‹ Muse populaireChapitre 35 sur 157 · LA SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

LA SÉRÉNADE

Les roses pour mol sont pareilles , Pareilles pour moi sont les fleurs Que Mai répand de ses corbeilles Sur les vallons , sur les hauteurs ; Mais dans la guirlande embaumée Des jeunes filles de vingt ans.

Dont chacune est tout un printemps.

Je ne vois qu'une bien-aimée!

Les étoiles et les planètes Qui , dansant en rond dans les cieux , Font rêver bergers et poètes Sont toutes des sœurs à mes yeux j Mais sur la terre parsemée D'astres et de rayons épars, Je ne vois rien que les regards De tes yeux , ô ma bien-aimée !

Qu'un rossignol s'épuise et meure !

DE PIERRE UtPONT. 111

Au failc (lu même tilleul ,

Ua autre chantant dans une heurt-

T'apprendra qu'il n'était pas seul.

Aucune musique animée

Ke peut tromper mes longs ennuis

Si ce n'est, entre mille bruits ,

La chanson de ma bien-ainiée.

Que toutes les fleurs se flétrissent !

Que les oiseaux meurent d'amour ! Et que les étoiles périssent , Périsse la clarté du jour Plutôt que ma fleur parfumée.

Ma chanson, mon étoile d'or; Que l'univers périsse encor Plutôt que toi, ma bien-aimce!

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