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La morve est uoe maladie dont les formes variées sont toutes eoDtagieuses i différents degrés. C'est là un fait qui n'est plus contestable depuis les nombreuses expériencos tentées par les médeeins. Si quelques vétérinaires on médecins se refusent à croire à eette triste vérité, le nombre en est restreint, et l'immense majorité des savants de l'Allemagne, de l'Angleterre et de la Belgique est convaincue aujourd'hui de la contagion de la morve.
Non-seulement la morve peut se communiquer du cheval au cheval, mais elle est encore contagieuse poipr l'homme, et Thomme peut la transmettre au cheval. Or, puique cette affreuse maladie n'est pas particulière aux animaux domestiques, puisque l'homme n'en est pas exempt , ainsi qu'on l'a cru trop longtemps , nous croyons rendre service aux praticiens en reproduisant quelquesuns de ses désordres matériels.
Nous n'avons d'autre but ici que de faire connaître les caractères anatomiques de la morve ; mais si nous appelons Tattentiou des médecins sur cette maladie dont nous ne saurions trop leur recommander d'étudier les signes, qu'il nous soit permis aussi de dire que l'administration devrait apporter plus de soins dans l'exé* cution de ses règlements sanitaires.
A une époque où la cupidité envahit toutes les classes de la société, quand le charlatanisme se montre sous toutes les faces et dane tous les rangs, on ne saurait avoir trop de sévérité contre ceux qui trompent la vigilance de l'administration. Car il ne s'agit
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plus seulement d'une question d'intérêt particuli^ ; la contagion constatée et prouvée a changé la face dos choses : il s'agit de la vie de l'homme, et le législateur pensera bientôt, nous l'espérons, à sa conservation. C'est une question grave, une question d'hygiène publique.
Dès qu'il nous a été malheureusement prouvé que la morve pouvait se communiquer de l'homme à Thomme , nous avons résolu de faire connaître les caractères anatomiques de cette terrible affection afin que chacun pût juger de son influence sur l'économie entière. Nos recherches ont été faites sur six individus qui ont succombé à cette maladie et nos modèles reproduisent les principales altérations organiques observées chez eux.
Les lésions pathologiques de la morve chez l'homme ayant la plus grande analogie avec celles de la morve aiguë chez le cheval, nous avons cru indispensable de représenter les altérations anatomiques que l'on rencontre sur lo cheval. De cette manière, le médecin pourra se convaincre de l'identité qui existe entre les deux espèces, et il remarquera que les légères variétés ne proviennent le plus souvent que de l'organisation différente 4e l'homme et des solipèdes.
Deux volumes sont consacrés au cheval , et deux autres moatrent, parmi les désordres matériels organiques chez Thomme, les lésions de la peau , du ^issu cellulaire, des fosses nasales, des appareils, digestif respiratoire, sécrétoireet locomoteur.
Les médecins vétérinaires, ayant chaque jour des moyens sAre de s'éclairer et de connaître les dangers qui menacent les personnes ordinairement en contact avec des chevaux atteint^ de morve aiguë , savent tous les précautions à prendre pour éviter cette infection ; mais nous ne saurions trop le répéter pour les médecins , la morve se communique par la voie de rinoculation. Les pansements , le lavage des narines du cheval, sont regardés comme les causes les plus puissantes de l'infection, surtout s'il existe chez l'homme quelque splution de continuité sur les maint.
Que maintenant Ton dise que la morve peut se communiquer sans inoculation directe, cela est encore possible. G*est pourquoi nous croyons rendre service aux médecins qui ne peuvent reocontrer des malades atteints de cette maladie dans leur service. A l'aide de nos pièces ils se rendront compte de certains laits patbo-
logiques qu'ils nepourraisnt définir sans cela. Les altérations anatomiques de la morve se montrent toujours semblables : ainsi nos Tolumes suffiront pour ftiire établir toujours un bon diagnostic et em^chet do confondre cette affreuse maladie avec d'autres affiKlîons qui auraient avec elle de légères analogies.
PREMIER VOLUME