‹ Musée d'AlgerChapitre 38 sur 52 · PIED d'un petit autel DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

PIED d'un petit autel DOMESTIQUE

Vue des trois faces.

Le travail est des plus gracieux. M. de Sainte-Marie, qui l'a découvert, y croyait voir Cybèle, Bacchus et Silène. La hauteur de ce qui reste est 0.33; la largeur de chaque face, 0.19. En haut, et peut-être aussi en bas, on remarque un trou de scellement.

1. — UNE BACCHANTE. — Vêtue d'étoffes légères, la tête fortement rejetée en arrière, elle exécute une danse passionnée et porte un tympanon dans la main droite.

2. — UN FAUNE. — Entièrement nu, posé sur la jambe droite, le pied gauche rejeté légèrement en arrière, la tête un peu penchée sur la poitrine et éclairée d'un sourire moqueur, il laisse pendre le bras droit et dresse le bras gauche sur lequel flotte une peau de panthère : un quadrupède semble s'élancer pour la mordre. La houppe de poils qui caractérise les Faunes se distingue assez bien à la naissance des reins pour qu'on ne reconnaisse pas un Bacchus dans ce gracieux personnage.

3. — SILÈNE. — Reconnaissable à son nez difforme, à la calvitie du haut de son crâne, à sa barbe en broussailles, le torse nu, il étend de la main droite le pan d'une étoffe qui s'enroule sur son ventre, et de la main gauche, relevée à la hauteur de l'épaule, porte une corbeille de fruits.

4. — LE VIGNERON ET LE BON PASTEUR Donné par M. Alpli. Rousseau. — Hauteur 0.50, largeur 0.56, épaisseur 0.07.

Ce bas-relief, d'époque chrétienne, présente deux personnages. Le Vigneron, entièrement nu, porte une corbeille déjà pleine de raisins, et, de la main droite, cueille une grappe à un cep de vigne aux rameaux sinueux. A sa droite, dans un édicule supporté par deux colonnettes composites dont les tailloirs soutiennent un fronton surbaissé sans entablement, est debout le Bon Pasteur. Sur les rampants du fronton, des dauphins servent d'acrotères. Vêtu d'une courte tunique serrée autour des reins par une ceinture, il porte sur le cou la Brebis, deux pattes dans chaque main. Ce bas-relief résume ainsi deux des paraboles les plus populaires de l'Ecriture. L'exécution en est mauvaise. Berbrugger, toujours mal inspiré par les sujets religieux, avait imaginé de retrouver dans ces figures » le type berber ». Ce fragment appartenait à une suite de sujets qui décorait probablement un sarcophage.

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