‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 24 sur 188 · LE CHANT DES NATIONS · texte numérisé non relu

LE CHANT DES NATIONS

Tous les captifs qui sur la terre Courbaient leur front Font relevé Pour commencer la grande guerre, Par qui leur droit sera sauvé.

Ils ont fait ranger à leur tête Les hommes libres leurs aînés.

Qui s'en vont calmes à la fête Devant ces lions déchaînés.

Le jour des grands destins se lève Au son du cuivre et du tambour, guerre 1 c'est ton dernier jour !

Le glaive brisera le glaive.

Et du combat naîtra l'amour.

Chaque patrie envoie un nombre

De combattants pris au hasard

Parmi ceux qui souffraient dans l'ombre :

Ah ! ils se sont levés trop tard !

Mais leur colère amoncelée

Fera d mi coup rompre leurs fers,

Ce chant a été publié en 18^ sans musique, à la suite d'un poème éê rauteur intitulé : Fm ue la Poiugxe, chez G. de Gonel, rue des Boaux-Artt.

Et Ton verra dans la mêlée

Quels maux leurs grands cœurs ont souf erts.

Le jour des grands destins se lève Au son du cuivre et du tambour.

guerre ! c'est ton dernier jour !

Le glaive brisera le glaive, Et du combat naîtra Tamour.

Les couleurs de mille bannières Flottant au front des légions Rappellent aux yeux les frontières Qui séparaient les nations; Mais, r espérance étant commune.

Ces bannières vont se mêlant :

Ces nations n'en font plus qu'une Sous le drapeau bleu, rouge et blanc.

Le jour des grands destins se lève Au son du cuivre et du tambour.

guerre! c'est ton dernier jour!

Le glaive brisera le glaive, Et du combat naîtra Tamour.

Faut-il que la foule avilie

D'un seul orgueil soit TinstrumenU

Et que son échine assouplie

Redoute un brutal châtiment !

Ce n'est point ainsi qu'on nous mènCi

On n'emprisonne pas le feu.

Et rimmortelle race humaine

Porte en ses flancs l'âme de Dieu.

Le jour des grands destins se lève Au son du cuivre et du tambour.

guerre ! c'est ton dernier jour !

Le glaive brisera le glaive.

Et du combat naîtra l'amour.

Sur son beau cheval de bataille,

Ci CHANTS ET POÉSIES

Le despote accourt furieux :

La fusillade et la mitraille Pleuvront au signe de ses yeux.

Marchons en colonne serrée Sur son armée au sombre aboi d.

Lentement, comme la marée, Entre les écueils de son bord.

Le jour des grands destins se lève Au son du cuivre et du tambour.

guerre ! c'est ton dernier jour !

Le glaive brisera le glaive, Et du combat naîtra Tamour.

Il voudrait encor nous voir vivre Enchaînés comme les démons.

Nos ossements, comme le givre.

Blanchiront la plaine et les monts Avant cette honte suprême De subir son joug détesté, liieu seul est grand, il veut qu'on Taime Et qu'on le serve en liberté.

Le jour des grands destins se lève Au son du cuivre et du tambour.

guerre ! c'est ton dernier jour 1 Le glaive brisera le glaive, Et du combat naîtra 1 amour.

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