‹ Musée Chiaramonti au VaticanChapitre 19 sur 78 · FRAGMENT avec un cheval marin · texte numérisé non relu

FRAGMENT avec un cheval marin

173. SILÈNE, qui tombe à la renverse du dessus de son âne : tres-joli groupe en fragment de bas-relief.

174» Petit PILASTRE orné de feuillages.

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La FRESQUE supérieure rappelle les réparations qui furent faites aux peintures de V Appartement Borgia, lorsq* il devint la Pinacotèque du Musée Vatican, aujourd' hui salle de la Bi-

blioteque. Ce fait est exprimé par une allégorie représentant Minerve Protectrice des beaux Arts, assise, et appuyée sur son bouclier où sont exprimées les armoiries du Pontife PIO VII; et dans V attitude dy indiquer V entrée du dit local. Un Génie couronne la bienfaisante Déesse. On y voit aussi deux groupes très-gracieux déjeunes gens: Vun qui sorte de la galerie, et Vautre sur Vescalier du Musée Chiaramonti. qui est contigue, occupés en regardant un dessin, Sur la porte de cette Galerie on lit V année du Pontificat dans le quel ce Pape fit ces réparations. Cet ouvrage a été peint par le défunt chev, Jacques Conca Romain. On lit au dessous ;

EX1MIAE CAMERARUM PICTURAE IN AED1BUS ALEXANDRI VI. DETERSAE PINACOTHECA INSTITUTA

475. BACCHUS, statue plus petite que nature. Elle a été beaucoup restaurée. Le torse, qui est antique est d' une très-belle manière.

Il est pose sur un GIPPE, qui porte une inscriptions à T. Mescenio Olympo, faite par son affranchie Mescenia Inventa.

176. STATUE de femme acéphale, dont les bras sont mutilées. Cette figure n' ayant aucun symbole qui la distingue, il nous est difficile d'en déterminer le sujet. Le mouvement est même incertain pour en concevoir une idée précise. Quelques uns croient la voir courir, et y reconnaitraient Arianne, qui éveillée court vers la mer pour suivre Thésée. D'autres croient la voir porter son attention sur un objet beaucoup plus prés d' elle, et croient y voir Diane descendant de son char pour contempler Endymion endormi ; sujet qu'on voit suivant représenté dans les basreliefs antiques. D'autres enfin croient que c'est Niobé qui fuit, et ca d'après, l'attachement du

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cou, qui fait croire que la tête était tournée.Étant P action en lieu découvert le voltigement de la draperie y convient, et d' autant plus qu" il est exagéré, plus sert à l'effet. Cette sculpture, singulière dans ce genre de draperie, fut trouvée à Tivoli dans la Villa Adriana.

Elle est posée sur un CIPPE portant une inscription à Tito Sextio Honorato, mise par sa femme et son frère.

177. MUSE, statue. D' après P enveloppe de son manteau on la prendrait pour une Polymnie, qui préside à la mémoire, suivant Hésiode. Mais Horace donne aussi la lyre comme attribut à cette Muse, en considérant comme celle qui inventa P harmonie. On remarque le talent avec le quel P artiste antique a su caractériser sa statue suivant les deux Poètes Grec et latin:

Elle est posée sur un CIPPE qui porte une inscription à Cajo Clodio Amaranto mise là par ses affranchis.

A gauche :

178. BACCHUS, statue m. g. q. n. En observant cette figure on trouvera peut être hors de propos le carquois suspendu au tronc, étant P arme de Bacchus plutôt le tyrse, que l'arc. Mais on se persuadera connaisant qu'à la moitié d'une figure d' Apollon a été ajoutée la moitié d' une figure de Bacchus: assemblage qu' on peut tolérer entre ces deux Divinités ayant beaucoup de rapport, et par âge, et par agrément, et par construction des membres. L'artiste eût sans doute scrupule d' ôter le carquois ou bien il n' y pensa pas.

Il est posé sur un AUTEL rond et cannelé, avec une BASE, dont le travail est d'une grande finesse.

Au-dessus du suivant sarcophage :

D0M1TIEL0NGINE femme de 1' Empereui Domitien. TÈTE de grandeur presque naturelle trouvée dans les fouilles de Prima Porta hors de la Porta Pia en 1864. La parfaite ressemblance avec ses médailles ne fait point douter | du sujet.

179. MITO d'ALCESTE, sarcophage avec la suivante inscription sculptée dans le couvercle :

C . IVNIVS . PAL . EVHODVS . MAGISTER . QQ . COLLE GI . FAB . TIGN . OSTSIS . LUSTRI . XXI . FECIT . SIBI . ET . METILIAE . ACTE . SACERDO TI . M . D . COLON . OST . COIVG . SANCTISSIM

Ce sarcophage représente toute la fable à' Adméte et d'Alceste: divisée en trois parties principales, savoir : la manière dont Admète épousa Alceste, le sacrifice spontanée ÏÏAlceste pour sauver la vie à Son mari ; et le recouvrement; de l'héroïne, ou bien son retour parmi les vivans. Le tout faite allusion à la fidélité des sujets pour les quels fut sculpté le sarcophage. La première partie de la fable, c'est-à-dire 1* origine des noces iV Admète, elle est indiquée par la ligure d'un chasseur portant le venabulum et un chien) puisque les Mythologues vouleiit qu' Admète eût besoin pour obtenir son amante de soumettre sous un même joug deux bètcs sauvages de différente nature, ce qu'il fit, aidé par Hercule et àpollon en accouplant à son char un sanglier et un lion. La partie du milieu représente l'oracle de Delphe indiqué par le trépied, et par la divinité elle môme, qui étant consultée sur la santé d' Admète, qui était près de mourir, répondit qu'il pourrait guérir si autres de sa famille voulussent de leur propre volonté sacrifier leur vie pour lui) et voilà la seconde partie de

la fable où l'on voit Alceste, qui accepté le sa crifice meurt, étendant la main vers son mari, pendant que ses fils pleurent autour de son lit. Le bas-relief est terminé par une composition représentant le royaume de Pluton, et l'apothéose dAlceste. La héroïne est encore couverte du voile funèbre, avec le quel on représentait les défunts. Elle est dans l'attitude de se retourner vers Adméte, qui est introduit par Hercule en présence de Pluton et Proserpine, qui, contraints par les fils de Jupiter, consentent que l'âme d' Alceste quitte leur royaume. Son Apothéose est clairement exprimée par les muses, qui les entourent. Celles-ci on les reconnaît aisément aux rouleaux qu'elles tiennent en main afin de rendre éternel par la Poésie et l'Histoire le héroïsme de V amour conjugal, ce qui fait peut-être allusion à la célèbre tragédie d'Euripide sur ce sujet, qu' après fut traduite par Alfieri.

Ce Sarcophage très bien conservé provient des fouilles tfOstie. L'ancienne inscription qu'on lit sur son couvercle montre que Cajus Junius Evhodus de la tribu Palatine maître Quinquennale dans le XXI lustre du collège des fabri legnaj d'Ostie érigea ce monument pour lui, et sa trèssainte femme Metilia Acte prêtresse de Cybele de la colonie Ostiense.

A— dessous ;

48C. Grande URNE. Non pas le style de la sculpture, mais sa grandeur et la richesse de tant de choses qui contient Simbolico-Dionisiaco, rendent respectable cette grande caisse mortuaire. Entre deux têtes des lions saillantes, qui servent d'anses à l'urne, on voit en bas une cuve bien entaillée pleine de raisins, que l'on foulent, et au dessous de la quelle en sort le vin. Il y a une cista mistica d' un côté, et de l'autre un

tigre qui dévore les raisins contenus dans un vase. Au-dessus il y a Bacckus et Arianne assis. Le dieu tient en mains le ryton pour hoir. Aux côtés on aptvçoit deux figures couchées: ce sont probablement les personnages qui y furent renfermés. La ligure de la femme est couronnée, et tient dans les mains la guirlande mortuaire. La figure de l'homme, sans doute le mari, est barbu : ce qui prouve que les époux vivaient aux temps des Antonins et le style de la sculpture se rapporte aussi à cette époque. Sur le côté gauche est une œdlcula avec Bacchus Pogon, à qui on offre un bélier en sacrifice. Le reste de là composition redonde, avec un peu de confusion, d'ornements et de symboles relatifs, à Bacchus.* 11 provient du Jardin Quirinal.

481. DIANE TRIFORME, groupe. Ce monument démontre ce que la théogonie païenne enseignait sur la sœur d'Apollon qu'on la représentait dans les simulacres Triformesj pour l'adorer en même temps comme la Lune dans le ciel, Diane sur la terre, et Proserpine dans l'enfer.

482, MËNADES qui dansent, Autel quarrè. Ce sitw gui 1er monument vient des fouilles fertiles faites dans P ancienne ville de Gabie. Le style de la sculpture sans laisser d' être beau, a une cer4 taine roideur du grec primitif 0 que 1' on con: fond bien souvent avec la manière étrusque. Sui; un des côtés de l'Autel on voit Vénus avec un habit long conforme aux sculptures d'ancien style. Ceci nous fait croire que ce monument a rapport aux fetes vinalia appellées par Varron Vinalia rustica consacrées à Vénus. Elles furent probablement introduites à Gabie par les Romains lorsq' ils firent relever cette ville abandonnée. La mère de l'amour on la reconnaît à la fleur qu' elle tient dans la main droite, et au petit amour, qui lui noue les chevaux. Aux côtes on

voit les Ménades animées de la même fureur, qui les transportent dans les orgies de Bacchus. On les voit danser en faisant des contorsions, tuer des chevreuils, les cheveux épars et leurs habits en désordre, agitant les thyrses, et les tambours, et exprimer ainsi au plus haut degré Fétonnante force du vin. En Grèce on jcélébrait aussi des fêtes à l'honneur de Bacchus dans la saison de l'automne en y faisant libation de les prémices du vin avant qu'autres en goûtât, et on les appellait Néoénies. Quelques uns dit que les Néoénies étaient dans la Grèce consacrées à Bacchus, ainsi qu' à Yénus.

HL™ Compartiment

Bas-reliefs enchâssés dans le mur en haut.

$, M ERCUBE, qui prend Bacchus enfant pour le consigneur aux Nymphes.

*4 FAÇADE d'un Sarcophage représentant des allégories. Deux génies sont autour d'un autel surmonté d'un casque. Deux autres cherchent à arracher un arbre, et les deux autres soutiennent un disque placé entre deux sphinx (usage introduit pour inspirer la terreur à ceux qui violent les sépulcres) au milieu duquel on lit le nom du défunt Tisus Junius Severianus. Ces allégories paraissent signifier la grande force du défunt, et sa valeur militaire.

i5. FIGURE ÉQUESTRE, bas-relief. Cette figure étant acéphale, il est difficile d' en déterminer le sujet. On la voit soutenir un rameau de laurier, symbole de triomphe. Elle a de plus la ceinture gabinienne, qui est tm vêtement autour des reins, ce qu' on trouve rarement.

486. HÉROS à cheval, très-beau bas-relief de style grec-antique. Le cavalier porte une espèce t\e pé tase avec des ailes sur la tête. A ses pieds 01 voit un autel devant le quel est une figure d'un* Divinité debout, et toute envoloppée dans sa dra perie. Le sujet de ce marbre est intéressant, Il lui faut des recherches soigneuses. Il nous semble pourtant, que le héros représente Versée, qu reçoit 1' ordre de Minerve d' aller combattre la Gorgone.

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