SUPPLIQUE
Vous n'avez point d'ami ; je n'ai pas de maîtresse. Si vous voulez unir ce double isolement, Vous me retirerez d'un gouffre de détresse ; Je vous prodiguerai tous les soins d'un amant.
Vos jours s'écouleront, doux comme une caressé ; Je saurai deviner votre moindre désir ; Je vous épargnerai l'excès de ma tendresse De peur de vous causer l'ombre d'un déplaisir.
Content de vous aimer, même sans vous le dire. Et de vous regarder dormir ou respirer, J'aurai tant de bonheur rien qu'à vous voir sourire Et j'aurais tant de deuil rien qu'à vous voir pleurer!
Oserai- je espérer que mon offre vous tente?
En échange de tout vous ne donnerez rien !
Un regard suffira pour conclure l'entente :
Que vos yeux adorés me disent : « Je veux bien ! »
Tendresses* î79