‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 48 sur 188 · LE CERF · texte numérisé non relu

LE CERF

Le cerf est venu boire Sous les coudriers verts; Cors d'argent, cors d*ivoire, Sonnez vos plus doux airs.

Il paissait là, superbe, Sous les verts coudriers; On voit encor dans Therbe La trace de ses pieds.

On dit que les laveuses Souvent ont pu le voir En allant, mâtineuses.

En allant au lavoir.

Battez colline et plaine.

Page, écuyer, piqueùr!

La dame châtelaine Tient le prix du vainqueur.

C'est une écharpe blanche Où ses mains ont tracé.

En couleur de pervenche, Son chiffre entrelacé.

Ilurra ! voici la béte, La béte au pied léger :

Sa ramure rarrète, Le cerf est en danger.

Allons, meute altérée, Mets le cerf aux abois.

Et poursuis la curée Jusques au fond des bois !

Il faut qu'il tombe et meure!

Point de pitié pour lui, Pas même quand il pleure»

Au chant de Thallali !

Le LAvoin

Tous les jours, moins le dimanche, On entend (bis) le gai battoir fiattre la lessive blanche Dans Teau verte du lavoir.

Une rigole en vieux chêne Au lavoir amène Teau De la colline prochaine Où se tient caché Técho^ L'écho qui jase et babille Et redit tous nos lazzis ; Car nous lavons eu famille Tout le linge du pays.

Tous les jours, moins le dimanche, On entend (bis) le gai battoir Battre la lessive blandie Dans Teau verte du lavoir.

La margelle est une pierre Aussi lisse qu'un miroir; Un vieux toit fourni de lierre Tient à Tabri le lavoir; De riris les feuilles vives Y dardent leurs dards pointus; * Pour embaumer nos lessives Sa racine a des vertus.

DP. PIERRE DUPONT. 125

Tous lès jours, moins le dimanche, On entend (bis) le gai battoir Battre la lessive blanche Dans Teau verte du lavoir.

La vieille branlant mâchoire, Qui se souvient de cent ans, Gonte aux jeunes quelque histoire Aussi vieille que le temps.

G*est Satan qui se démène Dans le corps d'un vieux crapaud, Ou bien c'est quelque âme en peine Qui, la nuit, vient troubler Feau.

Tous les jours, moins le dimanche, On entend (bis) le gai battoir Battre la lessive blanche Dans Feaa verte du lavoir.

Tout en jasant, la sorcière Tord son linge à tour de bras; Auprès fume une chaudière.

C'est comme aux anciens sabbats.

Mais dans un ccNn la fillette Qui veut plaire à son galant Mire dans l'eau sa cornette, Sa ceinture et son bras blanc.

Tous les jours, moins le dimanche, On entend (bis) le gai battoir Battre la lessive blanche Dans Teau verte du lavoir.

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