‹ Muse populaire (volume 2)Chapitre 57 sur 94 · DE PIERRE DUPONT · texte numérisé non relu

DE PIERRE DUPONT

Visant à la fauve prunelle.

Fait jaillir l'àme en ûots pourprés.

Rois chasseurs, faites vos bourriches Avec les plus nobles gibiers; Éventiez les daims et les biches , Les renards et les sangliers.

Tenez-vous à l'écart des tentes Où sont à l'abri nos colons, Ne guettez pas en nos vallons Les bœufs et les vaches criantes.

Mes beaux lions aux crins dores, Du sang des troupeaux altérés, Halte-là! je fais sentinelle, Et ma caraljine mortelle, Visant à la fauve prunelle, Fait jaillir l'àme en flots pourprés.

Quand le lion, quand la lionne, Ont rôdé près d'une maison.

On me héle, mon arme est bonne Et mon œil perce à l'horizon.

Comme un boa j'aitends, je guette, Ma balle , horrible guet-apens, Siflle , cl mort comme le serpent , Tantôt le cœur, tantôt la tcte.

Mes beaux lions aux crins dorés, Du sang des troupeaux altérés , Halte-là ! je fais sentinelle ,

iôll CHAMTS ET PUICSIES

Et ma carabine mortelle ,

Visant à la fauve prunelle.

Fait jaillir l'àme en flots pourprés;

Je veux à ma mère chérie , Avec la hampe d'un drapeau, D'une lionne d'Algérie, En Hercule, apporter la peau , Près du bois où ma soif guerrière S'allumait à tuer les loups, Je veus clouer avec six clous.

Ce grand trophée à ma chaumière.

Mes beaux lions aux crins dorés , Du sang des troupeaux altérés , Halte-là! je fais seulinelle, Et ma carabine mortelle, Visant à la fauve prunelle, Fait jaillir l'àme en ûots pourprés.

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