‹ Muse populaireChapitre 56 sur 157 · LES PLATANES · texte numérisé non relu

LES PLATANES

A l'heure où l'étoile du soir Jette ses lueurs diaphanes,

170 CUAXTS ET POÉSIES

0 ma divine! quel espoir Vous attire sous les platanes?

Mon cœur suit vos pas cadencés.

Oh ! qu'allez-vous faire à la brune , Sans moi, dans l'ombre ou vous glissez , Blanche comme un rayon de lune?

Des lutins malins et cruels

Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels.

Ni la froide haleine des brises ?

J'ai l'oreille et les yeux craintifs ; Mon sang dans mes veines se glace Lorsque dans l'ombre des massifs Votre forme blanche s'efface. Une lueur, le moindre bruit , Un rien fait que mon cœur se trouble ; Je crois voir des yeux dans la nuit , Je crois que votre pas se double.

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels.

Ni la froide haleine des bris»?

Vous revenez , et vos cheveux Humides comme les corolles Des lis arrosés par les cieux , Semblent emplis de lucioles.

Dii l'iiiimt: DLPOiiT. 171

Sur votre cou , sur vos bras blancs Qui sont restés à l'air sans voiles , Je veux de mes baisers tremblants Sécher les larmes des étoile?.

Des lutins malins et cruels Ne craignez-vous pas les surprises, Ni la rosée aux pleurs mortels, Ni la froide haleine des brises ?

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