‹ Musée Chiaramonti au VaticanChapitre 21 sur 78 · BUSTE d'enfant riant, très-naturel · texte numérisé non relu

BUSTE d'enfant riant, très-naturel

Sur les corniches :

495. TORSE ù1 homme d'un bon style. Il porte une clamyde retenue sur V épaule gauche à la manière de Mercure.

A, 19j. M ATIDIE, buste. Par le confront des nié-

CH1ÀRAM0NTI 39

dailles de cette Auguste, on reconnaît dans ce portrait la nièce de Trajan.

196, PETIT TORSE d'homme. Le pedum etlawebride sur le bras gauche le font reconnaître pour un faune.

497. PALLAS buste colossal. Celte belle sculpture a été trouvée à Tor Paterno, l'ancien Laurentum. Elle n'avait ni casque, ni poitrine. On a trouvé près d'elle un bras et un pied du même marbre grec, et de la même proportion, d' environ 12 pieds, qui devait avoir la statue entière. D'après plusieurs petits fragmentes on croit que la cornée des yeux, maintenant modernes était d'ivoire et les prunelles en pierre précieuse; et d' après la teinte verte, qu' on voit encore autour des yeux, on croit que les paupières devaient être de qnelque métal. Si les restauratious modernes ne l'empêcheraient pas,on pourrait voir dessous le cou le marbre grossièrement taillé en forme de cône, pour pouvoir l'insérer sur le tronc de la statue ; et dans la tête on verrait l'enchâssement du casque, qui probablement fut en métal. Quelqu' un a cru que cette image représentait Rome Personnifiée, parceque dans son regarde il y a peut-être une certaine fierté, qui ne convient pas à la Déesse de la sagesse. Mais l'histoire justifie assez la première idée, car Laurentum a été le premier séjour d'Enée et l'endroit où il déposa ses Lares, et le Palladium.

Cette élégante protome est posée sur une petite plinthe gracieusement ornée de bucrani, et encarpi, entremêlés de volatiles très-bien sculptés. 98. GRAND CIPPE richement travaillé où sont représentés en grande partie des sujets relatifs à l'origine de Rome. Trois grands encarpi, soutenus par des têtes de bélier, renferment sur le devant l'inscription Diis Manibus Sacrum. Sur la

droite en voit une patère et un nid cT oiseaux] allégorie ordinaire , qui signifie /' amour filia A la gauche le prefericolo, et deux volatiles, qu becquelent, à ce qu'il semble, une sauterelle, AI dessous des encarpi on voit à la gauche Jupitel allaité par la chèvre amalthée ; de face Venu sur un monstre marin: divinité regardée par le Romains comme leur mère; et à droite la louvt qui allaite les fondateurs de la ville éternelle. Au pieds du cippe, on voit sculptés avec beaucou] de finesse des masques comiques, comme l'on voi sur les monumens sépulcraux. Ce beaux cippe que pour le travail et pour le sujet se distingua parmi les autres, provient du Jardin Giustinianv et il a été donné par Canova.

199. Petit TORSE de Bacchus très-joli; on le ré connaît aux cheveux, qui lui retombent sur 1; poitrine.

200. BUSTE de femme inconnue , dont la coiffur» rappelle l'époque de Trajari.

A. 200. Petit TORSE de bon style, que l'on croij de Mercure.

Morceaux qui soutiennent les susdites corniches

Deux CIPPES evec des inscriptions, l'une i Lucio Vestiario Modesto , fait par sa mère Valeria Irène; et l'autre à la jeune Fabia Jonice, qui vécut 18 ans.

Deux petits PILASTRES, l'un est orné d'un tronc de palmier, et l'autre de très-élégantes arabesques, qui partent d'un vase.

Au-dessous sont des fragments de bas-relief enchâssés dans le mnr.

Page 1