MOLLUSQUES
Les Mollusques, qui constituent le second embranchement du RÈGNE ANIMAL, sont distingués de tous les autres animaux, par leur corps symétrique enveloppé d'une peau molle, laquelle est éminemment contractle, très-souvent soutenue par une ou plusieurs pièces calcaires ou cartilagimeuses qu’elle sécrète, mais qui n'est jamais articulée. L'appareil respiratoire des Mollusques est aquatique ou aérien ; dans ce dernier cas il a encore besoin d’une atmosphère plus ou moins humide. L'appareil de Ia circulation est complet, et présente un cœur aortique ; le sang qui le parcourt est blanc ou blanchâtre. Quant au système nerveux, il est composé d’un ganglion qui est situé au-dessus de l'æsophage et auquel abouüssent différents ganglions, et particulièrement ceux de la locomotion, qui sont placés sur les côtés du corps.
L'orgamsation des Mollusques offre de nombreuses variations dont la connaissance est d'une application fréquente. Les mœurs de ces animaux et les usages auxquels on peut les employer, contribuent à rendre leur étude non moins utile qu'attrayante. :
On rencontre un grand nombre de variétés dans la forme des Mollusques; cependant on peut en distinguer plusieurs principales, dont toutes les autres ne sont, en quelque sorte, que des modifications. Ces formes sont dépendantes du mode de locomotion, ou des mœurs et des lieux d'habitation de ces animaux : ainsi ceux qui s'écartent des rivages, nagent au mieu des eaux, et s’élèvent vers leur surface au moyen de nageoires, sont allongés, plus ou moins cylindriques, et peuvent par conséquent diviser l'élément qu'ils traversent, tels sont les Calmars, les Clios, les Firoles. Les Mollusques qui habitent la haute mer voguent sans cesse à sa surface, ne se fixent que très-rarement aux corps flottants, et présentent une forme aplatie, qui, en augmentant leur surface, les rend plus propres à flotter sur les eaux, sans le secours d’organes locomoteurs ; tels sont ces innombrables Glaucus dont les mers équatoriales sont remplies, les Briarés, les Ptérosomes, etc.
Les Mollusques qui ne s’éloignent jamais des rivages où ils sont nés, présen-
tent d'autres combinaisons dans leur forme, selon qu'ils sont libres ou fixés,
et selon la nature des lieux qu'ils habitent. Ils n’ont pour nageoires, quand ils en ont, que quelques faibles expansions latérales, propres à les soutenir quelque temps, mais incapables de les porter loin des rivages. Les uns vivent libres sur les rochers et s’y trainent lentement, à l’aide d’une surface plane qui leur sert à ramper. Ceux-c1 sont plus ou moins allongés, plats en dessous, plus larges et bombés vers le milieu, se rétrécissant aux extrémités; et le plus grand nombre d’entre eux, qui est muni d’une coquille, contient sous cet abri les organes les plus propres à leur existence. De ce nombre sont les Aplysies, les Limacons, les Buccins, etc. Les autres, qui ne se meuvent qu'avec peine, où qui ne se meuvent jamais, sont en général assez allongés, plus ou moins comprimés et de diamètres très-variables; tels sontles Peignes, les Solens, les Huitres, etc.
La peau des Mollusques, qui est toujours molle et visqueuse, forme souvent des replis qui enveloppent plus oumoins complétement leur corps, disposition qui lui a fait donner le nom de manteau, où bien ce manteau est presque entièrement libre, et constitue deux grandes voiles qui cachent tout le reste de l’animal ; ou bien ces deux lames se réunissent de manière à former un tube ; mais d'autres fois 1l ne consiste qu'en une espèce de disque dorsal dont les bords seuls sont libres ou entourent le corps sous la forme d'un sac.
La coquille est une sécrétion du manteau : elle se compose d'une partie amimale et d'une partie calcaire qui se durcissent au contact de l'air ou de l’eau. Quand on examine une coquille d'Huître, on voit qu’elle se compose d’une multitude de lames superposées dont on peut déterminer la séparation à l’aide de la chaleur. Ces lames ont été formées successivement par le manteau de l'animal, qu'elles recouvrent. La plus extérieure est la plus ancienne; c’est elle aussi qui est la plus petite. Chaque nouvelle lame qui est venue s'y ajouter a dépassé la lame située au-dessus, de façon que la coquille s'est élargie rapidement en mème temps qu'elle a augmenté d'épaisseur. La distinction des lames qui conslituent une coquille n’est pas toujours si bien marquée, et souvent les matières nouvelles se déposent seulement sur le bord de cette enveloppe, ce qui leur donne une structure fibreuse. Le plus grand nombre des coquilles se brisent avec facilité ; c'est que chez elles la partie calcaire domine sur la partie animale : mais d'autres présentent une structure cornée plus ou moins mince, vitrée, quelquefois flexible et membraneuse ; dans celles-ci, la partie animale domine au contraire sur la partie calcaire, qui dans plusieurs cas même disparait en- Hèrement. Le plus grand nombre de ces dernières appartiennent à des Mollusques qui habitent les hautes mers, où 1ls peuvent impunément s’agiter, sans
redouter de fâächeuses rencontres.
La coquille est quelquefois complétement renfermée et contenue dans l'épaisseur de la peau des mollusques; mais, en général, elle est extérieure à leur corps et dépasse même les bords du manteau, de façon à fournir à l’amimal une enveloppe complette.
Les animaux qui présentent la première disposition sont nommés mollusques nus, et l’on appelle conchifères ceux dont la coquille est visible au dehors. Quand les coquilles sont extérieures, elles présentent une ou plusieurs pièces, que l’on désigne ordinairement sous le nom de valves; ainsi celles qui n'ont qu'une seule pièce sont univalves; celles qui en ont deux, bivalves, et celles qui en ont un plus grand nombre, plurivalves où multivalves. Dans quelques coquilles univalves, il y en a quelquefois une seconde qui sert à fermer plus ou moins complétement l'ouverture, et que l’on nomme opercule. Quant aux coquilles développées dans l'épaisseur du corps de l'animal, elles ne sont jamais que d’une seule pièce.
On trouve ordinairement sur les coquilles saillantes des côtes ou stries, ou différentes sortes d’armures en épines, en crêtes ou en productions rameuses. Plusieurs d’entre elles sont tapissées d’une belle nacre à l'intérieur; d'autres sont revêtues à l’extérieur d’un émail qui les rend polies et luisantes, et le plus grand nombre est surtout remarquable par la diversité et l'éclat des couleurs. On retrouve toutes les teintes parmi les coquilles ; cependant celles qui se manifestent le plus rarement sont le bleu et le vert, encore n'est-ce généralement qu'à l’intérieur des valves.
Les couleurs les plus variées et les plus agréablement disposées ornent les coquilles, et varient souvent avec l’âge. Presque toujours elles sont tout à fait superficielles et semblent dépendre d’une sorte de teinture opérée par la peau de l'animal, qui est peint d'une manière correspondante à celle de son enveloppe.
La matière colorante, qui est produite par le bord du manteau, paraît être
déposée sur la coquille au moment de sa formation : aussi est-elle d’autant plus vive que cette dermère est plus jeune.
L’adhérence de l'animal à la coquille se fait sur quelques points de la face interne de cette enveloppe, au moyen d'un ou de plusieurs faisceaux musculaires. Pendant la vie, cette adhérence est très forte ; mais elle s’affaiblit après la mort. On nomme celles-ci impressions musculaires.
L'appareil de la digestion chez les Mollusques, rappelle les dispositions que nous connaissons déjà : tantôt leur bouche est garnie d'espèces de dents cornées ; tantôt elle en est dépourvue; tantôt leur estomac est simple, d’autres fois multiple. Plusieurs de ces animaux sécrètent des liquides particuliers et deviennent
colorés ; les Seiches nous en offrent un exemple remarquable. Il existe toujours un foie volumineux, et souvent on trouve aussi des glandes salivaires et des organes de mastication; mais les intestins ne sont jamais retenus à l’aide d’un mésentère. La bouche est séparée de l’anus : elle varie beaucoup pour la forme et les parties qui l’environnent. Dans quelques espèces de Bulles, l'estomac a ses parois soutenues et renforcées par des pièces calcaires. L’anus est rarement terminal; très-souvent il est ouvert sur le côté droit, rarement au contraire sur le côté gauche, ou bien encore sur quelque point de la ligne médiane du corps.
La respiration des animaux mollusques est aérienne ou aquatique, et les organes portent, suivant qu'ils sont établis pour l’un ou l’autre mode, le nom de poumons où de branchies. Toutes les espèces pulmonées appartiennent à la classe des Céphalopodes; il en est parmi elles qui sont privées de coquilles, et d'autres qui en sont pourvues : dans ce dernier cas, elles ont ou n’ont pas d’opercules. Les mollusques branchifères appartiennent à toutes les classes, et sont d’eau douce ou d’eau salée; les différentes formes et les positions très-diverses qu'affectent leurs branchies sont autant de traits particuliers qu'il importe de noter.
La circulation des Mollusques est toujours complète, c'est-à-dire que le sang traverse deux systèmes de vaisseaux capillaires, l'un disséminé dans toutes les parties du corps, l’autre appartenant à l'appareil respiratoire. Le cœur de ces animaux est aortique, c’est-à-dire destiné à recevoir le sang qui revient de l'organe respiratoire et à le pousser dans les artères qui doivent le distribuer aux différentes parties du corps; en général, on trouve une ou deux oreillettes qui sont accolées à ce ventricule et qui servent à y pousser le sang. Quelquefois il existe aussi sur le trajet des artères pulmonaires, des poches qui reçoivent le sang veineux et que l’on regarde communément comme des cœurs.
Les organes des sens sont plus où moins développés suivant les divers groupes chez lesquels on les étudie. Assez manifestes chez Les Mollusques céphalopodes, pour qu'on puisse les distinguer tous les cinq, ils s’altèrent ensuite de telle sorte, à mesure qu'on descend dans la série, qu'il n’est plus possible d'en reconnaître qu'un seul, celui du toucher, qui jouit, 1l est vrai, d’une assez grande finesse. Toute la surface du corps peut sentir passivement, mais ce sont les tentacules, les cirrhes du manteau et de la bouche que l’on doit regarder comme les organes du toucher actif. Le sens dù goût n'existe pas toujours; 1l se trouve, comme chez les autres animaux, à l’orifice antérieur du tube digestif ; mais comme la peau de cette partie diffère peu de celle du reste du corps, on doit reconnaître que les sensations qu'il perçoit sont peu différentes de celles du
& ZOOLOGIE. po
fact. L'odorat réside dans les (entacules antérieurs, et les yeux où organes de a vision sont souvent placés sur les tentacules postérieurs, tantôt à leur base externe ou interne, tantôt à leur sommet.
Chez les Acéphales, ces organes manquent tout à fait, mais chez les Céphalopodes ils offrent une assez grande complication. L’organe de l'audition est nul chez un grand nombre d'espèces; les Mollusques de la première classe paraissent seuls en jouir; l'appareil auditif chez ces animaux consiste en une sorte de cavité manquant d'ouverture extérieure et qui se trouve creusée dans la partie inférieure du cartilage crânien.
Le système nerveux des Mollusques se compose toujours de plusieurs ganghons réums par des cordons médullaires, de façon à former une sorte de collier plus où mois serré autour de l’æsophage. Les nerfs qui partent de l’un et de l’autre de ces ganglions, pour se distribuer aux divers organes, sont d'abord simples, mais 1ls ne tardent pas à présenter dans différentes parties du corps, des renflements ganglionnaires qui, quel que soit leur nombre, ne forment jamais une chaine longitudinale régulière, étendue le long de la ligne médiane du corps, comme nous le verrons chez les animaux articulés.
Les Mollusques naissent d'œufs; mais tantôt ceux-c1 éclosent au dehors, tantôt dans l'intérieur du corps de leur mère, et alors les petits naissent vivants. Dans tous les cas, ces animaux en venant au jour ont déjà la forme qu'ils doivent conserver et n'éprouvent pas de métamorphoses.
Les organes de locomotion de ces animaux sont des instruments de natation ou de reptation. Ceux-ci se composent de bras qui chez les uns couronnent la tète, au nombre de huit, dix ou davantage; c’est par le moyen de ces bras et des ventouses dont ils sont garnis dans leur longueur, que l'animal, dans quelque position que ce soit, et souvent même la tête en bas, parcourt des espaces assez grands. Ces bras sont doués d’une grande force musculaire, et leurs ventouses s’attachent tellement aux corps, qu'on déchirerait plutôt l'animal que de lui faire lâcher prise. La reptation des Mollusques s'opère, soit à l'air libre, soi dans les eaux douces ou salées; quelques-uns jouissent même de la faculté de ramper à la surface des eaux, en se tenant dans une position renversée, mamère que le pied glisse contre une légère couche d’eau qui semble ainsi lui servir de point d'appui.
Les imstruments de natation sont quelquefois composés d’une seule membrane nunce qui fait horizontalement tout le tour de l'animal, le soutient par l'étendue de sa surface, et le déplace par ses mouvements. D’autres fois, ce sont des expansions branchifères étendues horizontalement de chaque côté, en nombre
plus où moins grand, mais {oujours pair, et qui s’agitent avec beaucoup de lenteur; ou bien encore, deux vastes lobes étendus de chaque côté du pied, et dans ce cas le mouvement est précipité.
Les Mollusques qui présentent les phénomènes de locomotion les plus singuliers, sont les Janthines. Cet animal est muni de deux petites expansions latérales, au moyen desquelles il se meut sur l’eau, car il est aussi pélagien, et on ne le rencontre sur les rivages que lorsqu'il y est jeté par la tempête; alors il y périt. Mais ces deux espèces de nageoires, qui peuvent bien le mouvoir, ne sont pas suffisantes pour le tenir suspendu sur les eaux. La nature à suppléé à ce défaut par un groupe très-serré de petites vésicules aériennes de substances cartilagineuses et diaphanes, attaché à la partie postérieure du pied, et au moyen duquel la Janthine flotte constamment au-dessus des eaux.
Les Mollusques n'offrent au naturaliste qu'un petit nombre d'observations à faire sur les rapports qui les lient entre eux ou ceux qu'ils établissent avec le monde extérieur. Incapables d’être utiles les uns aux autres, soit en se défendant mutuellement, soit en soignant leurs petits dans le jeune âge, ils se fréquentent peu et se réunissent rarement, dans un but quelconque. Lorsqu'on les
trouve rassemblés en nombre plus ou moims considérable, c’est plutôt par le
hasard qu'ils se sont rapprochés, ou parce que, nés dans le même endroit, ils ne se sont point encore séparés. Dans d’autres cas, le temps de la reproduction est pour eux une époque de ralliement, et alors on les trouve quelquefois par bandes assez nombreuses; mais le plus souvent ces réumons ne sont pas de longue durée. Les rapports des parents avec leurs petits sont aussi fort peu variés, et le plus souvent ces animaux se contentent de pondre dans des lieux favorables, sans s'inquiéter de leurs œufs. Quelques espèces néanmoins semblent veiller les leurs, d’autres les disposent selon des modes très-remarquables, et il en est, comme les Janthines, qui les conservent pendant quelque temps, les trainant avec eux, comme une grappe spumeuse, à la partie postérieure de leur pied. Dans les Acéphales, on observe des phénomènes plus smguliers encore; les œufs, par une disposition remarquable, passent dans les branchies etils y subissent leurs premiers développements ; ces jeunes bivalves ont été pris à tort par quelques auteurs pour des animaux parasites.
L'influence des Mollusques sur le monde extérieur paraît d’abord assez bornée; cependant les espèces à coquilles peuvent jouer et jouent en effet très-souvent un rôle assez grand dans la formation des terrains, et l’on sait que certaines couches sont presque entièrement composées de leurs débris fossilisés.
Beaucoup d'espèces d’Acéphales sont remarquables par les lueurs phospho-
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riques qu'elles produisent à la surface des mers, et il en est qui paraissent avoir un volume et une puissance considérables; ces dernières, dont on à probablement exagéré les dimensions, appartiennent à la classe des Céphalopodes. C'est aussi à cette classe que se rapportent les Poulpes, les Calmars, etc., qui détruisent tant de poissons, et surtout de crustacés; mais beaucoup d'espèces se nourrissent exclusivement ou presque exclusivement de végétaux. Beaucoup de Mollusques deviennent la proie des autres animaux, et plusieurs d’entre eux fournissent à l'espèce humaine des aliments assez variés. Nous citerons pour exemples les Limacons ou Escargots, les Huitres, les Moules, etc., qui sont surtout estimés sous ce rapport. Beaucoup d’autres méritent aussi d'être mentionnés : ce sont les Calmars, les Poulpes, dont on mange de préférence les bras, les Vénus, les Arches et les Buccins dont la chair est préparée de différentes manières. D'autres branches industrielles puisent aussi d’utiles renseignements dans l'étude des Mollusques; qu'il nous suffise de rappeler certames Huitres perhières, les coquilles que l’on exploite chimiquement, les Pinnes-Marines dont le byssus est employé comme matière textile, et les espèces qui fournissent la nacre, etc. Les naturels de certaines contrées se servent pour leurs échanges de diverses coquilles auxquelles ils donnent une valeur, et d’autres leur attribuent des propriétés particulières.
Les Mollusques n'occupent pas dans la série des Embranchements du RÈGNE ANiMA,, une place bien déterminée : quelques naturalistes les placent avant, d’autres après les Insectes. Cette seconde mamière de voir repose sur cette donnée, que chez les Mollusques la sensibilité et la locomotlité sont bien moins développées que chez les Articulés ; et que, bien que les premiers Mollusques aient une organisation assez variée, la plupart sont néanmoins d’une structure trèssimple et se lient parfaitement avec les animaux rayonnés ou Actinozoaires, d'un côté, par les Biphores, les Pyrosomes, et d’un autre côté par les Physales, les Diphyes, etc.
Cuvier a placé ces animaux immédiatement après les Vertébrés. Pour justifier cette place, 1l nous faudrait entrer dans des raisons empruntées à l'anatomie comparée qui nous conduiraient beaucoup trop loin. Qu'il nous suflise de dire que si quelques animaux Articulés semblent voisins des Vertébrés par l’activité de leur vie, la vivacité de leurs mouvements, la perfection de leur instinct, leurs aptitudes industrielles, etc., etc., les Mollusques ont des droits plus incontestables au second rang, par leur organisation qui est plus avancée que celle des Insectes, sous le rapport de la circulation, de la respiration, de la digestion, des appareils sensitifs, ete, etc.
La distribution des Mollusques et les caractères qui servent à isoler et caractériser chaque classe sont exposés dans le tableau ci-après :
/ /. Ce sont des grosses masses charnues en forme de sac ouvert par l devant, et garnies de nageoires sur les côtés. La tête sort de ce sac; ronde, grosse, pourvue Ce deux grands yeux, couronnée par de | 1'9 CLASSE, petits bras ou pieds charnus, susceptibles de se fléchir, armés de 4 ee >etits suçoirs avec lesquels animal se fixe aux corps, et qui lui CÉPHALOPODES. fervent à marcher où à nager. Ce sont les mollusques dont la structure est la plus compliquée. La plupart sécrètent une matière noire,
qu'ils expulsent pour teindre l’eau qui les environne.
Is vivent dans la mer, où ils ne peuvent ni se fixer ni ramper, | parce qu'ils sont dépourvus de pieds, La tête se distingue du corps; } de chaque côté de la bouche existent des appendices : membraneux en forme de nageoires,