‹ Muse populaire (volume 2)Chapitre 65 sur 94 · LES PLATANES · texte numérisé non relu

LES PLATANES

A l'heure où l'étoile du soir Jette ses lueurs diaphanes,

1^0 CHA:VTS et POESIES

0 ma divine! quel espoir Vous attire sous les platanes?

Mon cœur suit vos pas cadencés.

Oh! qu'allez-vous faire à la biune, Sans moi , dans l'ombre ou vous glissez , Blanche comme un rayon de lune?

Des lutins malins et cruels

Ne craignez-vous pas les surprises.

Ni la rosée aux pleurs mortels, •

Ki la froide haleine des brises ?

J'ai l'oreille et les yeux craintifs ; Mon sang dans mes veines se glace Lorsque dans l'ombre des massifs Votre forme blanche s'efface.

Une lueur, le moindre bruit, Un rien fait que mon cœur se trouble; Je crois ^oir des yeux dans la nuit , Je crois que votre pas se double.

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortils, Ni la froide haleine des brises?

Vous revenez , et vos cheveux Humides comme les corolles Des lis arrosés parles cieux, Semblent emplis de lucioles.

DE PIEnnS DITPOIVT. 171

Sur votre cou , sur vos bras blancs Qui sont restés ù l'air sans voiles, Je veux de mes baisers tremblants Sécher les larmes des étoiles.

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels, Ni la froide haleine des brises?

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