COMPASSION
A M. Jules Vire.
A supposer que le bonheur Pour un instant nous fût possible, Encor nous faudrait-il un cœur Au mal des autres insensible.
Or, je sais si peu m' isoler De tues compagnons de misère Que je ne puis me consoler De leur malheur, que j'exagère.
Plus d'un même est indifférent A son propre sort, qui m'attriste.
Je porte en mon cerveau souffrant Plus de douleurs qu'il n'en existe.
Rien ne me viendra délivrer
De mes angoisses, de mes transes :
Comment oserais-je espérer
Un terme à toutes les souffrances ?
Muse et Muselle.
A VËUGLEMENT
Tu n'es pas sans avoir parfois l'inlention, ChrétieQ, de conformer ta vie à ta croyance
mots plus qu'humains « charité, bienfaisance s ■sent ion cerveau comme une v'ision,
oilà parti, grisé d'ambition, ■oulevé d'orgueil, bouffi d'outrecuidance, e substituer, homme, à la Providence 3r ce grand rôle avec conviction.
)n impulsion, insouciant du reste 1
lans ton égoïsnic au moins sois plus modesie,
i seul es ta dupe, ô frère ! Souviens-toi,
re unique but est le bonheur d'un autre, aut que ce bonheur, homme île trop de foi, lit à sa façon, cl non pas à la nôtre.
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