‹ Musée botanique. De M. Benjamin Delessert. Notices sur les collections de plantes et la bibliothèque qui le composent; contenant en outre des documents sur les principaux herbiers d'Europe et l'exposé des voyages entrepris dans l'intérêt de la botaniqueChapitre 190 sur 257 · CAP DE BONNE-ESPÉRANCE. — CAFRERIE · texte numérisé non relu

CAP DE BONNE-ESPÉRANCE. — CAFRERIE

L'abbé de la Caille. — L’abbé de la Caille entreprend en 1750 le voyage du cap de Bonne-Espérance pour y faire des observations astronomiques. Il en rapporte des plantes qui sont conservées dans l’herbier de M. Adrien de Jussieu.

A. Sparrman. — Sparrman (André), naturaliste et voyageur suédois, va au cap de Bonne-Espérance en 1772, et réside à la ville du Cap, à False-Bay, etc. Peu après son arrivée, il rencontre le célèbre Thunberg, son compatriote, avec lequel il fait plusieurs excursions. Au mois d’octobre, il se rend à Paarl, au nord-ouest du Cap, et à Aphen dans le voisinage de Constance. Bientôt il s’attache aux naturalistes Forster, père et fils, qui accompagnaient le capitaine Cook, et qui étaient alors au Cap, et il fait avec eux le voyage dont nous avons tracé précédemment l’itinéraire, page 565. Bevenu au Cap en mars 1775, Sparrman entreprend un voyage d’exploration, dans l’intérieur des terres, et part le 25 juillet, se dirigeante

l’est, et se tenant à une certaine distance de la mer. Il visite la baie de Mossel, regagne l’intérieur jusqu’aux rives de Groote-Vis-River, limite à cette époque des territoires européens et cafres, et remonte ensuite au nord, vers Bruntgès- Hoogt, canton élevé, voisin delà chaîne de Sneeuwberg et des campagnes du Camdebo* il était alors à trois cent cinquante lieues du Cap. Le 6 février 1776, Sparrman reprit la route de cette ville, où il arriva le 1 5 avril chargé de plantes et de dépouilles d’animaux.

TF. Paterson.— Le lieutenant William Paterson fait quatre voyages dans le pays des Hottentots et dans la Cafrerie en 1777, 1778 et 1779.

Arrivé au cap de Bonne-Espérance dans le mois de mai 1777, il se mit en route au commencement du mois d’octobre pour un premier voyage, accompagné du colonel Gordon, qui avait déjà visité ces contrées. Ils se rendent au pays des Hottentots et reviennent au Cap trois mois après leur départ.

Paterson entreprend en 1778, et dans le même pays, un second voyage qui dure six mois. A la fin de la même année, il parcourt la Cafrerie, qui n’avait encore été visitée par aucun Européen. 11 était de retour le 23 mars 1779, après une absence de trois mois.

Enfin le 18 juin 1779 il part du Cap pour la quatrième fois et se rend dans le pays des Namaquas. Ce dernier voyage dure six mois.

Pendant toutes ces explorations, le lieutenant Paterson s’occupa d’histoire naturelle et ne laissa échapper aucune occasion d’étudier la végétation des localités qu’il parcourut, et de recueillir des plantes et des graines.

John Barrow. — John Barrow arrive en 1797 au cap de Bonne-Espérance, et entreprend plusieurs excursions dans l’intérieur; du Cap il traverse le désert de Karro jusqu’à Graaf-Reynet, et se rend dans les pays des Cafres et des Boschimens; de Graaf-Reynet il revient au Cap en suivant le long de la côte maritime, et visite enfin le pays des Namaquas.

Ai. Burchell. — Les recherches de ce voyageur opérées sur 4,500 milles de territoire, outre ses excursions latérales dans des régions où les Européens n’avaient pas encore pénétré, ont produit un grand nombre de découvertes et d’observations nouvelles,

M, Burchell débarqua au cap de Bonne-Espérance en novembre 1810, séjourna plusieurs mois dans la ville du Cap, dont il explora soigneusement les environs. Il partit ensuite pour les frontières de la colonie, dans l’intérieur et du côté du pays des Cafres. M. Burchell a visité Hottentot-Hollande, Tulbag ; a été dans le Karro, dans le Roggeveld, dans les pays des Boschimens et des Koras ou Koranas ; à Klaarwater, à Graaf-Reynet, dans les montagnes de Hamhanni, à Litakoun, ville capitale du pays des Betjouanas, etc. Il était dans cette dernière ville en juillet 1812.

J. Niven. — M. James Niven (le même auquel a été dédié le genre Nivenia ) est resté plusieurs années au cap de Bonne- Espérance. En 4 798, il fut engagé au Cap en qualité de collecteur-résident de Georges Hibbert, un des plus ardents amateurs et cultivateurs de plantes. Pendant cinq années, il se livra à des recherches assidues et envoya beaucoup de plantes nouvelles de ce pays. Revenu en 4 805 et après un séjour de trois mois en Angleterre, il fut rengagé en la même qualité pour retourner en Afrique, par une société d’amateurs en Europe dont faisait partie l’impératrice Joséphine. Il resta neuf mois au Cap.

M. Delalande. — L’administration du Muséum d’histoire naturelle de Paris ayant formé le plan d’un voyage qui aurait pour but de lui procurer plusieurs espèces d’animaux qui lui manquaient et qu’on savait exister en Afrique, désigna pour cette mission M. Delalande, attaché au Muséum. Ce naturaliste part de Paris en avril 4 84 8, et débarque à False- Bay à dix lieues du cap de Bonne-Espérance le 8 août, accompagné du jeune Verreaux son neveu, âgé de douze ans. Dans les mois de septembre et d’octobre il recueillit une foule

de plantes dans les environs du Cap. Pendant son séjour dans ce pays, M. Delalande fait trois voyages dans l’intérieur ; le premier à l’est, le second au nord, et le troisième aussi à l’est du Cap. Le pays qu’il visita dans son premier voyage est borné au midi par la mer, et au nord par une chaîne de hautes montagnes. Son second voyage le conduisit jusqu’à la rivière de l’Éléphant (Olifants-River) et vers le Berg-River. Dans sa troisième excursion, il débarqua à Algoa-Bay et se dirigea au nord-est jusqu’à la rivière Keiskama.M. Delalande resta huit mois dans le pays des Cafres, qu’il parcourut en tous sens, et reprit ensuite la route duCap. Il quitta l’Afrique après deux ans de séjour, le 1er septembre t820, rapportant, avec une collection nombreuse de zoologie, un herbier composé de 8 à 900 plantes, des bulbes de liliacées et 250 espèces de graines.

M. Berg. — M. Bowie. — C.-W. Berg, chef de Pharmacie du Cap, a récolté dans cette localité des plantes qui après sa mort ont été déposées au Musée de Berlin, patrie de ce jeune botaniste.

M. James Bowie, chargé de recueillir des plantesspour le jardin de Kew, a résidé plusieurs années au Cap et fait des voyages jusqu’à 200 milles dans l’intérieur.

M . Harvey. — M. Pedclie. — M. W.-H. Harvey a étudié la botanique de l’Afrique méridionale. Il a donné à M. Zeyher tous les encouragements possibles pour continuer ses recherches dans les parties les plus éloignées de la colonie où luimême avait pénétré, et particulièrement à Uitenhagen et Albany.

M. le lieutenant-colonel Peddie a envoyé en 1859 une collection de plantes qu’il avait recueillies lui-même à Port- Natal.

Page 1