HERBIER CENTRAL ITALIEN
Il vient de se former a Florence, sur la proposition de M. Philippe Parlatore , une institution qui prend le titre d 'Herbier centrai italien , et se trouve sous la direction de M. Parlatore. Grâce à la protection du grand-duc de Toscane et à la générosité des botanistes italiens et étrangers, la collection de plantes conservée dans cet établissement s’accroît d une manière surprenante et compte déjà plus de 40,000 espèces.
A Y Herbier central se trouvent maintenant réunis deux herbiers importants, î’un d’André Cæsalpin et l’autre des plantes récoltées au Brésil par Joseph Raddi.
L’herbier de Cæsalpin (J ), le plus ancien peut-être des herbiers que l’on connaisse, existait à la bibliothèque palatine du grand-duc. Il se compose de 708 plantes sèches autrefois réunies en un seul volume et aujourd’hui divisées en trois vo-
(I) Le mérite de cette collection précieuse ne s’arrête pas aux espèces qui y sont préparées : elle offre un intérêt tout à la fois scientifique et historique, surtout parce qu’on y reconnaît matériellement la distribution philosophique des plantes que lui, Cæsalpin, imagina le premier en prenant pour base leur mode de fructification et de reproduction, Cet herbier fut arrangé et envoyé à monseigneur de Tornabuoni vingt ans avant quea l’auteur publiât son livre de Plantis , ce qui prouve que Cæsalpin précéda Gesner dans cette importante partie de la botanique, c’est-a-dire la classification d’après la fructification des plantes»
(Note communiquée par M. Joseph Morelti. )
lûmes. Il est précédé d’une lettre de Cæsalpin même, adrersée, en 1365, à monseigneur l’évêque de Tornabuoni, pour lequel cet herbier avait été préparé.
Les plantes de Raddi se trouvaient déjà au musée d’histoire naturelle de Florence avant l’installation de l 'Herbier central. 11 contient près de 4,000 plantes récoltées au Brésil par Raddi pendant les années 1817 et -18-18.
Quant à l’herbier particulier de Raddi, il a été acquis par le grand-duc, et réuni à celui du musée de Pise.
La collection formée par Raddi, en Égypte, a été confiée à M. Savi pour l’employer à l’accroissement des jardins et musées de Pise et de Florence.