COTE DE BARBARIE
J. Tradescant. — John Tradescant voyagea dans diverses parties de l’Europe. 11 était sur la flotte envoyée contre les Algériens en 1620. 11 a recueilli des plantes dans la Barbarie et les îles de la Méditerranée.
SpoUswood. — Dès 1675, le chirurgien Spottswood publiait un catalogue des plantes (au nombre de 600) croissant dans les fortifications de Tanger.
Th. Sliaw. — Le docteur Thomas Shaw, chapelain de la factorerie anglaise à Alger, où il séjourna douze années , profita de l’occasion cjue lui procurait son emploi pour visiter une partie de l’ancienne Numidie, la Syrie et l’Égypte. Il rapporta à son retour une collection de plantes sèches. Le catalogue qu’il en a donné comprend 652 espèces.
Hebenstreit et Ludwig. — En 1751, Jean-Ernest Hebenslreit entreprenait par ordre du roi de Pologne, un voyage en
Afrique, accompagné de Chrétien-Théophile Ludwig, voyage qui avait pour but d’observer les productions naturelles de cette partie du monde. 11 paraît qu’ayant exploré les environs de Tripoli et de Tunis, voyagé dans la partie du désert située entre ces deux villes, et examiné les ruines de Carthage, Hebenstreit fut obligé, à la nouvelle de la mort du roi, d’interrompre ce voyage, et de revenir soudainement en 1755.
Vahl. — Martin Vahl, Danois, un des élèves les plus distingués de Linné, entreprit, vers 1782, un voyage scientifique aux frais du roi de Danemark, et visita une partie de la Barbarie.
L’abbé Poiret. — Le voyage de M. l’abbé Poiret en Barbarie date de 1785 et 1785. Arrivé en mai 1785 à la Calle, ou Bastion de France, à 56 lieues ouest de Tunis, il parcourut les plaines environnantes, visita le Mazoule, pays à l’ouest de la Calle, se rendit jusqu’au pied de l’Atlas, et presque aux confins du désert de Saara: Devenu à la Calle, M. l’abbé Poiret fit, quelque temps après, un voyage à Bone, visita les ruines de l’ancienne Hippone, alla jusqu’à Constantine et à Bougie, et fit une excursion à l’île Tabarca.
Schousboe. — Schousboe, consul danois au Maroc, fit quelques découvertes botaniques dans ses voyages au travers de cet empire, pendant les années 179 1-1 795. Après Spottswood, que nous avons mentionné plus haut, Schousboe est le premier botaniste qui ait visité cette contrée.
Bi 'oussonnei. — Broussonnet a résidé à Tanger, à Salé, à Mogador, à Maroc et à Ténériffe. Il avait fait parvenir à M. Desfontaines un herbier de Maroc et des îles Canaries.
Docteur Della-Cella. — Le docteur P. Della-Cella ayant le premier d’entre les Européens traversé, en d 8 1 7, la grande Syrte, toute la Cyrénaïque et Pentapolis, donna à son retour toutes les plantes qu’il avait recueillies dans ces contrées inconnues, au professeur Yiviani, qui les a décrites.
Ce professeur a divisé en trois régions distinctes la partie de la Libye explorée par le docteur Della-Cella : la première
est le territoire de Tripoli ; la deuxième s’étend depuis le promontoire Triero jusqu’au pied des montagnes de la Cyrénaïque, et la troisième, depuis la grande Syrte jusqu’au Catabathmos.
Le nombre des plantes observées par M. Della-Cella et indiquées ou décrites par Viviani s’élève à 291 , parmi lesquelles on compte 5 genres nouveaux et 75 espèces nouvelles.
Salzmann. — Philippe Salzmann, de Montpellier, recueille des plantes aux environs de Tanger en 1825 et 1824.
M. Roussel. — M. Mutel. — M. Roussel, pharmacien en chef de l’armée d’Afrique, a herborisé sur le littoral et aux environs d’Alger pendant un séjour de deux années qu’il a fait dans cette ville. Il y a recueilli principalement des plantes cryptogames.
M. le capitaine Mutel a herborisé à Bone, en 4 855, dans un rayon de dix lieues autour de cette ville.