‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 92 sur 395 · HYPNUM IMPONENS · texte numérisé non relu

HYPNUM IMPONENS

céolées, aiguës, à peine dentées au sommet, évidentes, munies de deux nervures courtes. — Fructification inconnue.

Au sommet du Chasseron (Jura), sur les rochers. » Lesq. Catal.

Dans les Addenda à son Synopsis (p. 697), M. Schimper dit de cette plante qu’elle diffère du Æ. cupressiforme « par ses tiges plus grêles, subjulacées, dressées, rapprochées, par la couleur jaunâtre des feuilles, par les cellules plus courtes, moins étroites et plus läches du tissu; celles de la base rectangulaires, celles des oreillettes plus petites et plus nombreuses. »

Observations. Le H.resupinatum que Wilson et plusieurs auteurs regardent comme une espèce distincte, ne paraît être qu'une forme du H. cupressiforme, voisine de la var. filiforme, et caractérisée par ses feuilles faiblement courbées en dessous, ovales-lancéolées, munies d’oreillettes plus développées, formées de petites cellules anguleuses; la capsule est à la fin dressée, non resserrée sous l’orifice. Cette plante est répandue dans l’Allemagne du nord, dans les Iles-Britanniques, et probablement sur le littoral de la Manche, en France.

Hypnum Heufleri Juratzk., Milde. — Touffes denses, jaunûâtres, assez raides, sans radicules; branches pennées ; rameaux peu crochus. Feuilles rapprochées, plissées, ovales-lancéolées, longuement acuminées, révolutées aux bords, entières, ou faiblement denticulées au sommet; deux nervures courtes; pas d'oreillettes distinctes, mais seulement quelques cellules carrées, aux angles ; pas de feuilles accessoires. Capsule cylindrique, arquée. Opercule conique-apiculé. — Montagnes de la Silésie.

72. Hypnum imponens edw. Spec. Muse. p. 290, t. LXXVIT (mala); Bryol. eur. t. 597.

D’après Hedwig, créateur de cette espèce, elle ne diffère du H. cupressiforme que par ses feuilles plus enroulées, par les folioles de l’involucre plus longuement acuminées, réfléchies; par la capsule oblongue, dressée; par le pédicelle plus tordu. M. Schimper ajoute quelques autres caractères différentiels, dont les principaux sont : un pédicelle plus long, la capsule plus longue, exactement cylindrique, à la fin de couleur châtaigne; des folioles involucrales terminées par un acumen subulé et denté en scie; des feuilles accessoires lancéolées, lacimées, plus nombreuses et plus grandes. M. C. Müller déclare la capsule de cette espèce privée d’anneau, tandis que M. Schimper lui attribue et figure un anneau semblable à celui du Hyp. cupressiforme. D'autre part, la plante des Stirpes voges.-rhen., provenant de la localité de Bærenthal, et celle de Scanie, distribuée par Lorentz, ont des feuilles terminées par un acumen plus fiv, plus court et beaucoup moins denté que ne le figure le

Bryolog. eur. t. 597, beaucoup plus semblables, par conséquent, à celles du À. cupressiforme. Par son port, son mode de ramification, la plante de Bærenthal ressemble tout à fait à la var. f. mamillatum du H. cupressiforme. Les différences indiquées plus haut n’ont que très peu d'importance, en présence de la grande variabilité du Æ. cupressiforme, qui les reproduitpresque toutes, dans ses diverses formes ; c’est ainsi que, dans cette dernière espece, la capsule est souvent cylindrique, très faiblement arquée et presque droite. Les seuls caractères différentiels un peu sérieux que nous ayons reconnus sont dans le Æ. imponens, des feuilles accessoires, en effet, plus grandes, plus nombreuses, incisées, laciniées à la base, les fol. de l’involucre femelle plus nombreuses, un peu plus étalées; des archégones plus nombreux (20—35) que dans la plupart des formes de l’espèce voisine ; les cellules moyennes du tissu des feuilles sont aussi beaucoup plus allongées, 25—30 fois aussi 1. q. 1. Cependant nous ne sommes nullement convaincu de la légitimité de cette espèce.

M Schimper la signale fertile près de Bærenthal, derriere Ramstein, et près d’Offweiler, dans la vallée d’Espenthal en Alsace, et hors de notre région, près de Saint-Séver, dans le midi de la France et dans l'Amérique du Nord. Elle croît indifféremment, comme le H. cupressiforme, sur la terre, sur les pierres et les troncs d’arbres, dans les forêts. L'époque de maturation des capsules est la même

73. Hypnum callichroum Brid. Bryol. univ. t. Il, p. 631; Bryol. eur. t. 596; Stirp. n° 1088.

Tige déprimée, procombante, grêle, très flexueuse, molle, dépourvue de radicules, plus ou moins régulièrement pennée; rameaux rapprochés, inégaux, arqués, ascendants, crochus; touffes délicates, étendues, un peu bombées, enlacées, d’un beau vert à la surface, décolorées à l’intérieur. La tige atteint 4—8 centim. Feuilles rapprochées, molles, homotropes, fortement courbées en dessous, un peu élargies à la base (oreillettes peu distinctes), lancéolées, insensiblement rétrécies, canaliculées et longuement acuminées, concaves, sans plis, munies vers le sommet de dents rares et peu sensibles; pas de nervure ou de simples traces; long. 2 milim. environ. Cellules des oreillettes hyalines, courtes et peu nombreuses; les autres linéairesflexueuses, atténuées, allongées (15—925 fois aussi 1. q. L.). Rameau fertile, radicant; 12-—15 fol. longuement et finement acuminées (acumen piliforme); les externes ovales, les supérieures largement oblongues, demi-engaiînantes, presque sans plis, énerves, assez rapidement contractées et très finement

HYPNUM RAVAUDI. 267

denticulées au sommet; archégones peu nombreux (6—10) ; paraphyses grèles, assez nombreuses. Vaginule cylindrique, épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, flexueux ; long. 15—20 millim. Capsule horizontale, cylindrique, grêle, fortement arquée à la fin, resserrée sous l’orifice à l’état sec; long. 3—3 172 millim., diam. 374—1 millim. Opercule grand, convexe, élevé, terminé par un apicule fin. Un anneau large, composé de trois séries de cellules. Péristome: dents d’un jaune foncé, peu lamellifères, épaissies; lanières étroites, ouvertes çà et là très étroitement sur la carène ; 2—3 cils allongés, noduleux, très fins; membrane basilaire peu élevée. Fleurs mâles sur une plante distincte, petites, nombreuses ; fol. 8&—15, ovales, concaves, acuminées, énerves; anthéridies petites, oblongues, peu nombreuses (3—6); paraphyses rares.— Juin-juillet.

BR. Sur la terre et les rochers au Hohneck (Mougeot). Au Hohneck et au Ratabac, cette espèce se trouve disséminée en petites quantités dans les lieux gramineux, un peu frais et ombragés des grands escarpements — Rarement fertile.—Alpes du Dauphiné (Ravaud), Pyrénées (Jeanb.); au Feldberg, dans la Forêt-Noire, etc.

Hypoum Ravaudi N. Boul.

Tige d’abord décombante, saus radicules, pennée ou émettant des branches pennées à leur tour, redressées ; rameaux ascendants, souvent fasciculés, atténués, peu crochus; touffes d’un jaune vif, délicates, assez semblables à celles du Æ. hamulosum, mais plus raides. Feuilles rapprochées, ovales, concaves, imbriquées à la base, rétrécies en un très long acumen subulé, recourbé, enroulé, légèrement sinuolées aux bords, sans plis, munies d’une nervure bifurquée très courte; cellules basilaires carrées, anguleuses, sur un petit espace triangulaire; les autres linéaires, à parois épaisses, légèrement flexueuses, 6— 10 fois aussi 1. q. 1. Fleurs femelles nombreuses ; environ 15 fol., dont les externes sont étalées, les moyennes ovales, finement acuminées; toutes énerves, sans plis, légèrement denticulées, sinuolées ; 15 archégones; paraphyses grêles, un peu plus longues.

Alpes du Dauphiné, Villars-d’Arène, sur des rochers, au-dessus de la forêt (l’abbé Ravaud, 1861). Cette espèce ne saurait être confondue avec le Æ, hamulosum, à cause de ses fleurs dioïques; elle appartient à la section du À, callichroum, dont elle diffère, d’ailleurs, essentiellement,

268 4% GENRE : HYPNUM.

b. Feuilles subobtuses ou brièvement et largement acuminées, aiguës. (E. 74—77.)

74. Hypnum pratense Koch in Sched. Bryol. eur. t. 611; Stirp. n° 1322.

Tige molle, couchée, sans radicules, peu dénudée, émettant des branches nombreuses, diversement ascendantes, inégales, les unes grêles, atténuées, les autres plus robustes, souvent simples ou peu divisées; rameaux peu ou à peine crochus à l'extrémité ; long. des tiges 6—8 cent.; touffes molles, d’un vert clair à la surface, décolorées à l’intérieur. Feuilles assez rapprochées, ovales-oblongues, lancéolées, aiguës, concaves, faiblement homotropes, presque aplanies et rendant les branches comprimées par suite de leur disposition, planes et entières aux bords (quelques dents superficielles vers le sommet), munies à la base de deux nervures inégales très courtes, ou souvent presque nulles; long. 2—2 172 mill., larg. 394—1 m. Cellules moyennes à parois minces, linéaires-flexueuses, ou presque droites, atténuées, 10—15 fois aussi L. q. l.; celles des angles peu distinctes, renfermant de la chlorophylle comme les autres, et ne formant que des oreillettes mal délimitées. Rameau fertile, radicant; 15-20 fol.; les intimes allongées, oblongueslancéolées, terminées par un acumen médiocre, presque entières, plissées, énerves, dressées : archégones peu nombreux (3—6); paraphyses nombreuses. Vaginule cylindrique, peu épaisse, chargée des débris de la fleur. Pédicelle grêle, tres flexueux, pourpre, tordu inférieurement à gauche, et en haut vers la droite; long. 25—30 millim. Capsule petite, horizontale, subcylindrique, très arquée à l’état sec, resserrée sous l’orifice, lisse, brune ; long. 1 {72 millim., diam. 874 millim. Opercule convexe-conique. Un anneau formé de 8 séries de cellules. Dents du péristome jaunes; lanières percées d’ouvertures étroites ; 2—3 cils assez longs, en partie cohérents à la base. Fleurs mâles sur une plante distincte, ou formant, d’après M. Schimper, des plantules fixées, à l’aide de radicules, sur les tiges ou les feuilles de la plante femelle. — Juin.

R. dans les Vosges, sur le granite et les grès. Bruyères (Mougeot), Saint-Dié, Epinal (B.), sur les prairies d’alluvion arénacée humides; aux Plateaux, dans les montagnes, sur le granite, fertile (Pierrat) ; Kaiserslautern (Koch), près de Sarrebrück et entre Bitche et Wissembourg (F. Winter), sur le grès vosgien. — Aude : Pradelles, Cabardès (Roumeguère) ; Haute-Garonne : Toulouse (Jeanbernat).

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