‹ Muse populaire (volume 2)Chapitre 63 sur 94 · UNE NUIT · texte numérisé non relu

UNE NUIT

Dans les prés nous allions chaque soir

Regarder se lever l'étoile , Et ce soir ma paupière se voile ; Je t'attends sans espoir :

0 ma pensée!

0 ma fiancée!

160 CHA!VTS ET POâSIBS

Sous le bouleau, Dont la feuille tremble, Nous demeurions si longtemps ensemble, Sous le bouleau; Auprès de l'eau.

Les troupeaux s'en vont à l'abreuvoir,

i.e berger poursuit la bergère; Seul errant sur la noire bruyère, Je t'attends sans espoir :

Oma pensée!

0 ma ûancée !

Sur nos amours , 0 belle cruelle!

Le soir discret étendait son aile, Sur nos amours, Hélas ! trop courts.

L'angelus a tinté, viens t'asseolr, Le grillon sur la plaine crie,

Sa cbanson berçait ma rêverie = Viens combler mon espoir.

Quand vient minuit Heure où l'amour veille, Des rossignols la voix qui s'éveille Charme la nuit. Quand vient minuit.

DK l'IERRR DtPONt'. 107

Mon regard cherche en vain ton œil noir,

Ma main , ta chevelure blonde , O beauté pei Tide comme l'onde !

Je l'attends sans espoir :

0 ma ppDSf'e!

0 ma l'iancée !

Plus de serments ,

A I heure où la lune

Dore ou blanchit la colline brune,

Plus de sermenis,

De mots charmants.

0 douceur! ô divin nonchaloir,

Que troublait seulement l'aurore, Ma beauté, t'en souvienl-il encore?

Tu fais mon desespoir :

0 ma pensée!

0 ma IJancée !

Nous revenions,

Lorsque l'aube en fête

Nous envoyait ses cris d'alouette

Et ses rayons ,

Nous revenions.

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