‹ Muse populaire: chants et poésiesChapitre 91 sur 188 · LE VAGUE · texte numérisé non relu

LE VAGUE

Dans le vague où je suis plongée Et dans les intimes douleurs.

Je ne suis jamais soulagée Que par mes soupirs et mes pleurs ; Au milieu du luxe où je nage, Sur mes lèvres étincelant

iU CSAKTS ET POÉSIES

Comme un ëdaér dans un nuage.

Mon rire a*est qa'i» îxaa aembtanl.

reclierdie incertaine!

problème fatal 1 Ah ! que grande esl ma peine A chercher ridéal!

Rien ne me charme et ne m'attire Parmi les choses que je Toia^ Et c'est à peine si j'admire La voûte du ciel eu des bois.

Qutind j'erre dans les avenues De mon parc aux arbres taillés, Je rêve par delà le» nues Des horizons f4u8 émaôUés.

recherche incerUiiiel problème lisiial!

Ah ! que giande est ma peine A chercher ridéal!

Des fleurs si rares de mes serres Je n'ai plus souci désormais»

Ni des hôtes de mes volières, De mille choses que j'aimais.

Je verrais, sans pleurer, la perte De mes oiseaux de paradis, Même de ma perruche verte, Qui répàte ce que je dis!

recherche incertaine!

problème fatal !

Ah ! que grande est ma peine A chercher l'idéal t

Que me fait ma jumenl de race Dont l'œil noir est plein de doneeur, Vite comme le vent qui passe.

Qui m'aime à l'égal d'une sœur?

Que me font ma colombe blanche, Mon angora, mon épagneul?

Qu'avec eux je joue et m'épanche^ Mon cœur n'en reste pas moins iieul.

recherche incertaine !

problème fatal !

Ah! que grande est mat peioc  diercher Tidéal !

Au sein de la foule dorée

Qui tourbillonne autour de moi

Et m'appelle son adorée,

Plus d'un veut m'engager sa foi

Lequel choisir? lequel est digne

De cet amour illimité^

Qui veut être pur comme un eygoe

Et durer une éternité?

recherche incertaine !

problème fatal !

Ah l que grande est ma peina A cb^her l'idéal I

LMNCENOIE

CnANT DES POMPIERS.

A l'heure calme où tout sommeille, Uormis TinfleiLible destin, L'incendie en secret s'éveille :

D'abord il vacille incertain ; Longtemps se traîne la fumée, Arrive un gnand soufQe du veut :

Les étincelles vont pleuvant.

Enfin la torche est jdkunée.

216 CHANTS El POÉSIES

Au feu ! au feu î

LHnceudie éclalo,

Là flamme écarlale

Rougit le ciel bleu.

Au feu !

Le tocsin dans les capitales Annonce au loin que le fléau Combat de ses larges rafales Les luttes sifflantes de Feau ; La foule se rue inquiète ; Au sein du brasier étouffant, La mère emporte son enfant, L'avare serre sa cassette.

Au feu! au feu!

L'incendie éclate, ,

La flamme écarlate

Rougit le ciel bleu.

Au feu !

Avez-vous vu dans la campagne.

Quand le chaume enflammé se tord, Le paysan et sa compagne Errer plus pâles que la mort?

Le bétail pris sous la toiture Mugit dans le fourrage ardent, Le coq mêle son cri strident .

A celte navrante peinture.

Au feu ! au feu !

L'incendie éclate, La flamme écarlate Rougit le ciel bleu.

Au feu!

En ces calamités publiques, Toujours les premiers à courir, Nos pompiers, soldats paçiOqucs^ .

Savent aussi vaincre et mourir.

Que de familles éplorées, Au désespoir, les yeux hagards, Hommes, femmes, enfants, vieillards.

Par eux des flammes retirées !

Au feu ! au feu 1 L^incendie éclate, La flamme écarlate Rougit le ciel bleu.

Au feu !

Sous le choc des maisons croulantes, Ils mettent leurs pompes en jeu ; Marchant sur les poutres branlantes, Ils disputent sa proie au feu, La lance au poing, le casque en tète, Par la ceinture suspendus ; Que de beaux services rendus Et quelle modeste conquête !

Au feu! au feu!

L'incendie éclate,

La flamme écarlate

Rougit le ciel bleu.

Au feu !

L'histoire, de qui la louange Ëlève si haut les guerriers, A cette intrépide phalange Devrait garder ses purs lauriers.

Quand un de ces héros succombe, Gomme on fait pour tous les vainqueurs.

On devrait des plus grands honneurs Entourer cette simple tombe.

Au feu! au feu!

L'incendie éclate, La flamme écarlate Rougit le del bleu.

Au feui

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