Musée bibliographique; collection d'ouvrages imprimés et manuscrits, dont le moindre prix est de 1000 francs, recueillis et publiés
Les dmiosiTÉs BiBLioanAPHiQUES, que nous dédions aux Amateurs de Livres,- aux Gens de Lettres et aux Libraires, contiennent l'énumcration détaillée des ouvrages les plus beaux, lesplua rares et les plus riclies qui se trouvent dans les bibliothèques publiques et dans les cabinets des bibliomanes les plus renommés. Cette collection précieuse ae compose de livres imprimés et de mana» 8crit« dont le moindre prix est de mille franc»; chaque article est accompagné de notes historiques, scientifiques ou littéraires.
Ce recueil est précédé de renseignements sur la cherté de certains livres des anciens et du moyen-â{re-, d'une liste des récompenses accordées à divers auteurs , et enfin d'une description des Rouleaux et des Manuscrit» les plus célèbres.
Un HéMumé, par ordre alphabétique, des articles arec leurs prix, complète notre Musée.
Nous ferons paraître incessamment un second volume, dans lequel nous comprendrons aussi des livres très-rares, dont les prix ne s'élèvent pas, il est vrai, à mille francs, mais qui méritent cependant d'être connus.
Nous y joindrons une notice sur les principaux imprimeurs, et Touvrage sera terminé par ua choix de variétés biblio^aphiques et d'anecdotes littéraires.
Depuis quelques années, la recherche des livres rares parait prendre beaocoap d'extension; le goût des éludes s'est partout développé ; des commissions d'histoire ont été instituées , et Ton est devenu avide de documents anciens et curieux qui se rattachent à la science littéraire.
Beaucoup de bibliothèques publiques se sont enrichies d'ouvrages extraordinaires; quelques personnes instruites ont rassemblé à grands frais des trésors bibliographiques disséminés par les révo= lutions.
Nous avons donc pensé être utile en rassemblant dans un volume la liste raisonnéedes ouvrages les plus précieux parleur ancienneté, par l'originalité ou la difficulté de leur exécution. Nous éviterons ainsi aux amateurs des recherches toujours pénibles , dont ils ne pourraient se dispenser, soit en parcourant les nombreux recueils bibliographiques qui font autorité, soit en consultant cette quantité de catalogues que l'on rencontre dans les librairies anciennes , et dent les titres ne sont encore que succinctement rapportés.
Pour rendre notre Musée aussi complet que possible , nous avons joint au titre de chaque ouvrage cité les particularités historiques qui s'y rattachent, les détails les plus minutieux sur son exécution typographique et les recherches les plus scrupuleuses sur la variation des prix; déplus, nous avons cité consciencieusement les auteurs que nous avons consultés , afin de rendre à chacun l'honneur qui lui appartient.
II était convenable de faire précéder notre recueil de quelques renseignements sur les prix excessifs de certaines productions chez les anciens, sur quelques ouvrages du moyen-âge, sur les récom= penses dont plusieurs auteurs ont élé gratifiés, et enfia sur les rouleaux et les manuscrits.
Pour rendre hommage au talent de M/ Pbignot, a uleur de plusieurs ouvrages bibliographiques , rares et estimés , nous avons em= prunté une partie de ses notes : nous ne pouvions certes puiser à une meilleure source. Voici commcut il s'exprime dans son Essai de Curiosités Bibliographiques :
(c Nous plciçons au premier rang les livres vendus exorbitamment cher, parce que nous croyons que c*cst dans cette classe que doiveut se trouver les objets les plus rares et les plus curieux. £n ne citant que des ouvrages au-dessus du prix do looo livres , nous prouvons assez que nous avons puisé nos matériaux dans les mines les plus riches. C'est surtout depuis le milieu du iS."*" siècle qu*une louable émulation s'est établie entre les riches amateurs pour faire ressortir davantage la valeur des livres curieux.
«( Ce n'est pas seulement chez les modernes que les livres ont été portés à un très-haut prix ; les notes suiv ;nles feront voir que les anciens lémoignaieut aussi l'estime qu'ils faisaient d'un livre par la somme qu'ils y mettaient.
« On assure que Platon , peu riche , pnya 9,000 livres de notre monnaie, trois petits traités de Philolaiîs, philosophe pythagoricien.
<c Les livres de Speusippe, disciple de Platon, qui étaient en trèsa petit nombre, ont été achetés par Aristote trois talents *f c'est-à-dire 16,200 livres.
« Plolémée-Philadelphe acheta des Athéniens, pour quinze talents d'argent ( 81,000 liv. )|, les originaux des Tragédies de Sophocle, d'£uripide et d'Eschyle. C'est ce que rapporte Gallien fComtn. 11, tu épidem, 3), qui ajoute qu'il exempta en outre les Athéniens de tout tribut, et qu'il leur envoya un grand convoi de vivres.
* Barthélemi estime le talent d*argcnt 5,403 liv. Le talent rcaferme 60 mines à 90 liv., ou 6000 drachmes à 18 s.
« Lartiofl on Largius Licinns offrit à Pline rancien nne somme èquÎTalenfe à 4o»ooo livres de noire monnaie poor ses oavrages. (Voyez Pline lejeunê^ lettre 5 do lirre m.)
€ Bans le lo."* siècle , une comtesse d'Anjou , nommée Grècie, acheta on recoeil d*Homélies » d'Aimon , èvéqoe d'Alberstadt f moyennant aoo montons, cinq quartiers (dix septiers) de firoment» la même quantité de seigle et de millet» et trois peaux de martres*
«Les manuscrits étaient encore fort recherchés dans le i5."* siècle» an commencement de Timprimerie» et se Tendaient très-chers. On en Toit plusieurs exemples dans V Addition à l'hiêtoirê du roi Louis xi.
« Gabriel Naudé rapporte différents traits relatifs à la cherté dos liyres:
« Jean Antoine Campanus » qui yiyoit du temps de Louys xi, dit € qu'il secouroit et secondoit très-volontiers la bonne intention des € nouveaux imprimeurs qui estoient venus à Rome , Quo non modo
« non eareani libris veterum nostri homines , oui emi muUo oporteai, • $ed et magna fiUura $it copia » et œque diviti ae pauperi comparari « exiguo pouit. Et son grand ami Jacques de Piccolomini cardinal c de Pavie ayant prié Donat Acciaiol de loy acheter un Josephe, « il luy donne charge par après de n'en rien faire , s'excasant sur « la^trop grande cherié du^vre : Jotephus de quo scribus Cariusctduê € meojudieio ettf hoc prmiertim anno quo non muUûm abundo, itaque c ittevaleat.
€ Les roys mesmes s'employoient à ce négoce» et les. maisons « n'estment presque capables d'ègder la valeur d'un manuscript
€ De manière que qui doifboit en ce temps là un livre ne faisoit « pas un petit présent» puisque quatre ou cinq manuscripts faisoient « partie du dot de la fille d'un grand seigneur.
« Ces manuscripts» ou plustost ces livres» estoient si rares en ce « temps^Ià » qu'ils ne se vendoient que par contracts aussi bien « conditionnez et circonstanciez que celuy d'une maison de vingts c mille livres» tesmoin celuy qui est encore au collège de Laon en « cette ville » cotté par du Breuil » et passé par devant deux « notaires l'an t33a ; par lequel il est porté que Geoffroy de Sainei « Liger Vun de$ Clercê Libraires et quaJUfiè Ul » recoignaisi si confessù
-< avoir vendu^ eeddéy quUti et trantpoHé, vend^ eedde, quUiê et êrmu^ « porte soubi hyppothèque de tous et chacun de $es biens, garenUe de € son corps mesme^ un livre intitulé : Specalum historiale in con8oe= « tadines Parisienses , divisé et relié en quatre tomes couverts de « cuir rouge , à noble homme Messire Gérard de Montagu Àdvocai « du Roy au Parlement , moyennant la somme de quarente livre € parisis (35o liv* ) dont le dit Libraire se tient pour content et bien « payé, »
« Le Laboorear, dans son Histoire de Charles vi/a parlé de Testis mation et du prix des livres ao commencement du t5."* siècle. Il rapporte Tinventaire des livres de Jean de France , duc de Berry , qui aimait les lettres , et qui est mort en i4i6. On y trouve les ouvrages suivants, choisis entre beaucoup d'autres :
Yne belle Bible en françois , en deux volumes , prisée 4oo liv. tonmois * (a 800 liv.)
Trois volumes du tlirouer historial en françois , prisés ajS liv* (2625 liv.)
Yne belle Bible en latin 9 escrilte en lelte bonlonnaise , bien historiée à escussons aux armes de feu Pape Clément de Genéue et de monseigneur ( Jean duc de Berry ) , et a esté recouvrée après le trépas de feu monseigneur d'Orléans , prisée 3jS liv* tournois (2625 liv.)
Vues Heures^ esquelles le roy Jehan , père de monseignenr, apa prist à lire, prisées 126 liv. tournois (SjiS liv.)
Yne belle Bible en françois, prisée 25o livres tonmois (1760 liv*) /
Yne très belle Bible en françois très richement historiée , garnie de quatre fermoirs d'or , prisée 3oo Iiv« tournois (2100 liv.)
Yne antre Bible en françois escritte de lettre françoise très ris chôment historiée an commencement, laquelle donna à monseigneurj,
* La livre tottmois pouvait valoir alors à-peu-près 7 livres de notre monnaie actuelle. La moDnaie parisis était plus forte d*un quart que la monnaie tournois , ainsi 100 livres parisis valaient 125 livres tournois. Cependant tt peut y avoir en quelques variations dans le rapport de ces denx monnaies.
Baonlet d'OctonoiUe (c'est celui qui tua le duc d'Orléans), garnie de quatre fermoirs d'argent dore en chacune une image esmaillèe des quatre ËrangelisteSy et sont les tixus de soye verl, et dessus l'un des aïs on qoadran d'argent doré et les douze signes à TenviroUyet dessus l'autre ais, a une astralade (il veut dire un astrolabe) avec plusieurs escritnres. prisée aoo liv. parisis (1760 liy.)
Yn Xttnv de TUe^Live^ richement historié, couuert de velùyau (velours) rermeil, prisé i35 liv. tournois (945 liv.)
Tn i^fviit'aîfe aux armes d'Orliens , prisé 1 5o liv. tournois (1 o5o liv.)
Yn gros liure appelle les Chroniques de Bwrguegj escrit en frans (ob de lettres de court, et au commencement du second feuillet est escfit f^tmi mie , et est couvert de veluyan vermeil à quatre fera moirs et cinq boutons , sur chacun ais de cuivre doré : Lequel fht acheté par mon dit seigneur le duc, de Hennequin de Yucelay , i Paris on mois de février t4oa , la somme de deux cents écus d'or , prisé 80 liv* parisis (714 Hv.)
Yn grand liure appelle le Liure de Lanceîot du lac , escrit en françois de lettres de fourme , et bien historié au commencement et en plusieurs lieux , et au commencement du second feuillet a escrit en la /fn, et est couuer-t de drap de soye vert à deux fermoirs et sur chacun ais cinq boutons de cuivre dorez. Lequel liure mon dit Sois gneur acheta en i4o4 pour la somme de trois cents écus d'or, prisé centliures parisis valant i35 liv. tournois (945 liv.)
Yn liure de la Bible en un volume, «scrit en françois de lettre vonde historié en plusieurs lieux très richement , prisé 3oo liv. parisis (a6a5 liv.)
Yn liure de la CUé de Dieu escrit en françois , très richement historié, prisé a 00 liv. tournois (i4oo liv.)
Yn liure appelle les grandes Chroniques de Burgues escrit en françois de lettre de * court , lequel monseigneur acheta le 29 octobre i4o7> pour 160 escus d'or comptans, prisé 80 liv. parisis
(7*4 Ht.)
Yn liure escrit de lettre de fourme, ou quel est le Bonuuk de la Rose , le liure de la Violette, le liure de la Poueherie et le Testameni de Uaiêtre Jehan de Uehum , bien historié et en luminé de blanc
et de noir : lequel monseigneiir acheta la somme de 1 20 éciis d'or comptons, pris6 io lîyres parisis (357 '^^O ^
Yn liure compile de pbuieurs Balades H diHex , fait et com» posé par damoiselie Christine (de Pizan) escrit de lettre de court, bien historiée : acheté de ladite damoiselie denx cens escos, prisé 4o Ht. parisis fSSj liv.)
Ynes belles Heures très bien et richement historiées » prisées 700 liv. parisis, valant 876 liv. tonrnois (61 a5 liv.)
Vn trés-beaa Bréviaire, qui fu du Roy, prisé aoo liv. tournois (i4oo liv.)
Yne bien grande Mappemonde, bien historiéei enrollée dedans un grand estuy de boi« , laquelle Haistre Gontier Col (il étoit près mier secrétaire du Roy) donna à Monseigneur, prisée looliv.pai^is (875 liv.)
Yn liure de Giron le Courtois en deux volumes aux armes de Monseigneur > prisé iSoliv. tournois (loSoliv.)
Les. belles grandes Heures que Ton appelle ires riches Heures, garnies de fermoirs et de pipes d'or et de pierreries, qui sont en un estuy de cuir, prisé ensemble 4ooo livres (28000 liv.)
En une layette plusieurs cahiers d'unes très riches heures, que faisoit Pol de Lîmbourc , et ses frères , très richement historiées et enluminées, prisées 5oo liv. tournois (35oo liv.)
« Les livres étoient si rares dans ce temps , qu'on les mettoit au rang des joyaux.
« Samuel Sorbiere rapporte que M.' Begon possédait danssa bibliothèque huit volumes des recueils de Peiresc, qui lui avaient coûté sept cents écus.
* Ce livre, sans prix pour la beauté des figures de miniature « est encore aojourd'hai (1663) dans la bibliothèque de M.^ le président de Mesmes , où M/ le comte d'Aoaax me l'a fait voir avec beaucoup d'au» tresmss.tres précieux et parlicolièrement avec lebreaiairede Saint Loois, qui loi doit estre d'autant plos cher, que ce grand roy le donna à son pre= mier aosmonier qui estoit de la ndesme maison de Mesmes : c'est la plus riche et la plus rare pièce de miniature que i*aye jamais veu.
(Ifote de Le Laboureur.)
« Après avoir parlé de la yalear de quelques livres, dont la notice ne peo( entrer dans le plan qae nous avons adopté , nous croyons devoir dire un mot des récompenses qu*ont valu à Ic^urs autears certaines prodactions :
ArchelaiiSy roi de Macédoine, paya an poë(e Chœrilos un poëme relatif à la victoire que les Grecs remportèrent aqr Xercès , à raison d*an staterd'or par vers. (Le stater d'or des Grecs est estimé à peu près ai liv. de notre monnaie.)
On rapporte qae Térence eut huit mille écus.de sa seule comédie de VBwÊuque.
Yirgile reçut, dit-on , tant de la libéralité d'Auguste que de celle de ses amis, près de a5o,ooo écus pour prix de ses vers.
Septime-Sévère, si Ton en croit Sozomène, donna à Oppien une grande preuve de sa libéralité en lui payant son poëme de la Péeh» à raison d'un stater d'or par vers.
Charles V fit payer 4oo6 liv. d'or à Raoul de Presle jusqu'à ce qu'il eût achevé.la traduction française de la Citi de Dieu; et quand elle fut finie , il lui donna une charge de Maltre-des-Requétes.
La République de Venise traita avec magnificence le poëte Sans nazar en lui donnant cent écus pour chaque vers d'un Sonnet fait en l'honneur de cette ville.
Amyot eut l'abbaye de Bellosane après la mort de Yatable, pour sa traduction (assez médiocre) du roman à^Héliodore,
Philippe Apien, allemand, eut a5oo écus d'or du duc de Bavière Albert v, pour sa DeecripHcn de la Bavière.
Gambdem reçut encore davantage pour sa DescripHm de VÂna glelerre.
René Chopin eut des lettres de noblesse * pour son livre du J>omaine , et loo pistoles pour la première partie des Couiumee i*Àttfou.
On assure que Philippe Desportes, abbé de Thiron, gagna 3o,ooo livres de rentes par ses ouvrages poétiques. Il fut comblé des biens faits de Charles ix, Henri m et Henri iv.
Balzac renconte que l'amiral de Joyeuse donna dix mille écus à un homme de sa connaissance qui lui avait dédié un discours en style
* Gressetreçntla même faveur de Louis xv, pour prix de ses podiies.
slngnlier , dans leqoel il n'aVait pas ooblié le ZinU de la veriu , U SoUtiee de Vhtmnmr et V Apogée de la gloire ^ non plas qoe le Roi des merveilles et la merveille des Rois, etc.
Colletet reçut du cardinal de Richelieu 600 Ht. pour six yers, outre sa pension ; et dans une autre occasion il eut 5o pistoles pour deux yers de son Monologue des Tuileries.
Le même cardinal de Richelieu donna mille ëcns à Claude Achil= Uni, poëte italien^ pour un seul Sormel,
Une Ode valut i Chapelain une pension de 5oo ècus de la part du cardinal Mazarin.
« Ajoutons à cette notice on état des pensions que Louis xiv distria bua aux gens de lettres au -commencement de Tannée 1 663. Cet état est tiré des manuscrits de Colbert, conservés à la bibliothèque nationale .
Au sieur La Chambre , médecin ordinaire du roi , excellent homme pour la physique et la connaissance des passions et des sens, dont il a fait divers ouvrages fort estimés^ aooo liv*
Au sieur Couvart, lequel sans connaissance d'aucune autre langue que sa maternelle» est admirable pour juger toutes les productions de l'esprit, 1 5oo livres.
Au sieur Leclercq , excellent poëte françois , 600 livres*
Au sieur Pierre Corneille , premier poëte dramatique du monde, sooo livres.
Au sieur Desmarets, le plus fertile auteur, et doué de la plus belle imagination qui ait jamais été , 1200 liv.
. Au sieur Ménage, excellent pour la critique des pièces, aooo liv.
Au sieur abbé de Pure , qui a écrit l'histoire en latin pur et èlés gant, 1000 liv.
Au sieur Broyer, excellent poëte françois, 800 liv.
Au sieur Corneille le jeune , bon poëte françois et dramatique, i 000 livres.
Au sieur Molière , excellent poëte comique , 1 000 liv.
Au sieur Benserade , poëte françois fort agréable, i5oo liv.
Au sieur Geoffroy , historiographe du roi , 36oo liv.
Au sieur Huet , de Caen, grand personnage qui a traduit Origène , iSoo liv*
An siear Charpentier, poëte et orateur françofs; laoo Ht»
Au sieur Albe Gotin , poëte et orateur frauçoiSf 1200 liv.
An sieur Sorbières^ savant ez lettres humaines , 1000 liv-
An sieur Dauvrier , savant ez lettres humaines , 3ooo liv*
An sieur Ogier, consommé dans la Tlièologie et les belles-lettres^ i5oo liv.
Au sieur Vallière, professantparfaitement la langue arabe, 600 liY«
Au sieur Le Vayer , savant ez belles-lettres , 1000 liv.
Au sieur Le Laboureur, habile pour l'histoire , laoo liv.
An sieur de Sainte-Marthe, habile pour Thistoire | laoo liv.,
Au sieur Duperrier , poëte latin, 800 liv.
Au sieur Flèchier , poëte fran^^ois et latin , 800 liv.
Aux sieurs de Valois frëres,qui écrivent l'histoire en latin,a4oo liv*
An sieur Manri , poëte latin , 600 liv*
Au sieur Racine , poëte françois, 800 liv.
An sieur abbé de Bourzeis , consommé dans la théologie positive scholaslique , dans l'histoire , les lettres humaines et les langues orientales, 3ooo liv.
Au sieur Chapelain , le plus grand poëte françois qui ait Jamais été, et du plus solide jugement , 3ooo liv.
Au sieur abbé Cassaigne , poëte orateur et savant en théologie, i5oo livres.
Au sieur Perrault, habile en poésie et en belles-lettres, iSoo liv*
Au sieur Mezeray, historiographe, 4ooo liv.
« On voit par cet état comment les talents étaient appréciés vers le milieu du 17."** siècle. »
3Df qurlqure liores txtxaoxVinaixes on fàinj^niUxB.
« A la bibliothèque de l'université de Prague, on voit un livre m malabare écrit sur des feuilles de palmier : il a été donné à cette bibliothèque en 1770. * Il se trouve plus de cent manuscrits du même genre parmi ceux de la bibliothèque du roi.
* Dans cette même Bibliothèque est une Bible en langue bohtf> mienne. Yenise . 1506 » chez Pierre Lichtenstein avec des pi. en bois , dont Tune représente le diable terrassant le Pape.
c La bibliothëqoe électorale de Dresde poisède un Mamuerit mext= coin sar peaa humaine. Thereact Ta expliqué » c'est un calendrier et quelques fragmeuls de rbistoire des Incas.
«II existe, dit-on, dans la bibliothèque particulière du roi d'Angle^ terre, située au château de Buekingham , un ManmerU in-folio qui proyient des anciens Sophis de Perse ; il est parfaitement conservé, d'une richesse extraordinaire etrecouyert d'une étoffe d'or. Ce livre, envoyé dernièrement des Grandes Indes, a coulé quinze cents livres sterling (87,000 fr.)
« La bibliothèque impériale à Tienne possède , comme celle de Dresde , un Mamuerit mexicain en ligures coloriées , unique dans son genre ; il est également écrit sur peau humaine.
«On voit dan» la même bibliothèque impériale une Feuille de huit pouces de hauteur sur un peu plus de six de largeur , qui contient les cinq livres suivants de l'Ancien TesUiment écrits par un juif, et d'un seul côté, sans abréviations ; ces cinq livres sont Ruih en ailes mand ; VEcelitiatie en hébreu ; le Cantique des Cantiques en latin ; Esther en syriaque , et le Deuteronome en français ; le tout très= lisible sans loupe. *
« Dans le cabinet de M.' Paul Gregorovitz Demidoff, à Moskou, on remarque deux curiosités calligraphiques du même genre : la pre^ mière est le Credo écrit sur deux petites pièces d'argent et de bronze; la seconde consiste dans VÈvangile et le Pafer écrits sur deux pièces dont le diamètre est de trois lignes ; le tout est fori lisible.
« Dans la bibliothèque de l'université d'Upsal , on voit le Portrait du général Koningsmarck , au service de la république de
* On a vu un nommé Spannachio, suédois, vivant sor la fia du l?."* siècle, écrire en caractères si déliés qu'il copia sur du vélin, sans aucune abréviation, le commencement de l'évangile de Saint Jean (In prineipio) dans an espace grand comme le petit ongle. Les lettres étaient si bien laites qu'elles égalaient les caractères des meilleurs écrivains.
Un anglais faisait de pareils ouvrages avec le piuceau.
Dans le 16."« siècle , an religieux italien, nommé frère Alumno, renferma tout le Sffmbole des Apétres, avec le commencement de l'Evangile de Saint Jean , dans un espace grand comme un petit denier, ce qui lai mérita les éloges de Charles v et du Pape Clément vu.
Chez les anciens on a va, dit-on, Tlliade d'Homère renfermée dans nue coquille de noix, et un vers de ce poêle sur un grain de millet.
Yenise, formé par des lignes d'ëcritare latine qui contiennent sa vie, sur beau yèlin. On connaît beaucoup d'ouvrages de ce genre , entre autres, un Cruei/iœ qui était à Sainte-Geneviève du Mont, et dont tous les traits comprenaient , en forts petits caractères , toute la Passion selon Saint -Jean. Une Image de la Vierge , exécutée dans ce genre, était au même endroit,
«Uneautre curiosité graphico-littéraire, qui a été respectée comme on monument précieux de littérature , par Jacques Sadolet , Jean Casa el Louis Bocatello : c'est la Vesie de Pétrarque , qui se voyait encore pleine d'écriture et couverte de ratures, en 1527. Cette sim= pie veste était en cuir passé. Pétrarque, qui en était habillé, y écri=: vait les pensées qu'il craignait de perdre.
« Dans la bibliothèque impériale à Vienne (salle du trésor) , on admire un Livre dont la couverture est en pierres Cnes; et dans Tins lèrieur sont écrits à la main les alphabets de toutes les nations dans leurs caractères propres. x>
ID^d nouUaujr.
« Les volumes antiques nommés Rouleaux sont, comme nous l'as voos dit, des objets infiniment curieux. On en connaît un assez grand nombre, parmi lesquels nous distinguerons :
La Donation faite à l'église de Ravenne. €e Rouleau était conservé à la bibliothèque du Vatican , dans un vase de cristal : il est sur papier d'Egypte. On le regarde comme l'un des plus anciens montt= ments sur ce papier : on le présume de 54o à 546.
(11 existe encore à la bibliothèque du Vatican un fameux Manus» cfit en cursive, sur papier d'Egypte, renfermant l'extrait ou l'expéa dition d'un testament fait sous l'empereur Léon le jeune , vingt ans avant l'arrivée de Théodoric à Ravenne.)
Le Rouleau en papier d'Egypte, contenant une portion considéras ble d'anciens Actes publies de Ravenne tel qu'il est maintenant ; il renferme cinq actes d'ouverture d'autant de testaments. Il est écrit en cursive romaine. Sa longueur était autrefois an moins de 7 aunes; il n'a plus guère que 5 aunes de long et un quart de hauteur.
Le Rouleau en papier d'Egypte, contenant une Instruction on pro=ewration^ donnée peu après l'an 444 i on® personne envoyée en Sicile
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' ponr recueillir les revenus de l'église de Rayeane. Il a cinq pieds de long ; il est écrit en cursiye.
Le Rouleau appartenant à M/ de La Sema, de Bruxelles; il contient le Pentaleuque écrit en caractères hébraïques , sur cinquante-sept peaux formant une longueur de 1 13 pieds.
Le Rouleau d'écriture égyptienne appartenant à M/ Cadet , de Strasbourg; il a trente-six pieds de long.
Le Rouleau de cuir qui était conservé à Boulogne en Italie, dans le couvent de S.'-Dominique , et renfermant, non pas les deux livres d'Esâras, comme Ta dit le marquis de MatTey, mais le Pentateuque.
Le Rouleau^ également en cuir, conservé dans la même ville au couvent des Chanoines réguliers de Saint-Sauveur ; il contient le Livre d*Eslher dans sa langue originale. »
lDe$ ilUnuecritd.
c( Les plus savants antiquaires sont d'avis que les manuscrits les plus anciens qui existent aujourd'hui, ne peuvent remonter au-delà du troisième siècle , et encore les preuves d'une si haute antiquité ne sont pas très-certaines.
c( Monlfaucon déclare, dans sa Palœographie y page 193, qu'avant le 17."'' siècle ou n'a point de marque certaine pour distinguer l'âge des manuscrits.
« Tertullien, qui vivait au deuxième siècle, atteste dans le premier livre de son Traité des prescriptions contre les hérétiques , qu'il a vu le manuscrit autographe des épitres de Saint-Paul.
<c Aulu-Gelle parle (Chapitre m du liv. a de ses iVtitï^ Àttiq.)^ du second livre de V Enéide ^ qu'on croyait ôtre l'original même de Virgile, et qui fut vendu pour vingt figures ou petites statues d'or [sigillaria).
a Quelques auteurs modernes prétendent que l'on garde à Venise r Évangile de saint Marc^ écrit de sa propre main. On est assez d'accord que ce n'est qu'une copie ou traduction. Montfaucon dit dans son Diarium italicum qu'il n'a jamais vu nn manuscrit qui respire une plus haute antiquité. 11 est en papier d'Egypte très-fin , de forme carrée et couvert d'argent.
V La même bibliothèque de Saint-Marc se vante aussi de posséder le manuscrit autographe d'Esdras , qni existait dans le cinquième
siècle ayant Jèsa&Christ. Celto prétention ^t encore moins fond^ que la pirëcèdenle, 4iii ne Test nallément,
« Voici nne petite liste des inanasorits qui nous ont le plus frappé parmi ceux dont font mention les différents oovruges que nous ayons* coDSollés :
Le Mantucrit de Beze ou de Cambridge : il contient » en grec et en latin, les Évangiles de Saint-Mathieu , de Saint-Jean , de Saint= Lue et de Saint-Marc ; Whiston, savant anglais , pense qu'il a été écrit Tan i3oy ou trente ans après la mort de saint Jean ; mais il est prouvé qu'à peine cette version est du troisième siècle. On y soit l'ordre des Évangiles réglé par les Constitutions apostoliques, écrites nn peu après le second siècle. Ce manuscrit fut trouvé dans le monas^ tère de Saint-Irënée , à Lyon, et légué par Beze à la bibliothèque de l'université de Cambridge.
Le manuscrit de la bibliothèque royale (n.* 8o84i) écrit en capi^ taie rustique ou négligée : il renferme les Ouvrages de Sainte Prudence y surnommé Quintus Aurelius Prudens Clément , homme consulaire et poète chrétien, né à Saragosse , en Espagne, en 348.
Ce manuscrit est jugé parDomMabillon devoir être du quatrième siècle, c'est-à-dire, écrit du temps de Tautenr. Il a 58 feuillets, un pied de hauteur et un pied et un demi-pouce de largeur.
Le Manuscrit (8867 du Vatican] écrit en capitale négligée ; il contient les Poésies de Virgile. On l'estime antérieur au 4*'"'' siècle. C'est l'un des plus célèbres manuscrits connus. La ponctuation y est fort négligée : au lieu de certare solebanl (Éoëide , livre 11 , v. 3o)y on y lit certa* res, olebant. Partout Virgilius est écrit Vergilius.
Le Manuscrit palatin (n.** i63i du Vatican) écrit en capitale rus= tique ou négligée. Ce sont encore les Poésies de Virgile. Ce manuscrit parait être du quatrième ou cinquième siècle.
Le Virgile de Florence, de 498; il a été corrigé par Turcius Rufus Apronianus , consul , la même année. Quelques-uns le regardent comme étant du 4-*"* siècle , et comme ayant été corrigé postérieur rement par Apronien. Ce Virgile èiaii conservé dans la bibliothèque du grand duc de Toscane comme un des plus curieux monuments.
Autre Virgile (n.* 3225 du Vatican). Ce précieux manuscrit, horriblement mutilé , contient seulement quelques morceaux des
Bveoliques, des GeorffiquH et de V Enéide ; mais il l'emporte sar les autres par les peintures dont il est ornô ; les fragments et les pein= tares ont été gravés à Rome par Piétro Santo Bartholi , pabliës en 1742, in-fol., et dédiés au pape Benoit xiy, par Jean- Dominique Gompiglia. Les vers de Targument du premier livre de TEnéide sont alternativement en caractères noirs et rouges. Go le croit à-peu-près du cinquième siècle.
Le Térence le plus ancien du Vatican : il est écrit en espèce de' capitale romaine irrégulière. Ange Potitien le jugeait de la première antiquité. On croit qu'il n'est pas antérieur au quatrième ou cin= quième siècle.
Le fameux Livre d'argent ou Codex argenieus dlJlphilas, conservé dans la bibliothèque d'Upsal, et qui provient de Tabbaye de Werden , dans le duché de Berg. Il renferme les quatre Évangiles , et a été publiéparFrançoisJunius,eni665, in-4*'' Ce manuscrit est en lettres d'or et d'argent sur vélin ; le titre et quelques initiales sont en or. IhrCy professeur à Upsal , a donné en 1 jSa une dissertation sur ce livre , sous le titre d*Ulphila$ illustratus. Ce savant y soutient quir n'a point été écrit avec la plume , le calamus ou le pinceau, mais qu'il a été imprimé de la manière et avec les types de fer chaud dont se servent nos relieurs.
Le Livre d*or ou Codex aureus de la bibliothèque royale de Stoc^ kholm.Ge livre, qui renferme les Évangiles, est ainsi nomnoé-à cause de la quantité de lettres d'or qui s'y trouve. On le croit du 9."' siècle'. Les feuilles sont pourpre , avec les lettres en or et blanches : lesea» pitales sont en noir.
Deux manuscHls grecs qui se trouvent l'un à la bibliothèque nastionale et l'autre à la bibliothèque de Leyde , et qui autrefois n'en faisaient qu'un. Ils contiennent les Livres de Moyse*
Un manuscrit des Evangiles qui existe dans la bibliothèque Cotonienne en Angleterre. Les deux premiers feuillets de Saints Mathieu sont teints en pourpre , et les deux ou trois premières pages de chaque évangile sont eu lettres d'or capitales. Le titre de cet ouvrage est : Harmonia Evangelica. C'est sur ce manuscrit qu'Athelstan , qui régnait dans le 10."* siècle, ordonna que ses successeurs prêteraient serment à leur sacre. On présume qu'il est du 8.- ou g."» siècle.
«Mgxxi^iKM»
Manuecûts totalrmcnt en itttxtt b'or.
Le manascrit des Évangiles doDnô par Charlemagne à Aix-la» Chapelle ; il est en yëlin pourpré. L'écriture est eu lettres d'or.
Le P«ati/ter dédié par Charlemagne au Pape Adrien i.*^; il a été écrit par Dagulfe, et dédié d'abord à Charlemagne. L'église de Brème l'a conservé pendant huit siècles. Il est maintenant à la bibliothèque impériale à Vienne.
Les Heures de Charles-le-Chauve , écrites entièrement en lettres d'or sar yélin , vers le milieu du 9."* siècle. Elles se trouvent à la bibliothèque nationale.
Les deux Bibles magnifiques présentées à Charles-le-Chauve : ce sont les deux premiers manuscrits de la bibliothèque nationale , ils ne sont pas entièrement écrits en lettres d'or , mais les premières pages de chaque livre , les initiales des alinéas ne manquent guère f dans l'une et dans l'autre , d'être formées d'encre d'or.
Un livre des Évangiles donné à l'abbaye de Saint-Denis en 870; il est écrit en lettres d'or , et se trouve maintenant dans le trésor de Saint-Emmeran de Ratisbonne.
Le manuscrit des Évangiles écrit dans le 9."* siècle. Toutes les paroles de Jésus-Christ sont en lettres d'or. C'est le 267. "* de la bibliothèque nationale.
Le manuscrit des Évangiles en lettres d'or onciales , qui était conservé à Saint-Martin de Tours : il l'emporte par son élégance et son antiquité sur celui de Saint-Emmcran.
Le Livre des Évangiles écrit en lettres d'or par le moine Placide, sous l'empire de Louis-le-Pieux (fils de Louis-le-Dëbonnaire, petit= fils de Charlemagne ; roi de Germanie et roi de Bavière, au 9."* siècle). Ce manuscrit existait dans l'abbaye de HautviiiierSy au diocèse de Reims.
Les Actes des Apôtres écrits en lettres d'or , qui se trouvent au Vatican, ainsi qu'une infinité d'autres manuscrits précieux du même genre. Ces Actes des Apôtres ont été donnés au pape Alexandre vi par une reine de Chypre ; mais ce livre a été dépouillé d'une cou^ verture d'or enrichie de pierreries lorsque Rome fut saccagé sous Charles-Quint.
Le Psautier en lettres d'or donné à l'abbaye de Saint-Hubert des Ardennes par Fempereor Lothaire.
Le Leclionnaire avec les Épitres et Évangiles également écrits en lettres d'or , légué par le même Evrard à son antre fils Adalard.
Le manuscrit des Évangiles qui appartenait au comte d^Oxford; tontes les pages sont en lettres d'or. Il est au muséum britannique.
Le livre des Evangiles en papier d'Egypte et en lettres d'or , dont parle Trotzius, et qui sert au sacre de l'Empereur.
Deux Bibles célèbres se trouvent encore à la bibliothèque royale ; M.' Camus en a donné la description.
Ces deux Bibles sont infiniment curieuses par leur magnîGcence; elles sont ornées de dessins et de miniatures précieuses à tous égards. L'une renferme 6,162 tableaux, avec deux versels pour choque tableau, l'un latin l'autre français, tous deux décorés d'une capi= taie alternativement en or et en azur , et d'une finale toujours en or et azur. A supposer , dit M.' Camus , que Ton put aujourd'hui faire exécuter chaque tableau avec les deux versets pour 1 a francs, ce livre entier coûterait 61,824 francs; ce que l'on peut porter, avec la dépense du vélin , à 62,000 francs. La seconde Bible n'a qu'un peu plus de la moitié du nombre des tableaux; mais ce ne sont pas de simples lavis , ce sont des peintures parmi lesquelles il s'en trouve de très-belles. Qu'on ne l'estime, si l'on veut, qu'à la somme de 4o, 000 fr., où trouvera-t-on des exemples d'un pareil luxe.
A Varsovie, on trouve dans les archives de Pologne, qui sont au palais de justice, un manuscrit des Statuts de Vordre de la Jarretière^ 1423, sur vélin, avec vignettes dorées.
On connaît encore deux objets faits pour piquer la curiosité :
L'un est le : Liber Passionis Domini nostri J.-C. cumfiguris et carac= teribus ex nuUâ materià compositis*. Ce livret in - 12 contient 24 fenillets, compris 9 estampes ; le .vélin est de la plus grande blan^ cheur et du plus beau poli. On présume qu*il a été fait entre i485 et 1609, intervalle pendant lequel a régné Henri vu, à qui ce volume parait avoir été dédié , puisque ses armes s'y trouvent. Le texte entier de la Passion occupe quinze feuillets; sept autres représentent les principaux mystères de la Passion , et sont placés
• Voir N.* 259.
ï c6lè àa texte qai les cite. Les deax premiers TepréseateDt les armes de Henri th. L'emperear Rodolphe ii otTrit , dit-on , 1 4 ,000 dncaU de ce maouscril. On l'a td à Braxellea ea i64o , dans le bean cabinet du Prince de Ligne- H.' Lambinet , qui l'a vu derniëi rement , en a donné une deecription assez détaillée dans sm Reeherekti nir l'origine dt l'Imprimerie. *
Le second ouvrage du même genre dont nous voulons parler, a pour titre : Beurtt de Henri m , de Henri iv «I de Louii siii , ia-ft,* n consiste en 75 feuillets de aa lignes à chaque page , percés A joor comme lesprécédeuls; ilpHrall avoir été fait pe a après iby^, «DDèe qui vit monter Henri ni sur le tréoe. »
* Toi. fn-S.', imprimt 1 Bruielles. cbet FIod, en l'tn Tii; pages
38S et 3S0..— En voici on eiljait :
«A lafiDdoliTrel, onvoit ëcrili<Dr parcbemin son âdëi-commïe, et de
qudcbef il eit pirvenn i la maiioD de Ligna. Voici la copie do sonnet
qni l'annonce :
La conleite iMbein d'FocbtIrale et Cntcmboiirg Tint ce chef- d'œu ire ancien entre ion hërilage; Depnii ta cbcre niepce A nue de Rcaoeabourg , Succédant i lei biens , eut ce livre en partage. Si mie de U Lalaing UiTiel'bérlU , De qui lei quatre tœura après le posiederent. Dont ma mère eut un quart qu'elle me trmaporta Lei trois à m* fauaenr leur part me dëlalsierent. Or maintenant j'ordonne et commande à mon flii De le gdarder soingeui comme un œuvre trei digne. Et qo'i mes tucceiieun louiiouri de père en flli Ce livre soil au chef de ma maison de Ligue.
Lamoral Prince de Ligne (IB09).
3br^mûti0n0.
Bib. d'Àm., — Catalogne de la Bibliothèque d^amatenr , etc.
CaiU , — Cailleau , Dictionnaire bibliograpliique , etc.
Cat. du Roi ou Bib. du A., — Catalogue des livres imprimés sur Tëlin ,
de la Bibliothèque du Roi , à Paris.
Cat, desUv. sur véU, — Catalogue des livres imprimés sur Télin, qui se
trouvent dans les bibliothèques publiques ou particulières. De Bure i — De Bure, Bibliographie instructive. La Sema ou Sant., — Dictionnaire bibliographique choisi du 15.">*
siècle , par M.' de La Serna Santander.
Lot Rios , — Catalogue des livres de Los Bios.
Jfan. du Lib., — Brunet, Manuel du Libraire et de TAmateur de lifres. Nouv. Rech», — Brunet, Nouvelles recherches bibliographiques. Peig., Eu., — Peignot, Essai de curiosités bibliographiques. Peig,^ Var., — Peignot, Variétés, notices et raretés bibliographiques. Teehener, — Bulletin du Bibliophile.
La livre sterling a été évaluée à 24 francs , et la guinèe i 23 francs ; d*où vient la différence que Ton rencontrera dans certains prix , la réduction de ces monnaies ayant été calculée de différentes manières dans plusieurs ouTrages.
Quelques articles dont les prix étaient portés en livres , le sont en francs^ parce que cette dénomination est employée dans les ouvrages nouyellement imprimés.
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