Ctteshove (Guillaume Van). Poëme du Renard
4000 fr.
Les amis de notre vieille littérature flamande apprendront avec un vif plaisir que notre Gouvernement vient d'acquérir à Londres, à Tune des ventes de M.^^Heber , pour la somme d'environ 4ooo fr.
raniqae manascrit da célèbre Poème du Renard , qui se compose d*environ 12000 vers flamands. Jusqu'à prëseot ou n'en con= naissait g^uëre qu'une partie de 4ooo vers, qui ont été publiés dernièrement par de sayans littérateurs allemands, et dont notre concitoyen, M.*- Willems, nous a donné l'an dernier une Iras duction en flamand moderne. Ce manuscrit n'a été aussi cher que parce que notre Gouvernement s'est trouvé en concurrence avec celui de Hollande , qui désirait beaucoup voir rentrer chez lui ce précieux manuscrit , qui avait été acheté à Utrecht, si nous avons bonne mémoire, par M/ Hèber.
Nous félicitons sincèrement le Gouvernement de n'avoir pas regardé à quelques centaines de francs pour l'acquisition de l'uuique manuscrit d'un poème , qui est un des plus beaux titres de notre ancienne gloire littéraire : on sait qu'il a été écrit par un flamand , né à Gand , et Ton a maintenant la certitude qu'il se nommait Guillaume Van UUenhove^ nom d'une de nos plus an:: ciennes familles. (Indépendant, 3i marsi836.)
Nous avons annoncé dernièrement l'acquisition faite à Londres , par notre Gouvernement, de l'unique manuscrit complet du célèbre poème flamand du Renard : nous apprenons aujourd'hui que l'un des professeurs de la faculté de philosophieet lettres à l'université de Gand , M/ Borremans , travaille à la publication d'une ancienne version latine de cette époque nationale. Elle sera accompagnée de commentaires destinés à prouver que ce poème a rapport à la rè> forme de Saint-Bernard. {Jaum, Belg,^ 19 avril i836.)
80. Walter-Scott. On a vendu à Londres, au mois d'août i83i, les manuscrits originaux des romans de Walter-Scott. 7684 fr.
Ces manuscrits sont très-bien conservés, et ne portent qne très-peu de ratures et de changemens. Cette vente avait piqué vivement la curiosité du grand monde et du monde littéraire ; la foule était considérable. Ils n'ont produit que 3i6 liv. st. (7684 &*•)
{L'Industrie, 28 août i83i.)
81. La vie de Napoléon, dont l'original a, dit-on, été payé à sir Walter-Scott, 1275,000 fr.
Se tire en Angleterre à 22,000 exemplaires.
(Revue BibUogr., janv. 1827.)
Les Œarres de Walter-Scott considérées comme dem*ées commerciales.
M.' CoDsUble (le libraire) fit le calcol approximatif de la Tente des romans do grand inconnu , depuis le premier jusqu'à Pevtrii du Pie. Ils forment en anglais 4^ ^ol., qui coûtent 5oo francs. Terme moyen' , Tèditeur a Tendu deux mille exemplaires de chaque roman , Talant dix millions de francs. Sur cette somme , M.' Constable a payé à l'auteur euTiron quinze cents mille francs de Copy-Righi depuis i8i4 *• La première édition de chaque roman est tirée à dix mille. Viennent ensuite les réimpressions et les additions aux OEuvres complètes en divers formats. Sir Wallers Scott a reçu dernièrement tooo guinées pour le seul petit poème dramatique â^Halidom-BilL Ses poèmes, qui se sont Tendus autant que ses romaifô, lui ont valu près d'un million ; ses biographies , * ses articles de journaux, ses préfaces , ses commentaires , etc., n'ont pas été non plus pour lui des pages perdues. Enfin l'on pourrait dire qu'il y a dans le commerce pour Tingt millions de papier imprimé portant le nom de sir Walter-Scott , sans compter les traductions en français, en allemand , en italien, en espagnol, en polonais, etc. Si les fabricans de papiers n'élèvent pas ua jour une statue au romancier écossais, ils sont des ingrats.
(Revue Encyc.f décembre iSaS.)
WooDSTOci OU le cavalier, roman historique de l'an i65i, par rautem» de Waverley; Edimbourg, 1826. 3 vol. in-8.®
Ce roman parait dans des circonstances toutes particulières. Son illustre auteur est une des mille victimes qui ont souffert du malaise général et de la crise prolongée dont TAnglelerre est tourmentée depuis 18 mois. On assure, que parla banqueroute
• Il a été vendu plus de 3o,ooo Waverley» le pins aociGu de tous.
* Depuis que cette lettre est écrite , M.' Constable a publié quatre nouYeaux romans, et Tauteur a trouYé 4uo,ooo fr. de plus. Si, dans le calcul de M.' Constable, nous comptons ces quatre nouveaui romans pour la remise, ses dix millions restent complets. Notre ami , l'éditeur Gosselin, de Paris, qui, en bon commerçant, n*avoua jamais que la moitié de ses profits, prétend que Scott lui vaut, depuis cinq ans, ao,ooo liv. de rente.
de €onstab1e, l'an des principaux libraires d'Edimbourg , sir Waller-ScoU a perdu la somme énorme de 70 mille livres sterling (i,75o,oeo fr.) , et que cette faillite a seule fait différer la publia cation de Woodstock. {Revue Encyclap.^ juin 1 825— i8a6.)
On Tient de calculer le bénéfice que Walter-Scott retirera de rédilion générale de ses œuvres qui se publie actuellement par livraisons y et à laquelle les nouvelles notes ajoutées par l'auteur donnent un iolérèt tout particulier. On dit qu'il s'en débitera «2,000 exempl.y et qu'il pourra y avoir 2 schellings de bénéfice par volume. Or, comme le recueil aura 4o volumes, le béoéfice total pour l'auteur s'élèvera presqu'à \ 00,000 liv. st.(2,4oOy00o fr.) On pense qu'une somme aussi considérable suffira pour tirer Fauteur de ses embarras financiers.
(Jour. Belg., 29 septembre 1829.)