‹ Musée d'Histoire NaturelleChapitre 81 sur 153 · ANNÉLIDES · texte numérisé non relu

ANNÉLIDES

Le corps de ces ammaux est toujours mou, allongé et divisé par des replis creulaires en un grand nombre d’anneaux; tantôt ils ont une tète distincte, d'autres fois ils en manquent; et, d'ordinaire, on voit de chaque côté de leur corps une longue série de faisceaux de soies portés sur des tubercules charnus et tenant lieu de pieds. Ces soies servent aux Annélides pour ramper:et leur fourmissent aussi des armes pour leur défense. Chez ceux de ces animaux qui sont dépourvus de soies, tels que les sangsues, 1l existe aux extrémités du corps des ventouses qui sont également des instruments de locomotion.

Le canal digestif s'ouvre par une bouche qui occupe la face inférieure de la tête, ou l'extrémité antérieure du corps lorsqu'il n'y a pas de tête distincte ; elle est souvent armée d'une trompe et de mächoires ayant la forme de crochets cornés. L'intestin est droit, tantôt simple, tantôt garni d’un nombre plus ou moins considérable de cœeums situés de chaque côté. L'anus occupe l'extrémité du corps opposée à la bouche.

La circulation du fluide nutritif des Annélides se fait dans un système trèscompliqué de vaisseaux, dont les uns sont contractiles et tiennent lieu de cœur, tandis que d’autres remplissent les fonctions d’artères et de veines. Du reste, la disposition de cet appareil circulatoire varie d’une Annélide à une autre. Le sang est presque toujours rouge ; quelquefois cependant il est vert, et d'autres fois encore ce liquide est à peine coloré.

La respiration des Annélides est quelquefois aérienne, mais en général aquaüique, et s'opère au moyen de branchies extérieures dont la forme et la disposilon varient beaucoup : tantôt ces organes ressemblent à des feuilles et sont fixés au-dessus des pattes, de chaque côté du dos; tantôt ils ont l'aspect de panaches et sont réunis en couronne autour de l'extrémité antérieure du corps.

Le système nerveux de ces animaux consiste dans une chaine simple ou double de très-petits ganglions étendus d’un bout du corps à l’autre. La pluput Sont pourvus d'un certain nombre de petites taches qui paraissent être des veux. et d'ordinaire leur tête est garnie de plusieurs filuments appelés antennes et

cirrhes, qui paraissent être des organes de tact. Leur peau, souvent terne et terreuse, est quelquefois nuancée des couleurs les plus vives.

Les Annélides habitent généralement dans la mer, et plusieurs de ces animaux s’y construisent pour demeure un long tube, formé tantôt de matières calcaires sécrétées par la peau de l'animal, tantôt de sable ou de fragments de coquilles agglutinés par une substance gélatineuse. Il est aussi des Annélides d’eau douce : les sangsues, qui se font remarquer par les ventouses dont les deux extrémités de leur corps sont garnies ; elles vivent dans les ruisseaux. Il en est de même des naïs, qui ressemblent davantage aux vers de terre; enfin, ces derniers, que les zoologistes désignent sous le nom de lombrics, sont des animaux terrestres.

Lorsque le froid se fait sentir, les Annélides s'enfoncent dans le sable, sous les pierres où dans la vase, et y passent l'hiver dans un état de torpeur.

Les Annélides ont été partagées, d’après les différences qu'on rencontre dans la disposition des organes respiratoires : en T'ubicoles (serpules, amphitrites, dentales); Dorsibranches (arémicoles, néréides), et Abranches (sangsues).

Page 1