée en plusieurs branches très flexueuses , plus ou moins ascendantes, imparfaitement pennées ; rameaux arqués, atténués tout à l’extrémité. Plante formant des touffes lâches, d’un vert jaunâtre brillant à la surface, décolorées à l'iutérieur. Feuilles lâchement imbriquées, étalées, ou même arquées en dehors par le sommet, non plissées, celles des tiges largement ovalestriangulaires, médiocrement et finement acuminées (acumen à demi tordu), munies d’une nervure qui s’avance jusqu’aux 374, à la base de l’acumen, finement denticulées sur tout le contour, mais plus distinctement vers le sommet; des oreillettes convexes en dessus ; long. 2—2 172 millim., larg. 1—1 192 millim. Tissu: cellules des oreillettes molles, grandes, presque hyalines, à contours peu nets , très brièvement oblongues ; les autres linéairesatténuées, subhexagones , assez grandes, 8—15 fois aussi 1. q. 1., renfermant des grains nets de chlorophylle. Rameau fertile, à peine radicant; 15-—920 fol. ovales-oblongues, à demi engainantes, brusquement contractées et finement acuminées, énerves ; l’'acumen à peine denticulé, étalé-dressé à l’état sec, arqué en dehors par l’humidité ; archégones 6—8 ; paraphyses grêles, nombreuses, plus longues. Vaginule très courte, chargée des débris de la fleur. Pédicelle épais, dressé-flexueux, d’un pourpre foncé, très papilleux, tordu à gauche ; long. 12—95 millim. Capsule assez pelile, oblongue-bombée, arquée, sans col notable, horizontale ; long. 2 millim., diam. { millim. Opercule convexe-conique, aigu ou apiculé. Un anneau composé de deux séries de cellules. Lanières du péristome interne largement ouvertes sur la carène; 2—3 cils développés, appendiculés. Fleurs mâles très petites, ovales sur la même plante ; fol. ovales-oblongues, acuminées, énerves ; anthéridies 4—6; paraphyses grêèles, peu nombreuses. — Novembre.
R. Sur la terre, les feuilles de sapins tombées, les pierres, dans les bois des montagnes élevées, Retournemer, Bruyères (Mougcot), Ballon de Ser-
216 1° GÈNRE : HYPNUM.
vance (B.), dans la chaîne du Jura (Schimp.); Lesquereux ne l’indique pas dans son catalogue. — Pyrénées : Port de Vénasque (Jearbernat), Alpes du Dauphiné (Ravaud), de la Savoie (Paris).
Hypoum glaciale (Brachythecium glaciale Bryol. à Hautes-Alpes de la Suisse et de Salzbourg.
Plante formant des touffes molles, déprimées, d’un vert obscur; feuilles concaves, dressées-imbriquées, légèrement plissées, finement acuminées , largement ovales-lancéolées; nervure comme dans l'espèce précédente : capsule ovale, moins ‘bombée : cils du péristome sans appendices. Fleurs monoïques.
Hautes Alpes de la Suisse et de Salzbourg, indiqué au Mont-Blanc, par M. Payot
31. Hypoum rutabulum Linn. Sp. pl.; Stirp. n° 143; Brachythecium rutabulum Bryol. europ. t. 543 et 544.
Tige primaire molle, grêle, dénudée à la base, allongée (8—10 centim.), déprimée, peu radiculeuse, se partageant en plusieurs branches procombantes, garnies de rameaux dressés, légèrement arqués, assez longs, simples ou peu divisés, renflés au milieu, atténués, grêles à l’extrémité ou simplement aigus ou même subobtus. Plante formant des .touffes étendues, souvent fournies, d’un vert foncé ou clair Jaunâtre brillant, décolorées à l'intérieur. Feuilles moyennes grandes, minces, ovales, assez brusquement et médiocrement acuminées, décurrentes, concaves, lächement imbriquées, peu denses, ‘munies d’une nervure variable, simple, parfois bifurquée, s’arrêtant du tiers aux trois quarts, très finement denticulées sur tout le contour, légèrement plissées (3—4 plis peu profonds); à l’état sec, les plis deviennent plus profonds, et l’acumen se contourne ; long. 2 172— 3 millim., larg. 1 172 millim. Tissu : cellules des oreillettes peu distinctes, quelques-unes subrectangulaires, élargies et plus courtes, vertes comme les autres; les moyennes grandes, rhomboïdales allongées , flexueuses, atténuées, très aiguës, renfermant des grains épars de chlorophylle, 15—920 fois aussi L. q. I. Fol. de l’involucre ovales-lancéolées, à demi engaïînantes , énerves, rétrécies et terminées par une très longue pointe filiforme, renversées en dehors ; 35), allongés; paraphyses grèles, plus longues, très nombreuses. Vaginule cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre-foncé, fortement muriqué, légèrement tordu à gauche; long. 15—30—35 millim. Capsule subhorizontale, brièvement ovale-bombée, ou ovale-oblongue, plus ou moins arquée, sans
2 * 82. HYPNUM RIVULARE. 217 col notable ; long. 1 374—2 192 millim., diam. 3/4—1{ millim. Opercule conique, aigu, ou brièvement conique et apiculé. Un anneau composé de deux séries de cellules. Péristome : dents fortement lamellifères ; lanières internes assez étroites, très ouvertes sur presque toute la carène (ouvertures oblongues en partie confluentes) ; 2—3 cils bien développés, noduleux. Spores médiocres, d’un vert pâle. Fleurs mäles sur la même plante, assez grosses, ovales; 15—20 fol. énerves, ovales, assez longuement acuminées, entières ; 15 anthéridies ; paraphyses filiformes, nombreuses. — Hiver.
Les variations très nombreuses que subit cette plante sont comprises dans la description qui précède. Les touffes sont plus ou moins denses, molles ou raides, d’un vert foncé opaque, ou jaeunâtres brillantes; les rameaux sont plus généralement atténués, ou renflés et obtus ; les feuilles sont plus ou moins larges, plus ou moins plissées; la nervure varie notablement en longueur ; les oreillettes de la base sont formées de cellules généralement peu distinctes; le pédicelle est épais, court ou allongé ; la capsule est courte, renflée, fortement bombée ou arquée subcylindrique; l'opercule conique, aigu ou convexe-apiculé. Il nous aura suffi de signaler ces variétés, rop incertaines , trop peu stables, pour y attacher des noms.
CC. Partout, en plaine et dans les montagnes, sur tous les terrains ; dans les haies, les broussailles, au pied des murs, au bord des bois ; dans les lieux escarpés, frais et ombragés.
Hypoum rivulare Bruch Mt.; Stirp. n° 1134; Brachythecium rivulare Bryol. eur. t. 546.
Tige raide, allongée (10—25 centim.), étroitement appliquée, dénudée à la base, se partageant en branches nombreuses, ascendantes ou procombantes , pennées; rameaux nombreux, dressés ou ascendants, allongés (20—30 millim.), subaigus ou très peu atténués. Plante formant de vastes tapis raides, déprimés, passant du vert foncé au jaunâtre brillant et au brun. Feuilles fermes, rigides; les moyennes imbriquées-concaves, à l’état humide, un peu plus lâches, légèrement étalées à l’état sec, largement ovales, un peu décurrentes à la base, contractées, aiguës ou brièvement acuminées au sommet, légèrement denticulées, plus distinctement vers le sommet, très légèrement plissées, munies d’une forte nervure qui s'arrête un peu au delà du milieu. Tissu : cellules des oreillettes distinctes, presque hyalines, brièvement hexagones ou subrectangulaires, courtes, élargies ; les moyennes linéaires, allongées, atténuées , aiguës, 15—20 fois aussi 1. q. 1. ; long. 2 172 millim., larg. 1 192 millim.
218 197 GENRE : HYPNUM.
Fol. de l’involucre, 15—20, lancéolées-imbriquées , énerves , légèrement denticulées, terminées par un large acumen renversé; 10—15 archégones; paraphyses grêles, nombreuses. Vaginule oblongue chargée des débris de la fléur. Pédicelle dressé-flexueux, d’un pourpre foncé, très papilleux ; long. 20— 30 millim. Capsule subhorizontale, d’un brun foncé, ovaleoblongue, bombée, légèrement contractée à l’orifice; long. 1 172— 8 millim., diam. {1 millim. Opercule assez petit, conique, très élevé, aigu. Un anneau large composé de deux séries de cellules. Péristome élevé. Dents rougeâtres, sinuées-denticulées, lamellifères; lanières internes étroitement lancéolées, finement acuminées , longuement ouvertes sur la carène ; 2—3 cils noduleux, allongés. — Plante dioïque. Nous n'avons pas vu les fleurs mâles. Espèce très rarement fertile dans nos régions. — Février-mars.
C, sur Les pierres, dans les ruisseaux de toute la région montagneuse des Vosges; CC. dans les Hautes-Vosges; également répandu dans le Haut- Jura, surtout dans le voisinage des cascades. — D'ailleurs, dans toutes les montagnes de la France, dans les Alpes, les Pyrénées, les Cévennes, les montagnes du Centre,
Observation. Cette espèce présente aussi quelques variations. Dans les Hautes-Vosges, elle forme de très larges tapis raides, d’un jaune clair brillant ou passant au brun; les feuilles dépourvues de plis, largement ovales-oblongues, subobtuses au sommet, plus distinctement denticulées ; la nervure atteint les 3/4.—La plante du Jura (cascades de Flumen, près Saint-Claude, par exemple) forme aussi de larges tapis, mais plus généralement verts ; les rameaux sont plus dressés ; les feuilles sont plus lâches, plus molles, plus étalées, et à l’état sec plissées et comme crépues. Le tissu est plus délicat ; les cellules moyennes sont de forme linéaire-hexagonale, tronquées obliquement, aiguës, remplies de nombreux grains de chlorophylle, seulement 8—10 fois aussi 1. q. 1. Dans les forêts humides des Hautes-Vosges, cette espèce croît souvent hors de l’eau, sur le sol sablonneux et humide; dans ce cas la plante est d’un jaune clair brillant, les tiges et les rameaux s’allongent et s’atténuent vers l'extrémité; les feuilles sont plus acuminées.
33. Hypnum lIllecebrum Linn. Sp. Schwgr. Suppl. 1, 2, p. 225; Stirp. 1219; Scleropodium Illecebrum Bryol. eur. t. 057.
Tige déprimée , flexueuse, grêle, peu radiculeuse, émettant des branches assez courtes, arquées, procombantes, imparfaitement et brièvement pennées ; rameaux arqué#, cylindriques, julacés, brièvement atténués, subobtus. Plante formant de petits gazons déprimés, d’un vert jaunâtre brillant ; long. de la tige 3—5 centim. Feuilles moyennes rapprochées, étroitement imbriquées-concaves, largement ovales-oblongues, brièvement décurrentes, sans oreillelles bien distinctes à la base, rapide-