HERBIER ROYAL DE MUNICH
Cet herbier renferme à peu près 56,000 espèces de plantes et des collections de fruits et de graines, de bois, de champignons en cire, etc. Son origine remonte à l’année J 811, époque où l’Académie de Munich fit l’acquisition des collections de Schreber. Ces collections se composaient de différents herbiers, parmi lesquels celui de Schmidel était un des plus riches et des plus intéressants. Par suite de ses relations avec les Burmann, Schmidel avait rassemblé dans son herbier un grand nombre de plantes recueillies par les collecteurs hollan-
dais dans les Indes et au cap de Bonne-Espérance. 11 avait fait lui-même des collections en Italie, dans le midi de la France, etc. L’herbier de Schreber contenait encore plusieurs centaines d’échantillons communiqués par Swartz ; Pallas et Gmelin lui avaient donné des plantes de Russie; Séguier, de l’Italie; Crudy, une collection faite à Saint-Thomas et dans d’autres îles des Antilles, etc.
A cet herbier de Schreber sont venus s’ajouter :
Celui deSchrank, renfermant, outre les échantillons de sa Flora Bavarica , beaucoup de plantes des régions alpines provenant de Rainer, du baron Moll, de Jacquin, Schmidt, Mielichbofer, etc.
L’herbier du Brésil, rapporté par M. de Martius lors du voyage qu’il effectua dans ce pays en 1817-1820, par l’ordre du roi Maximilien-Joseph, et dont nous avons donné précédemment l’historique.
Cette collection, riche en palmiers, se compose d’environ 7,000 espèces de plantes recueillies dans les provinces de Rio de Janeiro, de Saint-Paul, de Minas-Geraes, Goyaz, Bahia, Pernambouc, Maranham, Para et Rio-Negro.
Le journal de voyage de M. de Martius et les notes qu’il a rédigées sur plus de 5,000 espèces de plantes, se trouvent réunis à son herbier du Brésil.
Plantes d’Allan Cunningham, Nouvelle-Zélande.
Collection de Berger, recueillie en Grèce, 1,200 espèces des environs de Nauplie, ainsi que du Péloponèse et de la Romélie.
La partie cryptogamique de l’herbier royal de Munich a été mise en ordre et enrichie par feu M. Funck.