ÉTATS-UNIS
Banister . — Vernon et Krieg.— Jean Banister, missionnaire et botaniste anglais, qui avait fait d’abord un voyage dans les Indes-Orientales, se fixa par la suite en Virginie, d’où il envoya, en 1680, un catalogue des plantes de cette localité.
A peu près dans le même temps, un Anglais, Guillaume Vernon, et David Krieg, médecin allemand, firent dans le Maryland un voyage qui avait la botanique pour objet. Us re vinrent après avoir formé un herbier de plusieurs centaines de plantes nouvelles qui vint en la possession de sir Hans Sloane.
Clayton. — dayton (Jean), naturaliste anglais, fit un voyage botanique dans la Virginie en 1705, recueillit sur l’histoire naturelle de cette contrée des observations qu’il transmit à la société royale de Londres, et forma un herbier avec lequel Gronovius composa la Flora Virglnica.
Catesby, — Marc Catesby, naturaliste anglais, fait le voyage de la Virginie en 174 2, et y reste sept années. A son retour en Angleterre en 1719, encouragé par diverses personnes à se rendre de nouveau dans l’Amérique du Nord pour y dessiner et décrire les objets les plus curieux d’histoire naturelle, Catesby se met en route une seconde fois. 11 arrive à Charleston (Caroline du Sud) le 25 mai 1722. Dans le cours de la première année, il fait des excursions au milieu de la partie habitée du pays, s’avance vers la partie inhabitée et reste quelques mois au fort Moore, sur les bords de la Savannah. 11 entreprit ensuite avec les Indiens plusieurs voyages vers les montagnes, en remontant les rivières. Après avoir séjourné près de trois ans à la Caroline, et dans la Géorgie et la Floride, Catesby se rendit à la Providence, une des îles Bahama (Lucayes), et, de là, il visita plusieurs des îles voi-
sines, et en particulier Andros, Abbaco, elc. 1! revint en Angleterre en 1726.
P. Kahn. — Le Suédois Pierre Kalm, élève de Linné, visite pendant trois années (1748-1751 ) l’Amérique septentrionale. Une idée patriotique de Linné donna lieu à ce yoyage. 11 savait qu’une espèce de mûrier (Morus rubra) croissait à l’état sauvage dans l’Amérique du Nord, et s’élevait à une grande hauteur dans les districts découverts du Canada La situation et le climat de ce pays ont beaucoup d’analogie avec ceux de la Suède. Linné proposa à l’Académie des sciences de Stockholm un voyage au Canada qui aurait pour but, entre autres choses, de faire des recherches pour savoir si le mûrier américain et le ver à soie qui s’en nourrit pourraient être transportés en Suède avec quelque avantage. Pierre Kalm, depuis professeur d’histoire naturelle à Abo, en Finlande, fut choisi pour faire ce voyage, il partit de Gothembourg en octobre 1747, mais une violente tempête Payant obligé de se réfugier dans un port de la Norvège, il y fut retenu jusqu’au mois de février de l’année suivante, où il se rendit à Londres, et de là dans PAmérique septentrionale. 11 parcourut cette contrée pendant trois années, séjourna dans la Pensyivanle, le New-York, le New -Jersey et le Canada, et revint dans son pays en 4 751 . Le mûrier du Canada fut introduit en Suède et cultivé dans plusieurs jardins.
Lesplantesde Kalm ontenrichil’herbierde Linné, danslequel elles existent encore, et où elles sont disti nguées par la lettre K.
W. Bartram. — William Bartram parcourut le premier la partie méridionale des monts Alleghany. Sous les auspices du docteur Fothergill, M. Bartram quitta Philadelphie en 4 775, et après avoir voyagé dans la Floride et la partie basse de la Géorgie pendant trois ans, il alla visiter le pays des Chérokis dans le printemps de 4 776. Revenant sur ses pas jusqu’à la rivière Savannah, il se rendit ensuite par la Géorgie et l’Âlabama à Mobile.
Expédition du professeur Marier. — En 1785 l’empereur
François II ayant décidé que plusieurs naturalistes entreprendraient un voyage dans des contrées éloignées, le professeur Marier fut chargé de diriger cette expédition, composée du docteur Stupicz, des jardiniers Boos et Bredemeyer, et de M. Moll dessinateur. Ils quittèrent Vienne dans le mois d'avril, et arrivèrent en septembre à Philadelphie , d’où ils firent des excursions dans la Pensylvanie, la Virginie et la Caroline. Dans ce dernier État, le docteur Marter rejoignit le docteur Schœpf, avec qui il fit une excursion dans la Floride et de là à nie de la Providence. M. Bredemeyer revint de la Caroline en Europe par l’Angleterre et arriva à Vienne en novembre •1784 avec une belle collection de plantes. Boos, qui pendant une résidence de huit mois dans les îles Bahama avait recueilli plusieurs plantes rares, revint à Vienne en -1785. M. Moll et le docteur Stupicz s’étalent séparés des autres voyageurs.
Vers la fin de -1784, M. Bredemeyer et le jardinier Schücht se mirent en marche, par ordre de l’empereur, pour rejoindre le professeur Marter qui était resté en Amérique. Ils visitèrent dans ce voyage plusieurs des grandes îles et une partie du continent jusqu’aux bouches de l’Orénoque, et revinrent par Amsterdam à Vienne, où le professeur Marter arriva dans la même année avec une collection de végétaux, ayant visité, dans sa route, Londres et Bruxelles.
F. Pursh . — Frédéric Pursh avait conçu, de bonne heure, un grand désir de visiter l’Amérique du Nord, d’observer sur leur sol et dans leur climat les plantes qu’il connaissait de cette contrée et de faire de nouvelles découvertes. En 1799 il s’embarque pour Baltimore, dans le Maryland. De -1802 à 4 805 il résida à Philadelphie, d’où il reçut et collecta des plantes de toutes les parties de l’Amérique. Âu commencement de 4 805 il se mit en route pour les montagnes et les territoires occidentaux des États du Midi commençant à Maryland et s’étendant jusqu'aux Carolines. Dans la saison suivante il se dirigea vers les Étals du Nord depuis les montagnes
de Pensylvanie jusqu’à celles du New-Hampshire, et revint par la côte maritime. 11 fit constamment ces voyages à pied, traversant à chaque saison une étendue de plus de 5,000 milles, et sans autre compagnon que son chien ; obligé fréquemment de séjourner au milieu de montagnes sauvages et d’impénétrables forêts, et bien loin cio toute habitation des hommes. En 1807 Pursh fut chargé delà direction du jardin botanique de New-York. En 1 8 i 0 il fit pour sa santé un voyage aux Antilles et visita les Barbades, la Martinique, Sa Dominique, la Guadeloupe et Saint-Barthélemy, d’où il revint en 18H. 11 débarqua sur sa route à Wiscasset dans l’État du Maine, et observa sous le point de vue géographique la végétation de cette région qu’il n’avait pas visitée encore. 11 revint en Europe en 18H après une absence de près de douze années.
Quelque temps après la publication de sa Flore, qui parut àLondresen 1814, Pursh se rendit de nouveau en Amérique, avec l’intention de borner ses recherches à une partie de cette contrée très-peu explorée jusqu’alors, c’est-à dire le Canada. 11 y mourut en i 820.
Enslen. — Pursh a décrit dans sa Flore plusieurs plantes nouvelles et rares qui manquaient à son propre herbier, et particulièrement des échantillons de la basse Louisiane et de la Géorgie. Ces plantes lui avaient été communiquées par Aloysius Enslen qui venait de parcourir les États occidentaux de l'Amérique du Nord en qualité de collecteur d’objets d’histoire naturelle du prince Lichtenstein, d’Autriche.
F. -A. Michaux. — En 1801 M. Michaux (François-André), fils du voyageur André Michaux et qui déjà avait accompagné son père en Amérique, part pour Gharleston; il y arrive le 9 octobre, y séjourne, s’embarque pour New-York et visite le New-Jersey et Philadelphie. Il se dirige ensuite (juin 1802) vers les contrées de l’Ouest, parvient jusqu’à Lancastre et à Columbia, traverse les monts Alleghany et se rend à Pittsburgh au confluent des rivières Monongahela et Alleghany
qui se réunissent pour former i’Ohio. De Pittsburgh il se dirige vers Wheeling, où il s’embarque sur l’Ohio pour se rendre au Kentucky, et arrive dix jours après (le 1er août) à Limestone; il visite ensuite Lexington, chef-lieu du comté de Fayette, se met en route pour Nashevilîe dans l’État de Tennessée ; fait quelques excursions botaniques sur Roaring-River, et arrive à Knoxville, siège alors de l’État de Tennessée. Le 21 septembre il part de Jonesborough pour traverser les monts Alfeghany et se rendre dans la Caroline du Nord, passant par les Iron-Mountains (montagnes de fer). De Morganton, chef-lieu du comté de Rurke, il se rend par Columbia, siège du gouvernement de la Caroline du Sud, à Charleston, où il arrive le 1 8 octobre 1 802, après avoir parcouru en trois mois et demi, un espace de près de 600 lieues. M, Michaux resta dans la Caroline jusqu’au 1er mars 1 803, époque à laquelle il s’embarqua pour revenir en France.
M. Robin. — De -1802 à 1806 C.-C. Robin a voyagé dans l’intérieur de la Louisiane, de la Floride occidentale et dans les îles de la Martinique et de Saint-Domingue. Les plantes de sa flore iouisianaise ont été recueillies par Robin dans les parties méridionales de la Louisiane qui maintenant forment l’État de ce nom, et particulièrement près de la Nouvelle-Orléans et dans le district des Àttakapas, excepté un petit nombre des environs de Pensacola ( Floride occidentale).
Rafmesque. — Le Sicilien Rafinesque, arrivé en Amérique en 1 802, voyagea jusqu’en 1804 dans les États de New-Jersey, Pensylvanie, Delaware, Maryland et Virginie; en 1815 et 1816 principalement dans les États de New-York, New-Jersey et Pensylvanie. Son plus grand voyage dans l’Ouest commença en 1818; il parcourut deux fois les monts Alieghany à pied, et explora FOhio, l’indiana, l'Illinois, le Kentucky, etc, 11 continua ses excursions jusqu’en 1 8>5, et traversa les mômes montagnes Aîleghanv quatre ou cinq fois par des points différents (en Pensylvanie, dans le Maryland et dans le nord de la Virginie ).
Mil. Lewis et Clark . — En 1805, sur les instances du président Jefferson, MM. Lewis (Meriwether) et Daniel Clark, furent envoyés dans la partie ouest de l’Amérique septentrionale. Ils remontèrent le Missouri, traversèrent les Rocky-Mountains et descendirent la Columbia jusqu’aux rives de l’océan Pacifique. La collection de plantes faite dans les Rocky-Mountains et au milieu des chaînes des Andes septentrionales a été malheureusement perdue. 11 n’est resté de ce voyage qu’une petite collection d’environ 150 espèces provenant des récoltes faites pendant le retour rapide de l’expédition. Ces plantes furent placées entre les mains de Pursh qui les a décrites.
Capitaine Pike. — A la même époque où MM. Lewis et Clark exploraient les sources inconnues du Missouri, le capitaine Zebulon Pike dirigeait une expédition chargée de remonter le Mississipi jusqu’à sa source. 11 remplit en neuf mois l’objet de sa mission. A son retour il fut choisi pour commander une seconde expédition jusque dans l’intérieur de la Louisiane, et pénétra môme dans le territoire espagnol. La relation de ce double voyage a été publiée en \ 81 0, et l’on a lieu de regretter l’insuffisance des renseignements qu’elle donne sur la botanique et sur l’histoire naturelle des régions inconnues visitées dans ces deux expéditions.
M. J . Bradbury. — Quelques années après l’expédition de MM. Lewis et Clark que nous venons de mentionner, les mêmes pays qu’avaient explorés ces voyageurs furent visités par M. John Bradbury, envojé en 1809 comme collecteur d’objets d’histoire naturelle pour le compte d’une association particulière. M. Bradbury descendit l’Ohio et examina les productions de ses rives; à Saint-Louis, où il resta pendant la saison entière de î810, il explora avec soin la région environnante. Au commencement du printemps de J8H, il se joignit à une caravane de commerçants en pelleteries et remonta avec eux !e Missouri jusqu’aux villages Mandans. Les grandes collections faites pendant ce voyage furent envoyées en Angleterre et tombèrent entre les mains de Pursh, qui les
publia dans sa Flore, à ce qu’il paraît sans le consentement de M. Bradbury.
M. Nuttall, — M. Thomas Nuttall accompagna en 1 81 1 M. Bradbury dans son périlleux voyage du Missouri. En 1816 il fit quelques excursions botaniques dans les États de Kentucky et de l’Ohio. Il parcourut ensuite le territoire de l’Arkansas, région alors inconnue. Parti de Philadelphie pour ce dernier voyage, le 2 octobre 1818, M. Nuttall se rend à Pittsburgh sur l’Ohio, s’embarque sur le Mississipi qu’il redescend jusque auprès des bouches de l’Arkansas et de la rivière Blanche, arrive à l’établissement des Indiens Chérokis, visite le pays au confluent de la Kiamesha et de la rivière Bouge, continue son voyage sur l’Arkansas jusqu’à la rivière de Vertde-Gris, visite les Indiens Osages et redescend l’Arkansas et le Mississipi jusqu à la Nouvelle-Orléans, où il arriye le 1 8 février 1820.
Dans les années 1854 et 4 855, M. Nuttall a poursuivi le cours de ses explorations. Il a fait un voyage au travers du continent de l’Amérique septentrionale jusqu’à l’océan Pacifique, a séjourné dans l’Orégon (Columbia) et visité les îles Sandwich et la haute Californie.
Docteur Baldwin . — En 18! i le docteur Baldwin herborise aux environs de Wilmington (État de Deîaware) , se rend, vers la fin de cette même année9 dans l’État de Géorgie, où il habite principalement Savannah et Sainte-Marie,
11 fait ensuite des explorations botaniques dans la Floride orientale et accompagne en 4 817 MM. Rodney, Graham et Bland qui se rendaient en mission à Buenos-Ayres et dans d’autres ports de l’Amérique méridionale et s’arrête à Buenos-Àyres, Montevideo, Maldonado, San-Salvador, etc.
M. Correct de Serra. — M. Correa de Serra, secrétaire perpétuel de l’Académie royale des sciences de Lisbonne, part en 4 815 pour New York et va quelque temps après à Philadelphie. Il a fait divers voyages dans l’Amérique septentrionale, s’occupant principalement de botanique.
M. Milbert. — M. Milbert, voyageur-naturaliste, correspondant du Muséum d’histoire naturelle de Paris, a fait à cette administration des envois très-considérables de graines utiles, et lui a fait parvenir des plantes vivantes destinées à être répandues en France, il a rempli aux États-Unis d’Amérique, pendant sept ans (de -4 8-1 7 à la fin de 1825), une mission qui avait pour objet de récolter et d’expédier au Muséum des produits des trois règnes. De New-York, où il résidait habituellement, M. Milbert a fait un grand nombre de voyages, qu’il a étendus jusqu’au Canada, jusqu’au lac Supérieur, et vers quelques parties de l’Ohio et du Mississipi.
Expédition du major Long. — En 18t9, le gouvernement général américain envoya de Pittsburgh une expédition aux Rocky-Mountains , chargée d’explorer le Mississipi, le Missouri, et les tributaires navigables de ces deux grands fleuves. L’expédition, placée sous le commandement du major S. -H. Long, emmenait avec elle, entre autres naturalistes et officiers, le docteur Baldwin, chirurgien, qui devait plus particulièrement s’occuper de recherches botaniques. À sa mort, arrivée dans le cours du voyage, sur les bords du Missouri, le docteur Baldwin fut remplacé par le docteur Edwin James, botaniste, minéralogiste et chirurgien. Le 4 mai 1819, l’expédition s’embarque à Pittsburgh, descend l’Ohio jusqu’à son confluent avec le Mississipi, remonte ce fleuve jusqu au Missouri, et celui-ci jusqu’aux Council-Bluffs, où elle prend son cantonnement. Le 6 juin, elle se met en marche pour les Rocky-Mountains, suivant à l'ouest la vallée de la rivière plate jusqu’au lieu où cette rivière s’échappe des Bocky-Mountains. Arrivée à l’Arkansas, qu’elle redescend pendant environ 100 milles, l’expédition se partage en deux détachements chargés de se diriger vers le midi, l’un pour aller à la recherche des sources de la rivière Bouge, en descendant l’Arkansas, et l’autre pour explorer le pays. Ces deux détachements se retrouvent à Belle-Pointe, sur l’Arkansas, le ^5 septembre 1820. L’expédition se met ensuite en marche dans la direction nord-est
jusqu’à Cap-Girardeau, sur la rive droite du Missîssîpi, où elle arrive le 10 octobre. L’herbier recueilli dans cette expédition, et qui fut envoyé à Philadelphie, se composait de 5 à 600 espèces de plantes.
Le major Long a commandé depuis une seconde expédition, dont l’objet spécial était d’explorer le pays^compris entre l’extrémité occidentale du lac Supérieur, le lac Winnipeg et le Mississipi, et particulièrement de remonter la rivière Saint- Pierre jusqu’à sa source. Les membres de l’expédition étaient MM. Keating pour la minéralogie, Thomas Say pour plusieurs branches de l’histoire naturelle, mais plus particulièrement pour la zoologie, etM. Seymour, dessinateur* Le naturaliste désigné, M. James, ne se trouva pas au rendezvous, ce qui donne à ce voyage une moins grande importance sous le rapport de la botanique.
L’expédition se mit en route de Philadelphie le 50 avril. De Wheeping elle se dirigea au nord-ouest vers l’extrémité méridionale du lac Michigan ; elle entrait le 7 juillet dans la rivière Saint-Pierre, dont l’exploration était un des buts principaux de l’expédition. Du fort Douglas les voyageurs se rendirent en canot au lac Winnipeg, puis, par la partie sudest de ce lac, à l’embouchure de la rivière du même nom. L’expédition termina ses explorations le 15 septembre, jour où elle s’embarqua au fort William, et revint à Philadelphie par les lacs Supérieur, Huron et Érié, et par le canal d’Albany.
Charles Beyrich. — Charles Beyrich, gentilhomme prussien, a visité l’Amérique septentrionale sous les auspices de son gouvernement, et consacré la plus grande partie de son temps à la botanique. 11 passa l’été de 1855 principalement dans les deux Carolines et dans la Géorgie où, ainsi que dans quelques-uns des États voisins, il amassa une collection de \ 300 espèces de plantes en une saison. Visitant la ville de Washington pendant l’hiver suivant, il apprit qu’une expédition militaire devait être envoyée au printemps dans le territoire indien, à l’ouest du Mississipi, et obtint la permission
de l’accompagner. 11 rejoignit le détachement à Saint-Louis, au printemps, et se rendit aux différents ports de la frontière. Au retour de cette expédition, et chargé de collections trouvées dans une région nouvelle et inconnue, Beyrich fut frappé par le choléra, et mourut au fort Gibson en septembre 1854.
MM. Geijer , Lïulers cl Lindheïmer. — Dans les premiers mois de l’année 4 845, plusieurs botanistes se livraient à l’exploration des parties les plus intéressantes, situées à l’ouest de l’Amérique du nord. Deux de ces collecteurs, M. Charles A. Geyer et M. Lüders avaient atteint les Rocky-Mountains. Le point particulier où devait opérer M. Geyer et l’étendue de son voyage n’étaient pas décidés à l’époque de son départ de Saint-Louis. M. Lüders se proposait de passer l’hiver à une station de quelques missionnaires catholiques sur les eaux supérieures du Lewis et du Clark, ou de Great-Snake- River. Ces botanistes étant au fait de la végétation de la vallée générale du Mississipi et du Missouri inférieur devaient éviter les plantes communes et les mieux connues de cette région. Le troisième collecteur, M. le docteur Lindheimer, se proposait de consacrer quelques années à l’exploration du Texas, et il devait exclure de ses collections toutes les plantes communes de la partie sud-ouest des États-Unis.