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Pourpres, Troques, Rochers, etc., toutes remarquables par la diversité de leurs formes, la variété et l'éclat de leurs couleurs.

Les Porcelaines, de forme ovale, ont la spire si petite qu'il est très-dificile de l’apercevoir. Ses bords, roulés en dedans et marqués sur toute leur longueur de rides transversales, rendent l'ouverture extrêmement étroite ; mais, en même temps, celle-c1 est très-allongée et règne sur toute l’étendue de la coquille.

Cette disposition de l'ouverture dépend de la forme du pied de l'animal qui est extrêmement mince. Dans l’état de repos ces Mollusques se tiennent enfoncés dans le sable, à quelque distance des côtes; ils sont assez communs dans toutes les mers chaudes ou tempérées, et sont néanmoins très-recherchés à cause de leurs belles couleurs et de leur forme, qui permet de les employer comme tabatières. Ces beaux coquillages servent aussi à faire des colhers, des bracelets, voire même des garnitures de harnais.

C'est près de ces coquilles que se placent les Pourpres qui fournissent la couleur écarlate. La liqueur de la Pourpre est blanche ou verte, quand on la ire de son réservoir, et sa viscosité est très-considérable ; elle ne devient rouge que lorsqu'elle a été étendue d’eau et exposée à l'air et même au soleil. Les mdividus les plus vieux n’ont de cette couleur que gros comme un pois, ce qui explique pourquoi les anciens la payaient si cher. Aujourd’hui la Pourpre n’est guère employée ; les étoffes teintes avec ce coquillage ne seraient jamais aussi belles et coùteraient bien plus que celles qui sont temtes avec la cochenille ou avec la plante appelée cocus ou graine d’écarlate.

Les Pourpres croissent plus promptement que les autres coquillages, et elles ont attemt leur croissance au bout de quinze mois. Elles vivent de sept à huit années. Ces ammaux se meuvent et se tiennent cachés pendant les grandes chaleurs. On prend, comme autrefois, les Pourpres à l’aide de petitesnasses dans Lesquelles on place des coquillages qui s'ouvrent et se ferment. Les Pourpres attaquent les animaux de ces coquillages en y enfoncant leur trompe; ceux-ci

. Sümulés par cet aiguillon, se referment et retiennent les Pourpres.

Pour extraire la liqueur de la Pourpre, on enlève l'animal de la coquille, et l’on prend le petit sac ou canal qui contient cette viscosité. Les nuances successives de cette matière colorante ne s’apercoivent qu'à la clarté du soleil où d’un grand feu. On s’en sert encore pour marquer le linge, dans quelques endroits des côtes d'Angleterre ou d'Irlande, et dans l'Inde pour temdre les pièces d’étolfes.

Les Vermets sont des coquillages que l’on a confondus longtemps avec les vers à tuyau. Ils sont tournés en spirale et entrelacés en plus ou moins grand nombre ; ils adhèrent aux rochers. La coquille se prolonge en un tube irrégulièrement

contourné. Ces animaux habitent les côtes d'Afrique; on les trouve dans les mers du Sénégal ; ils y vivent agglomérés en masses très-grandes, dans les creux des rochers où la mer est tranquille. |

Les Vermets sont peut-être les seuls Gastéropodes qui vivent fixés et sans changer de place, se bornant à entrer dans leur tube et à en sortir.

Les Rochers sont nombreux en espèces, et sont recherchés à cause de a beauté et de la singularité de leurs formes, surtout lorsque les pointes en franges qui garnissent les tours de la spire sont bien conservées. Ce sont ces tubercules qui donnent tant de résistance à cette coquille. L'animal qui lhabite fréquente le voisinage des côtes et se cache dans les anfractuosités des rochers, au milieu des fucus ou même dans le sable. Les Rochers préfèrent ces endroits, parce qu'ils y trouvent abondamment les mollusques littoraux dont ils font leur principale nourriture : n’ayant pour se mouvoir que leur pied abdominal, ils se traînent avec tant de lenteur, qu'ils ne pourraient que diflicilement se procurer ailleurs leur subsistance.

Ce que nous venons de dire s'applique en partie aux Pleurotomes, coquillages fusiformes dont le bord est lisse sur toute la circonférence, et qui ont un canal droit et saillant avec une entaille plus ou moins profonde dans sa moitié postérieure. Les espèces des Pleurotomes paraissent appartenir essentiellement aux mers de l’Inde, et l’on n’en a pas encore trouvé ni dans nos mers, ni dans celles de l'Amérique. C’est dans ce genre que se placentles Fuseaux, les Murex, les Buccins. La principale différence qui sépare ces coquilles les unes des autres, tient aux tubercules qui se remarquent sur la spire et sur le bord de l'ouverture.

Les animaux de ce genre sont {ous munis d’un opercule corné qui peut boucher |

l'ouverture de la coquille dont il reproduit très exactement la forme. C'est au printemps, à l’époque de la ponte, que l’on pêche les Buccins pour la temture et même pour servir d’aliment.

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