LA JEUNE RÉPUBLIQUE
Paris est sorti da tombeiu En renversant la sentinelle , Radieux comme un Christ nouveau; Répandons la bonne nouvelle.
Bouches de fer, canons, fusils, Tambours, chiirons, bouches de cuivre* Apprenez à tous les pays Commeat la France a pu revivre.
Peuples, venez de (outes part?.
Voir la Rf'pubiique nouvelle, Douce comme une tojiterelle.
Formidable comme un rempart; Frères, serrons-Dous autour d'elle.
Hautaine , et les pieds dans le sang, Kous l'avions vue aux Lairicades Hurler avec un mà!e accent Le cantique des rusillat^es; Victorieuse, on l'a pu voir, Essuyer le sang de sa pique
ihi CHANTS ET POÉSIES
Et nous rappeler au devoir
En nous montrant l'olive antique.
Peuples , venez de toutes parts Voir la Republique nouvelle.
Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart; Frères, serrons-nous autour d'elle.
Que ferons-nous au lendemain?
Lfs nations sont dans l'allente; Si nous succombons en chemin , L'abîme est au bas de la pente.
Au lieu d'enterrer ton argent.
Riche, en proie aux fausses alarmes, Va plutôt dire à l'indigent :
Formons ensemble un faisceau d'armes!
Peuples, venez de toutes paris Voir la République nouvelle.
Douce comme une tourterelle.
Formidable comme un rempart; Frères, serrons-nous autour d'elle.
Que l'argent circule à plein bord Cumme un fleuve qui vivifie, Que dans un fraternel accord Le riche au pauvre se confie!
L'artisan donnant ses labeurs, Que le penseur donne ses veilles;
nE PIERRE OVPOKIT. l^ij
Nous ferons des sucs les meilleurs Le miel des humaines abeilles.
Peuples , venez de toutes parts Voir la République nouvelle, Douce comme une, tourterelle.
Formidable comme un rempart; Frères , serrons-nous autour d'elle.
Défrichons ra.irais et vallons.
Reboisons les chauves montagnes !
Peuplons aussi de nos colons L'Afrique et ses riches campagnes.
L'abondance ruissellera Comme un fleuve dans une plaine, El la liberté soufflera Dans nos poumons à pleine baleine.
PeupleSj venez de toutes parts Voir la République nouvelle.
Douce comme une tourterelle , Formidable comme un rempart; Frères, serrons-nous autour d'elle.
Pauvres filles qui périssiez
Comme les roses sous le givre.
Et vous tous qu'on foulait aux pieds,
La République vous délivre.
Tes autres fils seront jaloux ,
0 République notre mère,
ibfi tUASTS ET POÉSIES
Si lu ne donnes comme à nous A tous Its peuples la lumière.
Peuples, venez de toutes parts Voir la République nouvelle, Duuce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart ; Frères, senons-nous autour d'elle.
CIIAJNT RUSTIQUE
( Sur l'air du Boeufs ) ,
ma n mî: m cbamp-be-mius n mn
Allons gaîment à notre fête,
Reau laboureur, bon ouvrier !
Mt vous, grands bœufs , traînez en tèle
Chêne , olivier et vert laurier.
Mêlons nos voix à la musique
Des chœurs chantants, des régiments :
Dans un refrain simple et rustique
Faisons valoir nos sentiments.
Vive la République!
La fête est magnifique.
Les sabres, les fusils, les canons, le tambour Y font honneur aux outils du labour I
UE PIERRE DIPOXT. l/jT
Toutes les gloires de la France Vont à la fêle au Champ-de-3Iais.
La religion, la science, L'i\onneur, le travail et les arts.
La foule avec joie et tendresse Entoure les représentants Et Dieu répand avec largesse Tous les trésors de son printemps.
Vive la République !
La fêle est magnifique.
Les sabres , les fusils, les canons , le tambour
Y font honneur aux outils du labour!
Asseyons-nous à cette table Et fraternisons tous en chœur.
La République est équtabie.
Au pauvre elle donne du cœur.
Nous n'avons pas grap<r'hr>?e à faire; Il faut raimer, la soutenir; Le riche du pauvre est le frère, De là dépend tout l'avenir.
Vive la République !
La fcle est magnifique.
Les sabres , les fusils , les canons , le tambour
Y font honneur aux outils du labour!
Puisque ce banquet nous rallie, Il faut porter une santé
A la Pologne, à l'Italie
Qui réclament leur liberté;
A l'Allemagne, à l'Amérique
Qui de loin nous tendent la main;
Car il faut que la République
Règne sur tout le genre humain.
Vive la République!
La fête est magniOque.
Les sabres, les fusils, les canons, le tambour
Y font honneur aux outils du labour I
Nos pères ont pris la Bastille; Leur sang ne s'est pas démenti.
Nous sommes bien de leur famille, Mais ne formons plus qu'un pani.
Le clairon bruyant de la guerre N'excitera plus les rivaux; Les bœufs laboureront la terre Accouplés avec les chevaux.
Vive la République!
La fête est magnifique.
Les sabres, les fusils , les canons, le tambour
Y font honneur aux outils du labour!
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