II. ISartin
M. Martins (Jean-Frédéric) a résidé comme négociant à Alexandrie, en Egypte, de 1827 à J 854; il a herborisé aux environs de cette ville, au Caire et à Baïrout, ainsi qu’à Malte. Son fils, M. le docteur Charles Martins, a donné, en 1854, une petite collection de plantes de ces pays.
Docfeur Wiest et M. Ralpli
La société d’Esslingen a distribué à ses souscripteurs avec les plantes de M. Schimper quelques espèces collectées dans le désert, aux environs du Caire et jusqu’aux Pyramides, pendant les mois de février, mars et avril J 855, par le docteur Wiest, botaniste wurtembourgeois, mort de la peste au Caire.
D’autres plantes reçues par l’entremise de M. Ralph, en J 842, ont été récoltées dans plusieurs localités de la Basse et de la Haute-Égypte. INous citerons entre autres : \ ° les bords du Nil, le Vieux-Caire, les pyramides de Djyzeh ; 2° Kénéh, Thèbes, Karnak, le désert de Qoceyr, etc.
M. Sabatier.
Voyage aux sources du Nil-Blanc.
Le Muséum d’histoire naturelle de Paris a donné, en J 845, à l’ herbier de M. Delessert, une collection de doubles des plantes envoyées par M. Sabatier et provenant d’un voyage aux sources du Nil ou Fleuve* Blanc (Bahr-el-Abiad). On sait que le Nil est formé par la jonction du Fleuve-Blanc et du Fleu\e-Bleu (Bahr-el-Azraq ), sur les confins des royaumes de Sennaar et de Dongola.
Une première expédition à la recherche des sources du
Nil Blanc avait été ordonnée par Méhémct-Àli, vice-roi d’Egypte," et opérée sous le commandement du capitaine de frégate Sélirn, de novembre 1859 à mars 4 840. Cette tentative n’ayant pas procuré les résultats qu’on en attendait, le viceroi fit exécuter, en 18 50-1842, et dans le même but, un second voyage dont la direction scientifique fut confiée à un Français, M. 1 ingénieur d’Arnaud, auquel s’associèrent deux de ses compatriotes, M. Louis Sabatier, de Beziers, et M. Thibaut, connu en Égypte sous le nom d Ibrahim-Effendi, et qui. déjà avait été attaché à la première expédition.
Le 25 novembre 4 840, l’expédition partit de Khartourn, pointe nord de l’île de Sennaar ; elle était-de retour au même lieu le 18 mai 1841 pour se ravitailler, et en repartait encore le 26 f-eptembre pour relever des détails. Elle a parcouru le Fleuve-Blanc sur un développement de 518 lieues et atteint le 4° 42’ de latitude N. et le 29° 42’ de longitude E. Arrivée à ce point, les îlots et les rochers dont le fleuve se trouvait hérissé (on était dans la saison des basses eaux) empêchèrent les voyageurs d’aller plus avant. Il n’en paraît pas moins résulter de cette seconde tentative que la direction donnée jusqu’ici au Nil-Blanc n’est pas exacte. Les voyageurs ont rapporté beaucoup d’observations, des collections d’histoire naturelle, des vocabulaires, etc. Malheureusement M. d’Arnaud, qui avait réuni de nombreuses collections de plantes, de graines, etc., fit naufrage sur le Nil et ne put sauver que son journal. Les plantes envoyées au Muséum d’histoire naturelle de Paris, et dont quelques-unes font maintenant partie de l’herbier de M. Delessert, proviennent de M. Sabatier qui a également rapporté des observations géographiques intéressantes.
La seconde entreprise tentée par le vice-roi d Égypte n’ayant pas résolu complètement le problème des sources du Nil, il est, question d’une exploration nouvelle, ordonnée par Méhémet-Àli et que dirigerait encore M. d’Arnaud,