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CARACTÈRES DISTINGTIFS DES MALADIES DE LA BOUCHE NON SY- PHILITIQUES

Différence qui existe entre les ulcères de la bouche et de Tarrière-bouche , du pharinx, dépendant du virus syphilitique , avec ceux qui , n'ayant pas la même cause , se rencontrent dans les mêmes régions: ainsi , les aphtes chez les adultes, les aphtes chez les enfants, le muguet, les ulcères scorbutiques, les ulcères mercuriels, la stomatite mercurielle, sont autant de maladies dont les caractères propres et particuliers peuvent être très-importants à connattre : le praticien aura devant lui des points de comparaison qui fixeront toujours son diagnostic dans les cas douteux.

QUATORZIÈME VOLUME

INOCULATION DU VIRUS SYPHILmQUK.

La doctrine émise par M. Ricord sur les maladies syphilitiques repose entièrement sur cette expérience de communiquer, par

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rinoeulatioD da yinif syphilitique, les priodiMiax caractères anatomiques de la nuiladie. Plusieurs médecins, jaloux de ooooatlre sur quelle doooée repose cette niiétbode, seront satisCûts d'avoir devant les yeux ledéTcloppemeot de la pustule résultant de Tinoculatiou du pus Tirulent introduit par la lancette sous l'épidémie. Les pièces renfermées dans ce volume donnent jour par jour la marche de la pustule : la partie inoculée offre d'ahofd une simple postule, puis une pustule ombiliquée ; souvent l'épiderme, distendue dans une grande étendue, présente une bulle très-développée; l'ulcération primitive, simple, de début syphilitique, étant toujours consécutive à la rupture de la pustule, apparaît ensuite avec tous ces caractères spéciûques. Pour bien observer les différentes phases de l'inoculation , il faut protéger par un verre de montre la partie inoculée.

ET DK CHIRURGUL PRATIQUES. 86

HAIiADIES DES YEUX.

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Celte branche est sans contredit une des plus importantes dans Part de guérir; le corps médical ayant compris toute Futilité de notre innovation, nous avons cru devoir appliquer ce procédé à la reproduction des maladies des yeux.

C'est surtout dans ropfatbalmologie que-les descriptions laissaient beaucoup à désirer; les nombreuses affections qui occupent les organes de la vision et leurs dépendances ont toujours fixé Taitention des plus grandes célébrités chirurgicales qui, d'après l'organisation dea hôpitaux, se trouvent dans l'impossibilité d'avoir dans leur service les principales maladies des yeux, dont la connaissance est indispensable à tous les praticiens.

On a cherché par deux moyens artificiels, l'émail et la cire, à rendre la forme, la couleur et les caractères spéciaux de chaque affection.

L'émail semble dès le prime^bord une matière qui, par sa nature , doit rendre très-bien les maladies des yeux ; mais il est impossiUe, par la difficulté de l'emploi de cette substance, de rendre et d'observer les distances exactes des différentes parties qui composent l'œiL Les émailleurs les plus habiles nous ont confirmé dans cette opinion. Quant aux nombreuses lésions de la muqueuse de Fœil et

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des ptopièrev, ce moyen ne peat pas être employé. On a doue, i raide de la cire, cherché à suppléer aux incoDTénieots de fémail. Mais là, comme dans toutes les reproductions en cire, le plus grand reproche qu'on puisse faire c'est la fragilité et le peu de fixité des couleurs mélangées à cette substance; aussi toutes les pièces en cire qui figurent dans les grands musées spnt plutôt, comme l'a dit l'immortel Bichat» des objets de luxe que ceux d'ane atilité et d'ao emploi pratique, puisqu'ils ne peuyent pas être mis à la portée des élèves et des professeurs dans les cours publics.

Nous sommes arrivé , par des procédés simpl^ et ingénieux, i lever toutes les difficultés regardées comme insurmontables. Nos pièces, par notre procédé, auront l'avantage de celles exécutées eo émail ; elles reproduiront, en outre, plusieurs affections qui, n'ayant pas été démontrées avec exactitude, ont été niées par des chimr^ giens distingués. Le même moyen nous donne l'immense avantage 'de représenter fidèlement les nombreuses affections de la muqueuse oculo-palpébrale , les conjonctivites , les palpébrites et les opbthalmies spécifiques avec toutes leurs variétés.

La solidité éprouvée de nos pièces, leur degré de précîsiqn, seront autant de perfectionnements apportés à ce qui avait été bit jusqu'à ce jour.

Nous avons réuni dans neuf volumes les principales maladies des yeux, qui seront au nombre de cent types. Nous ne prétendons pas que notre traité d'opbthalmologie soit complet, car plusieurs a^ feotions d'une importance secondaire ont été éloignées ; nous voulons par ce travail être plutôt utile aux praticiens qu'aux professeurs. Nous avons aussi éliminé plusieurs maladies dont la fiéfinition, tout à fait scolastique, -n'avait rien de précis pour le diagnostic.

Nous ferons remarquer que certaines opbthalmies déentes et admises par un grand nombre d'auteurs, rejetées par d'autres, figureront dans notre travail. Certes nous ne voulons pas donner et garantir les caractères distinctifs qui ont été assignés à chaque lésion en faveur de telle ou telle doctrine ; seulement nous dirons que nous nous rangeons de l'avis de ceux qui pensent que la constitution et l'idiosyncrasie d'un individu pour certaines affections, peuvent aussi exercer une grande influence sur les maladies qui siègent sur I'cmI. Aussi dans les nomlHreuses classes depophthal*

mies, pe Youlant pas et ne pouvant donner à chaque maladie ua caractère spécial, nous nous bornerons à représenter, chez le inéiiie individu, une ophthalmie regardée comme ç;t)^iûque, de concomitance ^y^c telle ou telle affection.

11 sera d'autant plus facile au praticien d'agrandir retendue de ses connaissances, qu'il aura deyant lui des points de comparaison.

Qo a beaucoup multiplié les variétés de cataracte et d'amaurose. Nous n'entrerons pas dans toutes les espèces décrites par des hommes de beaucoup de mérite ; les signes attribués comme caractères différentiels ne nous paraissent pas assez certains pour être reproduits dans cet abrégé d'opbtbalmologie.

Nous ayons placé dans chaque volume les différentes lésionstypes du même organe. Le praticien pourra, à Taide de cette innovation, les envisager et les distinguer de suite.

Nos travaux pourront donc servir de complément aux ouvrages publiés dans ces demiinrs tfinps sur les n^aladies des yeux. Les classiflcations qui accompagnent ces traités ne présentent pas assez de différence pour être citées chacune séparément ; les variétés trop multipliées de quelques auteurs nous semblent seulement eompliquoriootilOTiientrétude et la pratique de rophtalmologie(l).

PREMIER VOLUME (2)

CATARACTB ET AFVBCTIOliS DES PAUPIÂRES.

PRIHCIPALBS VARIÂTES DE CBS DEUX MALADIES.

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