HERBIERS CONSERVÉS DANS DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS
On peut consulter à Londres, au British Muséum, les herbiers de Plukenet, de Kaempfer, de Hans Sloane, ceux de Pallas (I) et de Ruiz et Pavon (2), ces deux derniers acquis dans le courant de l’année 4 845, à la vente des collections de M. Lambert, à Londres.
(1) Ce grand herbier, composé de plantes recueillies dans les diverses provinces de l’empire de Russie, avait été acheté a Saint-Pétersbourg sous le règne de Paul Ier par M. Cripps, compagnon du docteur Clarke, et revendu par lui à M. Lambert. Cette collection contient un grand nombre d’espèces qui ne sont pas encore décrites, ainsi que toutes les plantes figurées dans la Flora Sibérien de Gmelin et les échantillons authentiques qui ont servi pour les planches de la Flora Rossica. L’herbier renferme tous les échantillons collectés par les aides et les élèves du professeur dans leurs voyages au travers de la Russie; ceux recueillis par Gmelin, Georgi et Steller, par le docteur Merlt lors de l’expédition du commodore Billings, et par S. -G. Gmelin dans les provinces septentrionales de la Perse. Il contient en outre de nombreux échantillons de Thunberg, de sir Joseph Banks et d’autres naturalistes distingués, et les doubles des plantes collectées par Georges Forster dans le second voyage de Cook. ( David Don.)
(2) Cette collection considérable, faite aux frais du gouvernement espagnol, contient, outre l’herbier formé par les auteurs de la Flora Peruviana pendant leur résidence dans le Pérou et le Chili, un grand nombre de plantes mexicaines ; ces dernières paraissent avoir formé une partie de l’herbier de Mociho et Sesse.
On y trouve encore les importantes collections de sir Joseph Banks. Celles-ci, indépendamment des herbiers conservés à part, tels que l’herbier authentique de l 'Bonus Clifforticimis , un des plus anciens ouvrages de Linné; l’herbier de Paul Hermann (1), celui de Clayton, dont les notes et les échantillons ont servi à la publication de la Flora Virginica de Groriovius, et quelques plantes authentiques de Loureiro, venant deLoureiro lui-même, renferment les herbiers de Aublet, Jacquin, Miller, Smeathmann et William Brass ; les collections formées dans les trois voyages du capitaine Cook, dans ceux de Vancouver, du capitaine Flinders à la Nouvelle-Hollande, de Macartney en Chine, de Sait en Abyssinie ; les plantes recueillies dans l’expédition au fleuve Congo et dans le voyage en Afrique du major Denham et du capitaine Clapperton.
Un herbier composé des plantes cultivées au jardin royal de Kew et décrites dans YHortus Kewensis se trouve dans la collection particulière d’Aiton, qui fait partie des herbiers de sir Joseph Banks.
L’herbier de Linné (2) et celui de sir J.-E. Smith, fondateur et premier président de la société linnéenne de Londres, appartiennent à cette société, qui possède en outre les herbiers du professeur Murray (de Gottingue), de James Dickson, de Thomas Jenkinson Woodward et du docteur Bichard Pulteney.
On trouve au jardin royal de Kew des herbiers d’Australie et du Brésil d’Allan Cunningham ; du Brésil et de l’Afrique méridionale, de Bowie ; une petite collection de plantes du port Essington (Nouvelle-Hollande), recueillie par Armstrong, tous collecteurs du jardin de Kew.
(1) Les plantes de Ceylan, de Paul Hermann, ont servi à Linné pour sa Flora Zeylanica, Hermann n’ayant donné de ses plantes qu’un simple catalogue dans son Muséum Zeylanicum.
(2) Nous donnons à la suite de ce chapitre des détails circonstanciés sur l’herbier de Linné et sur l’acquisition qui en a été faite par sir J.-E. Smith,
Entre autres herbiers offerts à la société d’horticulture de Londres, nous citerons les suivants :
Un herbier de plantes arctiques collectées sur les côtes et les îles voisines de la partie nord-est de l’Amérique septentrionale, dans le voyage du capitaine W.-E. Parry aux mers polaires en 1821-1825;
Un herbier de plantes collectées à l’île du Prince-de-Galles et à Sumatra ;
Un herbier collecté par le docteur John Richardson dans l’intérieur des parties nord de l’Amérique septentrionale pendant le voyage du capitaine Franklin aux côtes de la mer Glaciale en 1819-1821 ;
Les plantes recueillies par M. Edward Sabine à l’île Melville en 1819 et 1820, et pendant le voyage au Cap-Nord, au Spitzberg et au Groenland oriental en 1825.
Le jardin botanique de l’université d’Oxford possède avec l’herbier de Sibthorp ceux de Dillenius et de Sherard, ce dernier renfermant une portion de l’herbier de Catesby. Les collections de Dillenius et de Sherard portent les synonymes des auteurs contemporains, et particulièrement ceux de Plukenet Petiver etSloane, écrits de leur main. L’herbier de Dillenius contient presque tous les échantillons originaux des cryptogames qu’il a figurés,
Àrchibald Menzies a légué au jardin de la société botanique d’Édimbourg son herbier formé dans le cours de ses voyages autour du monde avec Vancouver et d’autres navigateurs. Cet herbier se compose principalement de cryptogames, de graminées et de cypéracées.
L’herbier de M. William Christy, botaniste et entomologiste, qui a fait plusieurs excursions dans les îles britanniques, et qui a visité Madère et la Norvège, appartient à la même société d’Édimbourg.
On conserve au jardin botanique de Ghelsea les herbiers de Catesby, de Rand et du docteur Nichols.
L’herbier de Forster, le père, qui a accompagné le capi-
taine Cook dans son troisième voyage autour du monde, se trouve à Liverpool.
L’herbier du docteur William Hunter est au muséum du collège de Glasgow.
Celui du docteur John Martyn a été donné en 1761 à l’université de Cambridge par Martyn lui-même.