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un petit fusceau de fils plus où moims déliés avec lequel l'animal se fixe aux dfférents corps, en l'y collant avec le pied.
Dans ces innombrables espèces de Mollusques acéphales, on à établi des groupes caractérisés par des différences dans la charnière qui réunit les deux valves des coquilles. Parmi ces familles, il en est une intéressante par la beauté des coquilles qu'on y trouve. Ornés le plus souvent de couleurs éclatantes, toujours élégants et réguliers dans leurs formes, ces coquillages marins ont recu des savants les noms de Vénus que la mythologie a fait naître au sein de la mer, ou de Cœurs dont leurs valves rapprochées rappellent en effet la forme.
Les Vénus, vulgairement appelées Clovisses, sont des animaux que l’on rencontre dans toutes les parties du monde, sur le bord de la mer, dans des fonds sablonneux, mais à une petite profondeur. Il en est qu’on recherche, dans les collections, soit à cause de leur rareté, soit à cause des lames ou des épines élevées qui ornent leur surface. Dans quelques ports de mer, on les recherche comme aliment et elles y remplacent les Huitres. Telles sontles Vénus treillissées. Leur goût est réellement plus fort que celui des Huitres, et il faut par conséquent yètre habitué. On trouve cette espèce en abondance dans tout l'Océan et dans la Méditerranée. Elle se rencontre également au Chili et dans l'Océan pacifique. Son analogue fossile se trouve à Orsay, près Paris, dans des couches postérieures à la formation crétacée.
Les Vénéricardes sont des coquilles arrondies ou ovales qui ont des côtes rayonnantes de leur sommet à leur base. On n’en connait encore que deux espèces vivantes, lune dans la Méditerranée, l’autre dans l’Australasie.
C'est près de ces espèces que se placent les Plicatules, coquilles des mers d'Amérique qui offrent des couleurs de teintes très-vives et des plis nombreux assez petits vers le bord. On en rencontre également à l’état fossile, dans les couches antérieures à la craie.
La plus grande des coquilles acéphales est la Tridacne, qui parvient quelquefois à des proportions colossales. Il en existe que quatre hommes soulèvent avec peine. Une valve de Tridacne, c’est-à-dire une moitié seulement de la coquille, conservée au Musée de Paris, pèse soixante-quinze kilog., et ce n'est pas la plus grosse qui soit connue. On peut avoir une idée de l'immense développement (que les Tridacnes peuvent atteindre, par les valves qui forment les deux bémers de l’église de Saint-Sulpice, et qui furent offertes au roi François [* par la république de Venise. C’est à la destination que reçoivent assez fréquemment dans les églises les valves des Tridacnes, que ces Mollusques doivent d'être
désignés sous le nom de bénitiers.
158 ZOOLOGTIE.
Nous ne pouvons non plus oublier les Arondes, dont la plus célèbre, Fhuitre perlière, est une coquille demi-cireulaire, verdâtre en dehors, du plus beau nacré en dedans. Cette nacre est employée dans la fabrication de divers bijoux. Si à la suite d’une maladie ou d’un accident , la matière nacrée ne peut plus se coller à l’intérieur des coquilles, elle s’épanche en forme de globules ; telle est l’origine des perles. Les plus précieuses sont celles qu'on nomme orientales et qui sont pêchées à Ceylan ou dansle golfe Persique, par des pipneense habitués dès l'enfance à rester près de six minutes sous l’eau.
On rencontre des bancs d'Huitres perlières dans le golfe de Manaar, sur une étendue de quarante kil. du nord au sud, et de trente-quatre kil. de l’est à l'ouest. La profondeur de l’eau est de trois à quinze brasses (quarante-cinq à deux cent vingt-cinq mètres). Les Huitres à perles qui se trouvent sur ces bancs sont toutes d’une même espèce et d’une même forme; elles ressemblent un peu à l'huître ordinaire, mais elles sont plus grandes, et ont de vingt-deux à vingtem centimètres de circonférence. Le corps de l'animal est blanc et glutineux: l'intérieur de la coquille, la véritable nacre est plus brillante et plus belle que la perle elle-même; l'extérieur est uni et d'une couleur sombre. Les perles sont ordinairement renfermées dans la partie la plus épaisse et la plus charnue de PHuitre. Une seule Huître contient quelquefois plusieurs perles; ef on en cite une qui en a produit cent emquante. La perle n’est sans doute que le résultat de quelque dépôt pendant l'agrandissement graduel de la coquille : petite d’abord, elle s'accroît par des couches successives de matière à perle.
La saison de pèche de l’année 1844 fut cédée par le gouvernement à un capitaliste, pour une somme qui s’éleva au moins à 120,000 hx. st. (plus de 3 mullions de francs). C’est au commencement du mois de mars que commence lapèche, et elle occupe plus de deux cent cinquante bateaux qui arrivent des différentes parties de la côte de Coromandel. L’équipage de tous les bateaux s’embarque à minuit, sous la conduite des pilotes. Arrivé aux bancs, on jette l'ancre, et on y attend la ponte du jour. |
En sept ans, les huîtres perlières acquièrent la taille convenable, et l'on assure que si on les laisse plus longtemps sans les pêcher, les perles non adhérentes augmentent de volume et deviennent tellement gènantes que l'animal les rejette au dehors.
Plusieurs tentatives d'imitation des perles ont été faites avec succès. La plus singulière, pratiquée sur les bords de la mer Rouge, dès le commencement mème de l'ère chrétienne, se continue encore dans la Chine. On perce la coquille de lhuitre à perles pour vintroduire un morceau de fil de fer, et on
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