‹ Muse populaire (volume 2)Chapitre 36 sur 94 · LA FETE DU CURE · texte numérisé non relu

LA FETE DU CURE

Dans un mo<1Ps!e prpshylére.

Va Loa pasteur des plubaucieos,

OE PIERRE DVPOKT. 09

Que Dieu laissait encor sur terre Pour faire le bonheur des siens , Disait , chaque année à sa fête, A tout son troupeau réuni :

Mes chers enfants , mon àme est prête A regagner son premier nid.

Pourquoi tromper ceux que l'on aime?

Lui répondaient les paysans; Vous nous dites toujours de même

Tous les ans , Vous nous direz encor de même

Dans dix ans.

Alors il leur contait sa vie, Qu'il datait déjà de longtemps; En sa jeunesse poursuivie , 11 avait eu d'affreux instants.

A son arrivée au village, On avait planté ce noyer Dont le soixantième feuillage Ne laissait pas de l'égayer.

Pourquoi tromper ceux que l'on aimeP Lui répondaient lespa>sans; Vous nous dites toujours de même

Tous les ans.

Vous nous direz encor de même

Daas dix ans.

Enfin, joyeux de leur tendresse^

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Il disait pour les consoler :

Mes bons amis rien ne me presse , Et j'attendrai pour m'en aller Que les rameaux dont se couronne Le vieux noyer soient reverdis, Puisque parmi vous Dieu me donne Un avant-goût du paradis.

Pourquoi tromper ceux que l'on aime ' Lui répondaient les paysans ; Vous nous dites toujours de même

Tous les ans, Vous nous direz encor de même

Dans dix ans.

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