‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 99 sur 395 · HYPNUM INCURVATUM · texte numérisé non relu

HYPNUM INCURVATUM

tières; long. 1—1 174 millim., larg. 173 millim. Cellules basilaires, carrées, distinctes, sur une bande ovale-triangulaire remontant aux bords; les autres linéaires-hexagones, flexueuses, 4—8 fois aussi L. q. 1. Rameau fertile, court, radicant; 8—15 fol. ; les intimes allongées, engainantes, brusquement et finement acuminées, sans plis, faiblement nerviées ; archégones 6— 15; paraphyses filiformes très grèles. Vaginule pâle, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle rougeâtre ; long. 10—15 millim. Capsule oblique ou subhorizontale, étroitement oblongue, plus ou moins arquée, un peu resserrée sous l’orifice; long. 1 172—2 millim., diam. 172—273 millim. Un anneau assez mince. Opercule conique, apiculé ou brévirostre. Lanières du péristome à peine ou nullement ouvertes sur la carène; 1—3 cils noduleux, développés. Fleurs mâles petites ; 8—12 fol. imbriquées, brièvement acuminées, énerves; 6—8 anthéridies oblongues, petites; paraphyses grêles, assez nombreuses.—Maijuin.

Le D' Mougeot (Statist.) l'indique au Hohneck et dans toute la chaîne des Vosges; rochers ombragés de la vallée de Münster (Blind); ruines du château de Spitzemberg, près de Saint-Dié (B.). D’après Lesquereux, cette espèce serait assez commune dans le Jura; nous l’y avons rencontrée à la Faucille et dans le vallon de Flumen, près de Saint-Claude; rochers près du lac de Joux (Cornu). — Var (Hanry), Tarn (M.-D. Jeanb.), Alpes du Dauphiné (Ravaud), Savoie (Paris, Puget), Oise (Graves).

Hypoum Rœsei Schimp. Coroll. Syn. p, 617. — Espèce voisine de la précédente ; rameaux droits; feuilles plus larges et plus courtes, brusquement et brièvement acuminées, érès concaves, entières, munies d’une nervure bifurquée plus apparente, présentant des oreillettes convexes jaunâtres aux angles. Fol. intimes de l’involucre longuement engainantes, fortement plissées, terminées par un acumen court. Opercule mamelonné. —RR, Rochers granitiques près d’Altenstein en Thuringe (Rœse).

85, Hypoum nitidulum Wahlenb. Flor. lapp. p. 370; Stirp. n° 1221; Plagiothec. nitid. Bryol. eur. t. 498.

Tige grèle, dressée, flexueuse, arquée ou procombante, s’enracinant par l’extrémité en contact avec le sol; de ce point naissent ordinairement 2—5 rameaux dressés, arqués, et aussi les fleurs ; gazons délicats, d’un vert doré brillant ; long. des branches arquées 5—10 millim. Parfois les jets procombants s’allongent et deviennent plus ou moins stoloniformes. Feuilles moyennes peu denses, légèrement concaves, lâches, étalées, ordinairement homotropes, étroitement lancéolées, insensiblement rétrécies, longuement acuminées, entières, énerves; long. 1 m., larg. à peine 194 m. Tissu uniforme : cellules linéaires-aiguës, très allongées, flexueuses; 20-—30 fois aussi L. q. 1. Rameau

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fertile, radicant ; 8—10 fol. ; les externes courtes, étalées; les intimes dressées, à demi engaïnantes, oblongues, allongées, acuminées, énerves, entières et sans plis; 4—6 archégones; paraphyses courtes et rares. Vaginule oblongue. Pédicelle grêle, flexueux, rougeâtre, d’abord tordu vers la gauche, puis vers la droite au sommet; long. 15—20 millim. Capsule oblique, à la fin horizontale, oblongue, à peine arquée, munie d’un petit col, atténuée à la base, à la fin dilatée à l’orifice. Long. 1—-1 174m., diam. 172. Opercule convexe-conique, brièvement et obtusément apiculé. Un anneau étroit. Péristome pâle; lanières à peine ouvertes sur la carène ; 1—2 cils médiocres. Fleurs mâles très petites; 4—5 fol. oblongues-acuminées ; 2—6 anthéridies courtes, très petites; paraphyses grêles, rares. — Eté.

R. Dans les forêts, à la base des troncs d’arbres et sur la terre : Tanache, Hohneck, dans les Vosges (Mougeot, Statist. sous le nom de Hyp. pulchellum Dicks.); à la Vaux, dans le Haut-Jura (Lesquereux).— Alpes de la Savoie : Lassôsaz (Paris) ; du Dauphiné : La Moucherolle, Villardde-Lans (Ravaud); Pyrénées : val d’Esquierry (Jeanbernat).

Hypoum pulchellum Dicks.; Plagiothecium pulchellum Bryol. eur. t. 497.

Plante très voisine de la précédente , à laquelle plusieurs auteurs la réunissent. M. Schimper la sépare, à cause de ses feuilles plus larges, plus concaves à la base, moins aplanies, des fleurs mâles agrégées, de la capsule plus étroite, subcylindrique, à la fin dressée, ne se dilatant pas à l'orifice.

Savoie : Margériaz (Paris), Dauphiné (Ravaud), Pyrénées (Jeanbernat).

C. Feuilles aplanies-distiques. (E. 86—88.) +. Feuilles ridées en travers. (E. 86.)

86. Hypnum undulatum Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 45; Plagiothecium undul. Bryol. eur. t. 506.

Tige pâle, couchée ou procombante, molle, se fixant à l’extrémité par des radicules, presque simple, ou émettant par innovation 3 ou 4 rameaux vers l’extrémité; long. 10—12 centim. Plante d’un vert pâle blanchâtre, vivant isolée ou ne formant que des touffes très lâches, déprimées, au milieu d’autres mousses. Les rameaux qui ne s’enracinent pas restent obtus. Feuilles moyenues grandes, celles des faces inférieure et supérieure de la tige appliquées, aplanies ; les latérales pliées en deux et éta-

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